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	<description>Ecolosphere.net est un lieu d’information, d’analyse et de débats, où sont abordées toutes les thématiques de l’actualité au sens large, mais analysées selon les critères de l’écologie politique, avec une visée prospective.</description>
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		<title>[SUR LE WEB] 4e Journées Parisiennes de l’Énergie et du Climat : du 5 au 9 octobre 2011</title>
		<link>http://www.paris.fr/accueil/environnement/energie-climat-tous-acteurs/rub_9654_actu_105203_port_23775</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 10:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 4e Journées Parisiennes de l’Énergie et du Climat se dérouleront du 5 au 9 octobre : 5 jours entiers pour apprendre, échanger, débattre, s’informer, découvrir… Le thème de cette année est : « les économies d’énergie dans le logement à Paris ». De nombreuses activités sur le parvis de l’Hôtel de ville et dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Les 4e Journées Parisiennes de l’Énergie et du Climat se dérouleront du 5 au 9 octobre : 5 jours entiers pour apprendre, échanger, débattre, s’informer, découvrir… Le thème de cette année est : « les économies d’énergie dans le logement à Paris ». De nombreuses activités sur le parvis de l’Hôtel de ville et dans [...]</div><p>Les 4<sup>e</sup> Journées Parisiennes de l’Énergie et du Climat se dérouleront du 5 au 9 octobre : 5 jours entiers pour apprendre, échanger, débattre, s’informer, découvrir… Le thème de cette année est : « les économies d’énergie dans le logement à Paris ». De nombreuses activités sur le parvis de l’Hôtel de ville et dans tout Paris seront organisées les 8 et 9 octobre.</p>
<p>» <a href="http://www.paris.fr/accueil/environnement/energie-climat-tous-acteurs/rub_9654_actu_105203_port_23775">Voir le programme complet…</a></p>
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		<title>[SUR LE WEB] « Coût de la sortie du nucléaire : halte à l&#8217;intoxication médiatique »</title>
		<link>http://www.denisbaupin.fr//blog-note/cout-de-la-sortie-du-nucleaire-halte-a-lintoxication-mediatique/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1520-cout-de-la-sortie-du-nucleaire-halte-a-lintoxication-mediatique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 13:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Hamon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans doute soucieux de détourner l&#8217;attention du quidam des affres des affaires Bazire &#8211; Balladur &#8211; Sarkozy, un grand quotidien national publie ce matin en &#171;&#160;une&#160;&#187; la soi-disant information tonitruante suivante : &#171;&#160;la facture exorbitante d&#8217;un arrêt du nucléaire&#160;&#187; surmonté du chiffre &#171;&#160;plus de 750 milliards d&#8217;euros&#160;&#187;.
Lire la suite…
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			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Sans doute soucieux de détourner l&#8217;attention du quidam des affres des affaires Bazire &#8211; Balladur &#8211; Sarkozy, un grand quotidien national publie ce matin en &#171;&#160;une&#160;&#187; la soi-disant information tonitruante suivante : &#171;&#160;la facture exorbitante d&#8217;un arrêt du nucléaire&#160;&#187; surmonté du chiffre &#171;&#160;plus de 750 milliards d&#8217;euros&#160;&#187;.
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</div><blockquote><p>Sans doute soucieux de détourner l&#8217;attention du quidam des affres des affaires Bazire &#8211; Balladur &#8211; Sarkozy, un grand quotidien national publie ce matin en &laquo;&nbsp;une&nbsp;&raquo; la soi-disant information tonitruante suivante : &laquo;&nbsp;la facture exorbitante d&#8217;un arrêt du nucléaire&nbsp;&raquo; surmonté du chiffre &laquo;&nbsp;plus de 750 milliards d&#8217;euros&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.denisbaupin.fr//blog-note/cout-de-la-sortie-du-nucleaire-halte-a-lintoxication-mediatique/">Lire la suite…</a></p>
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		<title>[BREVE] Le maintien du nucléaire entrainerait un coût de 746 milliards d’euros !</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1519-le-maintien-du-nucleaire-entrainerait-un-cout-de-746-milliards-d%e2%80%99euros/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1519-le-maintien-du-nucleaire-entrainerait-un-cout-de-746-milliards-d%e2%80%99euros/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 13:42:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1519</guid>
		<description><![CDATA[Avec un art consommé du scoop, le Figaro du 22/09 donne la parole au Haut Commissaire à l’énergie atomique. Bernard Bigot plaide, avec foi, pour une France nucléaire. <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2011/09/21/04015-20110921ARTFIG00678-la-sortie-du-nucleaire-couterait-750milliards.php"><span>La somme des contre-vérités diffusées dans cette interview</span></a> prêterait presque à sourire si elle n’émanait pas d’un personnage aussi influent. Ceci a amené Agir pour l'Environnement à effectuer un rapide calcul du coût du maintien du nucléaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Avec un art consommé du scoop, le Figaro du 22/09 donne la parole au Haut Commissaire à l’énergie atomique. Bernard Bigot plaide, avec foi, pour une France nucléaire. <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2011/09/21/04015-20110921ARTFIG00678-la-sortie-du-nucleaire-couterait-750milliards.php"><span>La somme des contre-vérités diffusées dans cette interview</span></a> prêterait presque à sourire si elle n’émanait pas d’un personnage aussi influent. Ceci a amené Agir pour l'Environnement à effectuer un rapide calcul du coût du maintien du nucléaire.</div><p><em class="meta2">Article <a href="http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/le-maintien-du-nucleaire-entrainerait-un-cout-de-746-milliards-d-euros">publié sur le site d’Agir Pour l’Environnement</a>.</em></p>
<p>Grand économiste devant l’éternel, Monsieur Bigot n’hésite pas un instant à sortir sa grande calculette et appliquer « une règle de trois », estimant ainsi que si l’Allemagne évalue à 250 milliards d’euros sa sortie du nucléaire, le parc français étant plus de trois fois plus important, le coût français serait donc trois fois plus élevé… L’économie est une chose finalement assez accessible !</p>
<p><strong>Alors que la Cour des Comptes est en train d’évaluer le coût du nucléaire hexagonal, le Figaro semble réduire le travail de cette institution à une vulgaire règle de trois.</strong></p>
<p>Or, que la France sorte ou non du nucléaire, la fermeture des réacteurs nucléaires qui arrivera tôt ou tard (espérons-le le plus tôt possible !) va entraîner une facture en matière de démantèlement qui viendra s’ajouter au coût d’une relance du nucléaire. Si la France s’inspirait de l’Angleterre, EDF serait dans l’obligation de mobiliser… <strong>171 milliards d’euros</strong>, soit 154 de plus que ce qu&#8217;EDF a provisionné pour l&#8217;instant ! Avant ces fermetures, la maintenance des réacteurs vieillissants est estimée à 600 millions d’euros par réacteur, soit près de <strong>35 milliards</strong> (sans prendre en compte les surcoûts liés au renforcement de la sécurité induits par la catastrophe de Fukushima comme par exemple le coulage d’un radier en béton de plusieurs mètres d’épaisseur sous la centrale de Fessenheim !).</p>
<p>L’EPR de Flamanville dont le coût de construction est désormais évalué à 6 milliards d’euros viendrait (espérons que non !) remplacer les réacteurs existants, soit une facture avoisinant les <strong>300 milliards d’euros</strong>.</p>
<p>Un réseau électrique ultra-centralisé requiert un réseau de lignes à haute et très tension dont le coût de construction et de maintenance demeure à estimer mais qui se compte en <strong>dizaines de milliards d’euros</strong>.</p>
<p>Toute la filière nucléaire a été, directement ou indirectement, subventionnée par l’Etat. Le  Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) a bénéficié de 51 milliards d’euros de subventions publiques pour la période 1946-1992, pour un budget global estimé à <strong>67.5 milliards d’euros</strong>.</p>
<p>Tout économiste qui se respecte doit, pour évaluer le coût du nucléaire, envisager le prix d’une gestion des déchets radioactifs durant les cinq prochains siècles. Selon l’association Global Chance, les montants envisagés pour l’enfouissement des déchets varient d’un facteur 4, passant de 14,7 milliards d’euros (1996) à peut-être <strong>58 milliards</strong> (2003). Cette estimation pour le moins conservatrice et aléatoire émane de l’ANDRA.</p>
<p>Le coût du retraitement, de la production du MOX, de l’échec de Superphénix et d’Iter avoisine les <strong>75 milliards d’euros</strong> supplémentaires.</p>
<p>Par ailleurs, le haut commissaire à l’énergie atomique oublie soigneusement d’évoquer le coût d’une catastrophe nucléaire. Parce que jugée impossible, le lobby nucléaire n’ose même pas évoquer une telle hypothèse. Or, le coût de Tchernobyl a dépassé les <strong>500 milliards d’euros</strong> (hors coût de santé !). Fort heureusement pour les intérêts bien compris du lobby nucléaire, le risque assuranciel couvrant les dommages d’une catastrophe nucléaire limite la responsabilité des producteurs à 91 millions d’euros.</p>
<p>Enfin, le nucléaire, technologie peu flexible nous oblige, en période hivernale, à recourir à des importations massives… notamment d’Allemagne et de Suisse et à compléter nos capacités de production à l’aide de centrales gaz, fioul et charbon (augmentant ainsi encore le coût d’un système reposant sur le « presque tout-nucléaire ») ! Le monolithisme du système électrique hexagonal nous amène à vendre massivement de l’électricité en période creuse quand personne n’en veut et à en acheter massivement lorsque cette électricité est rare et coûteuse !</p>
<p><strong>Le bas coût de l’électricité française est ainsi acquis au prix d’une externalisation massive que nos enfants auront à payer prochainement.</strong> Pire, si le kWh français est finalement 25% moins cher que dans le reste de l’Union européenne, l’association Agir pour l’Environnement ne peut s’empêcher de rappeler qu’un Français consomme pour le seul secteur résidentiel, 2220 kWh contre 1127 kWh pour un Italien, 1715 kWh pour un Allemand et 1617 kWh pour un Européen. Si le kWh est objectivement moins cher, la facture globale est néanmoins plus élevée pour les français prisonniers d’un modèle électrique énergivore.</p>
<p>Enfin, en terme de dynamisme économique et d’exportation, il semble vraisemblable que l’investissement dans les énergies vertes soient plus pourvoyeuses d’emplois et de marchés à l’export que l’option « EPR » défendue par le chef de l’Etat actuel, tout aussi hyperactif, que radioactif et… improductif !</p>
<p>A l’aune de ces dépenses inhérentes au système électrique français, <strong>l’association Agir pour l’Environnement estime que le maintien du nucléaire coûterait aux français plus de 746 milliards hors coût d’une catastrophe nucléaire.</strong> Ce coût semble manifestement sous-estimé au regard des surcoûts constatés régulièrement !</p>
<p>Au terme de cette évaluation qui vaut bien celle faite au doigt mouillé par le haut commissaire à l’énergie atomique, il faut constater que l’énergie est un bien rare, précieux et à l’avenir coûteux. Avec ou sans nucléaire, le kWh le moins cher est celui qu’on ne produit et qu&#8217;on ne consomme pas.</p>
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		<title>[SUR LE WEB] Interview de Denis Baupin</title>
		<link>http://www.ecologitheque.com/itwbaupin.html</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1517-interview-de-denis-baupin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 12:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Hamon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

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		<description><![CDATA[Denis Baupin : La nécessité de ce livre s’est imposée à moi quelques semaines après la conférence de Copenhague de décembre 2009. Jamais une conférence internationale portant sur l’écologie n’avait suscité autant d’attentes. Jamais autant de chefs d’État ne s’y étaient rendus, jamais autant de médias n’avaient couvert un tel évènement…
» Lire la suite de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Denis Baupin : La nécessité de ce livre s’est imposée à moi quelques semaines après la conférence de Copenhague de décembre 2009. Jamais une conférence internationale portant sur l’écologie n’avait suscité autant d’attentes. Jamais autant de chefs d’État ne s’y étaient rendus, jamais autant de médias n’avaient couvert un tel évènement…
» Lire la suite de [...]</div><blockquote><p>Denis Baupin : La nécessité de ce livre s’est imposée à moi quelques semaines après la conférence de Copenhague de décembre 2009. Jamais une conférence internationale portant sur l’écologie n’avait suscité autant d’attentes. Jamais autant de chefs d’État ne s’y étaient rendus, jamais autant de médias n’avaient couvert un tel évènement…</p></blockquote>
<p>» <a href="http://www.ecologitheque.com/itwbaupin.html">Lire la suite de l’interview…</a></p>
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		<title>[BREVE] La planète brûle (chronique l’Écologitèque.com)</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1516-la-planete-brule-chronique-l-ecologiteque-com/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1516-la-planete-brule-chronique-l-ecologiteque-com/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 11:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Hamon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1516</guid>
		<description><![CDATA[<em>«&#160;À droite comme à gauche, que d’écologiste de salon, que de démagogues, qui prétendent qu’on peut être écologiste en ne changeant rien à notre gaspillage&#160;! […] Quand les convictions sont proportionnées au confort personnel — et on ne compte plus les élus ayant encore une grosse berline avec chauffeur — on peut être certain que les générations futures ne sont pas au cœur des préoccupations.&#160;»</em>

Voilà qui est dit. Denis Baupin, maire adjoint de Paris, membre de l’exécutif d’Europe Écologie - Les Verts, n’a pas sa plume dans sa poche. Auteur de <strong>La planète brûle où sont les politiques&#160;?</strong>, paru aux éd. Hoëbeke et préfacé par Nicolas Hulot, est un écologiste de conviction qui agit autant qu’il promet. Raison pour laquelle il est aisé de chroniquer son livre en faisant abstraction du côté politicien que l’on pourrait craindre dans ce type de publication.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;"><em>«&#160;À droite comme à gauche, que d’écologiste de salon, que de démagogues, qui prétendent qu’on peut être écologiste en ne changeant rien à notre gaspillage&#160;! […] Quand les convictions sont proportionnées au confort personnel — et on ne compte plus les élus ayant encore une grosse berline avec chauffeur — on peut être certain que les générations futures ne sont pas au cœur des préoccupations.&#160;»</em>

Voilà qui est dit. Denis Baupin, maire adjoint de Paris, membre de l’exécutif d’Europe Écologie - Les Verts, n’a pas sa plume dans sa poche. Auteur de <strong>La planète brûle où sont les politiques&#160;?</strong>, paru aux éd. Hoëbeke et préfacé par Nicolas Hulot, est un écologiste de conviction qui agit autant qu’il promet. Raison pour laquelle il est aisé de chroniquer son livre en faisant abstraction du côté politicien que l’on pourrait craindre dans ce type de publication.</div><p><em class="meta2">Chronique <a href="http://www.ecologitheque.com/baupin.html">publiée dans l’Écologitèque</a> accompagnée <a href="http://www.ecologitheque.com/itwbaupin.html">d’une interview de Denis Baupin</a>.</em></p>
<p>Le livre est éminemment politique, dans le sens où l’auteur démontre son intention de s’occuper de la cité et du citoyen, redonnant ainsi son sens premier au mot.</p>
<p>L’ensemble de l’ouvrage tend assurément vers ce but, mettre l’écologie au centre de la cité, des débats et des comportements. Le <em>«&#160;faites ce que je dis, pas ce que je fais&#160;»</em> a vécu, même si les exemples ne sont pas rares en politique, écologistes compris. Denis Baupin met en pratique ce qu’il prêche et ne se contente pas de donner des leçons. Bien plus qu’un politicien il est un politique.</p>
<p>Dans La planète brûle où sont les politiques&#160;? Denis Baupin nous parle de son métier d’élu, des difficultés qu’il rencontre et de sa volonté de mettre en place un système écologique de l’économie, de penser global et d’agir local. Agriculture, consumérisme, croissance, lien social, etc., autant de thèmes abordés par l’auteur — concrètement.</p>
<p>Adaptation et mutation sont à l’ordre du jour. Le changement climatique, les ressources naturelles limitées, l’énergie, la solidarité, la démocratie… des nécessités qui appellent une révolution culturelle et sociétale.</p>
<p>L’intérêt commun, la sauvegarde de notre Planète doivent supplanter l’intérêt individuel. La voie capitaliste et productiviste de la marchandisation des êtres est une impasse.</p>
<p>Denis Baupin reconnaît que la mutation sera difficile, qu’elle appelle de nombreux efforts autant financiers que comportementaux, mais elle est inéluctable si nous voulons offrir aux générations futures des conditions de vie acceptables.</p>
<p><em>«&#160;Cette reconnaissance de la difficulté est une première étape dans la réduction de l’angoisse générée par la mutation. Il est au moins aussi essentiel de montrer qu’elle est la voie qui permet cette mutation, de donner des exemples de mutations en cours (dans d’autres villes, d’autres pays), de mettre en évidence que chacun peut trouver sa place dans cette mutation et enfin de montrer tous les avantages induits que l’on pourra en tirer.&#160;»</em></p>
<p>Parce qu’il est un fait indéniable&#160;: l’écologie <em>«&#160;ça marche&#160;»</em>. Imaginer un monde meilleur, socialement et humainement, n’est possible qu’à travers de l’idée écologique.</p>
<p>La planète brûle où sont les politiques&#160;? est un hymne au bien-vivre dans un monde plus solidaire et plus respectueux de notre unique maison.</p>
<p>Un livre comme celui-ci a de forte chance de nous réconcilier avec la politique telle qu’elle devrait être envisagée par les élus.</p>
<p>À lire pour comprendre et agir.</p>
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		<title>Les 13 leçons d’un défilé du 14 Juillet</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1515-les-13-lecons-d-un-defile-du-14-juillet/</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Aug 2011 15:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben Cramer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rêve d’Eva Joly et la polémique qui s’ensuivit peuvent faire en sorte que les questions de défense soient au cœur des débats de la Présidentielle&#160;; que les citoyens se déterminent en fonction de cet enjeu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Le rêve d’Eva Joly et la polémique qui s’ensuivit peuvent faire en sorte que les questions de défense soient au cœur des débats de la Présidentielle&#160;; que les citoyens se déterminent en fonction de cet enjeu.</div><h3>1. Refuser de jouer à cache-cache</h3>
<p>Le <em>«&#160;Cachez cet armement que je ne saurais voir&#160;!&#160;»</em> peut faire sourire et les âmes les plus prudes pourront s’en contenter. Mais décréter demain que le ministère de la défense devrait s’appeler le ministère de la paix est trompeur. Pareil pour une dénomination comme Ministère du Désarmement. La dissimulation n’apporte rien. Pour les salons de l’Armement, Eurosatory, Euronaval, même Le Bourget, des voix se font entendre pour les condamner. Pourtant, ces salons un peu pornos, où se fraie une clientèle très éloignée de la haute couture, faut-il les interdire&#160;? Leur bannissement aurait pour effet d’accroître les circuits parallèles, avec sa mafia et son argent sale. La transparence est un combat. Il le fut naguère pour connaître le nombre exact des essais nucléaires (un aveu qui n’intervint qu’en 2005). Il l’est pour les archives, il le sera pour les vétérans, les rétro-commissions de Taipeh à Karachi, ou le sort des bateaux de pêche coulés par erreur par des sous-marins en exercice. </p>
<h3>2. Tous les chemins mènent aux Champs Elysées</h3>
<p>Conformément au rêve d’Eva Joly, un défilé peut être très hétéroclite et inclure toutes sortes de publics. En Inde par exemple — oui, des défilés, il en existe ailleurs qu’en Corée du Nord — les éléphants, couverts de bijoux et de tissus aux couleurs flamboyantes, sont les vedettes du <em>Republic Day</em> le 26 janvier. Ils sont montés par des enfants récompensés dans leurs écoles pour leur courage. Sarkozy en a été le témoin en 2008. Depuis, les éléphants peu disciplinés, ont été écartés et les jeunes lauréats sont juchés sur des véhicules militaires. </p>
<h3>3. L’exception française, un atout à valoriser</h3>
<p>Si tous les militaires du monde ne défilent pas au pas le jour de leur fête nationale, il y a eu des variantes qui nous éloignent de la simple démonstration de force. Pour varier le ton, on aurait pu dire comme l’a fait Giscard d’Estaing en 1994, en voyant défiler des militaires allemands&#160;: <em>«&#160;Il y a des lieux pour la réconciliation&#160;»</em>&#160;! Et pour réconcilier les citoyens&#160;? Il existe des initiatives locales, au sein de l’Hexagone, qui pourraient <em>‘en rajouter’</em> toute l’année. Un exemple&#160;? L’association des Villes marraines. Créée en 1986, cette association réunit en 2011 l’ensemble des 150 collectivités territoriales, communes et départements. Chacune parraine l’une des huit unités opérationnelles de l’armée de terre. Et pas de jaloux chez nos amis de La Royale&#160;: la Frégate Latouche-Tréville est filleule de Saumur&#160;; la frégate la Motte-Picquet est marraine de Rennes. Depuis octobre 2001, Paris est la ville marraine du porte-avions Charles de Gaulle. Ceci démontre, s’il en était besoin que des efforts sont entrepris pour <em>‘souder’</em> les armées et le peuple et la nouvelle appellation du ministère de la défense — qui est aussi celui ides anciens combattants — va dans le même sens. L’armée ne veut pas se couper de la nation, même si le rapport à la mort des soldats fait que ce métier n’est pas un métier comme les autres. Via l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, (IHEDN), notre chère patrie dispose de plus de 30 associations régionales qui soutiennent le développement des <em>«&#160;correspondants défense&#160;»</em> dans les communes et qui participent aux réserves opérationnelles et citoyennes. On pourrait donc proposer, à défaut de voir des enfants sur des chars (ou des éléphants), nationaliser l’événement avec des représentants des différentes communes.</p>
<h3>4. Ce qui est <em>‘pro’</em> n’est pas forcément mieux</h3>
<p>On a coutume de dire que les mauvaises herbes poussent toujours et bien oui, 15 ans après la <em>‘suspension’</em> du service national, les mauvaises herbes n’ont pas été arrachées. Ou pas correctement. Et voilà que le malaise éclate un 14 juillet…Joly clin d’œil&#160;! Oui, malaise il y a depuis que l’ <em>«&#160;armée de la nation&#160;»</em> qui défile sur les Champs (Elysées) est une armée de professionnels. D’ailleurs, en mai 1989, le 29 mai 89 très exactement, lorsque Giscard se prononce en faveur d’une armée de professionnels, Antoine Waechter (et la gauche) répliquent en affirmant leur attachement au service national. Et il serait faux de croire que les militaires se réjouissent tous d’être passés à une armée de volontaires.<br />
Maintenant, la voie est ouverte pour proposer, comme le fait Ségolène Royal, un moratoire sur la fermeture des régiments&#160;; ou introduire une loi qui empêcherait aux enfants de militaires de devenir militaire à leur tour, histoire de s’assurer que ce monde ne fonctionne pas en circuit fermé.</p>
<h3>5. S’exhiber oui, mais en sachant pour quoi</h3>
<p>L’exhibitionnisme militaire n’est pas un péché, ni même un abus de pouvoir. Quand on est le premier propriétaire foncier de France, (0,5&#160;% du territoire), on peut s’arroger le droit d’occuper du terrain. Et pourquoi ne pas en profiter pour frimer un peu&#160;? Il y a dans l’imaginaire collectif un peu de cocorico. La France et ses élites se vivent comme une grande puissance, avec des capacités de projection. C’est l’un des rares pays à posséder des sous-marins, l’un des rares à avoir un porte-avions à propulsion nucléaire, même s’il n’est opérationnel que deux jours sur trois. La France est l’un des neuf Etats à avoir des têtes atomiques qui en imposent. Dans la compétition mondiale des dépenses d’armement par habitant, nous sommes devancés par les États-Unis, l’Arabie Saoudite et le Royaume-Uni. Pour ce qui est des dépenses d’armement nucléaire par tête de pipe, nous figurons au 3<sup>e</sup> rang sur le podium, juste derrière Israël et les États-Unis. On peut ricaner sur ce besoin de montrer ses muscles, en faisant le pari que cela n’impressionne personne, pas même les attachés militaires étrangers flanqués à la tribune officielle. Mais il serait tout aussi réaliste de se dire que les nantis éprouvent le besoin de s’armer – et de le faire savoir. Ce qui peut passer pour de l’arrogance de l’homme blanc n’est souvent que mauvaise conscience. Les nantis savent bien que les crève-la-faim, les exclus qui sont privés de 80&#160;% des ressources naturelles de la planète, seront de plus en plus tentés de réclamer leur dû, et contester la répartition des richesses telle qu’elle est pratiquée. Que les voyeurs d’un 14 juillet méditent ces propos..</p>
<h3>6. Assurer la sécurité et les sécurités</h3>
<p>Vouloir <em>‘civiliser’</em> ou démilitariser les célébrations du 14 juillet est à la fois complexe et évident dans la mesure où les menaces militaires n’apparaissent plus comme le seul facteur d’insécurité dans le monde. Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour repérer l’avènement de la sécurité écologique, les débats sur la sécurité alimentaire, énergétique, la sécurité humaine. La France ne veut pas forcément se retrouver dans la situation d’Israël qui, à force de se bunkeriser, a omis de consacrer le moindre shekel pour affronter les flammes d’un incendie de forêt et à dû emprunter des Canadairs à des voisins ou alliés compatissants&#160;! Reste à savoir comment, sans être un <em>«&#160;naïf inconséquent&#160;»</em> ou encore un <em>«&#160;pacifiste bêlant&#160;»</em> (<em>dixit</em> Hernu), comment transmettre ces images, faire défiler les pompiers, OK, mais aussi les garants d’une sécurité énergétique, les agents du SAMU Social. Les casques bleus aussi. En ouvrant dès 2012 un centre de formation comme cela se fait en Finlande. Un défilé pourrait aussi un jour inclure un détachement de <em>«&#160;casques verts&#160;»</em>, unités réclamées par les écologistes il y a vingt ans, déjà. Ces casques verts seraient sûrement plus utiles que les incantations en faveur d’une autorité mondiale de l’environnement, nouvelle usine à gaz onusienne dont les États pauvres se méfient, à tort ou à raison. </p>
<h3>7. Attention au <em>«&#160;dépenser moins pour mourir moins&#160;»</em></h3>
<p>Quelle que soit notre attirance pour la pensée au garde-à-vous, la baisse de budgets militaires ne va pas tout régler, loin de là. La décroissance a des limites, n’en déplaise à l’écologiquement correct. Comme pour le développement durable que les forces armées tentent d’intégrer, les généralités masquent les ignorances. Les Verts ont prôné durant longtemps, trop longtemps, qu’il suffirait par exemple d’affecter 1&#160;% du budget de la Défense <em>«&#160;à la paix et à la résolution des conflits&#160;»</em> avec un Corps Civil Européen de Paix (CCEP). Espérons qu’ils ont dépassé le stade du pays de Bisounours. Car d’autres exigences s’imposent. </p>
<p>Les Chinois dépensant aujourd’hui 23 fois moins que les Français, nous disposons de quelque marge. On pourrait considérer une réduction de nombre de kilomètres carrés des terres affectées/sacrifiées aux manœuvres et les tirs &#8211; sans oublier que les militaires n’ont pas été à l’origine de l’affaire de l’extension du camp du Larzac<sup>[1]</sup>. Cela aurait pour inconvénient de mettre les sites Natura 2000 entre les brigands de l’immobilier, mais pour avantage écologique d’accélérer l’apprentissage par simulation. Si l’indépendance n’a pas de prix, le carburant englouti dans toutes les activités et incursions militaires assure sans doute une grande partie de notre dépendance à l’égard des ressources pétrolières étrangères. Aussi nous faudra-t-il cogiter pour doser la fermeture de telle ou telle base, dans telle ou telle ex-colonie, l’élimination de tel ou tel système d’armes et selon quel critère. Cet exercice est subtil car celui ou celle qui croit que les mêmes règles peuvent s’appliquer à tous se plante. Tout comme l’interdiction de ne pas dépasser les 20 km/h pour la tortue, le guépard et le pingouin. Ce qui semble évident pour la conduite automobile, l’est encore davantage pour l’éducation des enfants ou la gestion des armées.</p>
<p>Pour revenir à l’argent qui n’est pas seulement le nerf de la guerre mais de la paix, la France pourrait plafonner ses dépenses d’équipement et de fonctionnement à 1&#160;% du PNB. Le chiffre n’a pas été pris au hasard&#160;: le Japon s’impose cette restriction depuis 1976. Mais pas de démagogie&#160;: le désarmement n’est pas un long fleuve tranquille. Il coûte cher. Un État comme le nôtre ne peut se défiler pour le déminage ou dépollution des sols, la décontamination des bases, le désamiantage des bâtiments de la Marine, etc. Assurer le démantèlement des sous-marins, surveiller le cœur des réacteurs, c’est aussi du savoir faire, de la volonté politique et …de l’argent. </p>
<p>Même si le défilé le cache bien, la crise frappe aussi les forces armées. Il y a crise dans les effectifs. En perdant 6000 marins d’ici 2014, la marine va se serrer la ceinture, les marins feront à deux ce qu’ils faisaient à trois. Les restrictions budgétaires dramatisent la crise de recrutement, et la défense <em>«&#160;au rabais&#160;»</em> implique le recours systématique au système D et au privé. Enfin, la façon dont sont traités les vétérans mérite un coup de gueule dans un pays qui pavoise en raison de ses traditions militaires et salue ses morts en laissant dans l’ombre ou le désespoir ceux et celles qui sont paumés et traumatisés à vie. </p>
<h3>8. Penser la défense d’un point de vue écologique</h3>
<p>Que les centres du CEA soient labellisés ISO 14001 n’est pas la panacée. Pour assurer la sécurité du citoyen, il vaut mieux comptabiliser les dégâts et évaluer la dépollution. Concernant les munitions chimiques, des lacs comme Arillé et Gérardmer méritent des soins attentifs. Dans l’outre-mer, de nombreuses munitions de la 2<sup>e</sup> Guerre Mondiale reposent encore, dont des mines dans le lagon de Nouméa. Si la France peut se prévaloir d’être le premier État membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à avoir ratifié (en mai 1995) cette Convention sur l’interdiction des armes chimiques, l’usine de destruction des munitions chimiques anciennes ne sera opérationnelle qu’à partir de 2012 et plutôt 2015. Motif&#160;: le manque d’argent&#160;! </p>
<p>Tandis que des efforts sont entrepris à Brest pour tenter la reconversion des arsenaux et concevoir un pôle d’excellence dans le démantèlement des sous-marins, d’autres réflexions et propositions sont à mettre sur la table. Parmi elles, la mise en place d’un programme <em>«&#160;Des mégatonnes à mégawatts&#160;»</em> — afin de fournir un débouché énergétique au démantèlement des têtes nucléaires, comme le font les Russes en vendant leur électricité aux Etats-Unis, et ce depuis février 1993, à partir de la conversion de 500 tonnes d’uranium hautement enrichi.</p>
<p>Œuvrer pour la sécurité écologique, c’est réclamer de la France, signataire du Protocole de Kyoto, d’arrêter d’exempter les activités militaires. Sachant que 70&#160;% de toutes les émissions de dioxine de carbone émises par l’Etat sont à mettre sur le compte du ministère britannique de la défense (MOD), l’empreinte écologique de notre ministère mériterait quelque attention. Enfin, si l’on dresse la liste des pays qui se sont engagés pour la <em>‘neutralité carbone’</em> — le Costa Rica, l’Islande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et Monaco ¬— on s’aperçoit aisément que ce sont des États qui dépensent un pourcentage infime de leur PNB pour leur armement, voire zéro.</p>
<p>Dans le cadre d’un programme à présenter aux électeurs, dressons l’aperçu de quelques priorités. Adhérer à la convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires, dite ENMOD. Un passage obligé. La France aurait pu le faire depuis 35 ans<sup>[2]</sup>, et d’autant plus que c’est le premier traité, signé par tous nos voisins et amis, qui évoque la guerre environnementale. Parmi les autres options qui ne coûtent pas cher, un ministère chargé de notre sécurité peut débloquer des fonds pour les lanceurs d’alerte qui méritent une protection juridique, et trouver de nouvelles orientations pour démilitariser la recherche scientifique. À défaut de <em>‘zéro mort’</em> qui ne leurre personne, l’objectif de <em>‘zéro armes à uranium appauvri’</em> est concret, réaliste, et vise la fermeture du centre de Bourges. </p>
<h3>9. Revisiter nos alliances et nos chaînes</h3>
<p>Sans faire allusion aux propos d’Eva Joly, Gérard Longuet a mis <em>«&#160;les choses&#160;»</em> au point&#160;: <em>«&#160;nos moyens militaires n’ont pas vocation à animer des parades&#160;»</em> (JDD le 31 juillet 2011). Une façon diplomatique de dire « nous ne sommes pas là (en Libye par exemple) pour rigoler». Espérons-le&#160;! Mais l’interventionnisme ne nous évitera pas la question délicate des relations franco-américaines. Le complexe militaire surdimensionné des Etats-Unis pourrait connaître des lendemains aussi pénibles que ceux qu’a connus l’URSS au moment de sa chute. Et si certains sont allergiques à ’La Grande Muette’, c’est tout de même dans ses rangs (à elle) que la question qui fâche a été posée&#160;: peut-on encore être anti-américain depuis que la France a rejoint le commandement militaire de l’OTAN&#160;? (général Vincent Desportes). D’ailleurs, alors que l’OTAN n’est plus indispensable à l’Empire, il y a beaucoup à cogiter pour trouver la sortie. Pour l’instant, une répartition des tâches se précise&#160;: les Etats-Unis s’occupent de l’espace, et de sa militarisation&#160;; ils se focalisent sur l’Asie en ayant à l’esprit leur bras de fer avec la Chine. Quant aux Européens qui gesticulent, ils sont chargés de neutraliser les <em>«&#160;voyous&#160;»</em>, ce qui est tout de même beaucoup moins valorisant. De plus, l’intervention en Libye a fait exploser l’Europe de la défense. Tout comme l’accord nucléaire franco-britannique. </p>
<h3>10. Nucléariser le débat</h3>
<p>Peut-on imaginer un lien entre les forces nucléaires et le peuple&#160;? Même s’il n’y a plus d’appelé parmi les équipages de sous-marins&#160;? Si oui, tentons de faire passer le message, quitte à exiger que les sous-mariniers et sous-marinières (parité oblige) défilent le 14 Juillet, eux et elles aussi. Ce qui ne nous empêcherait pas d’épouser le rêve de voir défiler des représentants de collectivités locales qui, à l’instar de ce qui se fit au Royaume-Uni durant l’époque Thatcher, s’étaient déclarées zones dénucléarisées, y compris le Pays de Galles et Manchester.<br />
L’idée d’un référendum est-elle si hérétique.&#160;? Faisons appel à notre mémoire&#160;: lors d’un entretien à la télévision le 10 mai 1994, Mitterrand n’exclut pas un referendum en cas de conflit entre le gouvernement et le parlement sur la doctrine nucléaire.<br />
De toute façon, la dénucléarisation du continent constitue un casse-tête dont l’issue nous dépasse. Que Paris ait évité l’inscription, dans le concept stratégique de l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010, <em>«&#160;de l’engagement de désarmement nucléaire&#160;»</em> ne doit pas étonner. Mitterrand s’y opposait déjà dans les années 90. Et les plus <em>‘accrocs’</em> au dogme nucléaire rappelleront que notre arsenal constitue au bas mot 1&#160;% du potentiel nucléaire mondial et qu’il n’y a pas lieu de s’en émouvoir. </p>
<h3>11. Le nucléaire n’est pas affaire d’interdiction</h3>
<p>Se prononcer contre les munitions nucléaires est louable, qu’elles soient emportées sur des Rafale ou embarquées sur sous-marins (à 95&#160;% chez nous). Le bon sens aidant, ces armes sont incapables de dissuader le moindre terroriste ou terrorisme. Le <em>«&#160;Global Zero&#160;»</em> nucléaire, très ’people’, fait recette. Il rassemble des partisans et surtout ceux parmi les convertis-repentis de la dernière heure, des anciens va-t-en guerre nucléaire, surnommés avec ironie les chevaliers de l’Apocalypse. Tous prônent l’abolition. Pour référence dans la croisade, la Cour Internationale de Justice de La Haye. Pourquoi&#160;? Parce qu’elle s’est exprimée en 1996 sur l’illégalité de l’usage ou de la menace par des armes nucléaires. Sauf que. Par sept voix contre sept, la Cour <em>«&#160;ne peut cependant pas conclure de façon définitive que la menace ou l’emploi d’armes nucléaires serait licite ou illicite dans une circonstance extrême de légitime défense dans laquelle la survie même d’un Etat serait en cause&#160;»</em>. La Cour a donc implicitement reconnu que le droit international ne peut pas priver un État du droit de recourir à l’arme nucléaire si cela constitue l’ultime moyen par lequel il compte assurer sa survie. Bref, le jugement ne fait pas avancer la cause, sème le doute et flingue toute solution qui passerait par le recours à la loi. Tant mieux peut-être et tant pis pour les juristes&#160;: après tout, l’arme nucléaire — baromètre du pouvoir des États dans le monde — n’est pas un simple poison qu’il faudrait bannir des théâtres d’opération comme on interdit la cigarette dans les lieux publics, les trottoirs et les plages. </p>
<h3>12. Sortir des clichés sur l’unilatéralisme</h3>
<p>Eva Joly déclare le 30 juin 2011 sur les ondes de France Inter <em>«&#160;Pas de sortie unilatérale de la dissuasion nucléaire.&#160;»</em> Mais pourquoi ce braquage à contretemps&#160;? Pour ne pas paraître trop naïve&#160;? Pour s’immuniser contre quelle école du pacifisme&#160;? D’un point de vue politique, la remarque est regrettable&#160;: c’est laisser entendre qu’on préfère les magouilles inter-gouvernementales (sur les armes dites <em>«&#160;tactiques&#160;»</em>, par exemple, qui n’ont <em>‘que’</em> 500 km de portée<sup>[3]</sup>, favorisant ainsi le statu quo plutôt que les mobilisations populaires, et les actions de masse. Secundo, la remarque pêche par manque de réalisme politique. Observons la diplomatie atomique française. C’est aujourd’hui le seul État doté d’armes nucléaires qui a déployé des systèmes d’armes nucléaires sol-sol (au plateau d’Albion) et, de façon unilatérale, les a éliminées. Est-ce condamnable&#160;? En mai 1989, Gorbatchev annonça le retrait unilatéral de 500 ogives nucléaires dispersées sur la partie européenne de l’URSS. Une erreur&#160;? Heureusement que le Cambodge n’ait pas attendu un geste <em>«&#160;multilatéral&#160;»</em> pour inclure dans sa Constitution l’interdiction de présence de bases étrangères&#160;; heureusement que la Mongolie n’a pas raillé l’unilatéralisme quand son gouvernement a décidé, avec vote au Parlement, de garantir la dénucléarisation du territoire national&#160;! Etonnement, les précautions oratoires d’Eva Joly semblent contredire d’autres voix parmi les vertes. Parmi elles, celle de Dominique Voynet qui déclarait tantôt&#160;: « Je considère que la France aurait tout intérêt à montrer le chemin en prenant des initiatives fortes vers un désarmement unilatéral à l’instar de la Suède ou de l’Afrique du Sud»<sup>[4]</sup>.</p>
<h3>13. La réintroduction du politique</h3>
<p>Rien ne sert de résumer. On pourra sûrement philosopher sur l’insoutenable pesanteur d’un armement, &#8211; qui est aussi une manière de penser &#8211; songer au statut qu’il confère, et épiloguer sur la dimension politique des aventures nucléaires de par le monde. Mais à défaut d’enclencher une dynamique qui réconcilie la défense de l’écologie et une défense écologique, braquons nos projecteurs sur un passé pas si lointain, du temps du mouvement pacifiste trans-européen. Sans nostalgie. Mais pour montrer que les enjeux relatifs aux armes sont déterminants. Ce mouvement a eu pour acteurs et interlocuteurs des intellectuels d’END de Dublin à Athènes, des démocrates soviétiques comme Pliouchtcht, les membres de la Charte 77 à Prague, des &laquo;&nbsp;dissidents&nbsp;&raquo; comme Wolf Bierman en Allemagne de l’Est. Il a eu pour complices des mouvements de femmes et des syndicats d’appelés. Il s’était fixé pour objectif de ne pas accueillir de SS 20 et des GLCM, (acronymes yankee pour missiles de croisière basés au sol). Ce faisant, il fut contraint d’élargir son champ d’intervention, avec des associations religieuses et des militaires. Il a été le déclencheur de tout le mouvement pour les droits civils à l’Est (européen). Quand bien même l’OTAN tente de revendiquer <em>«&#160;sa&#160;»</em> victoire dans la guerre froide, ce mouvement a joué un rôle indéniable dans le processus qui a conduit à l’effondrement du Mur de Berlin.</p>
<p><strong>Voici quelques <em>‘leçons’</em> et/ou quelques rappels pour considérer que le débat — concernant tout citoyen y compris sous l’uniforme — ne devrait exclure personne, ni le 14 juillet, ni un autre jour.</strong><br />
<h3>Notes</h3>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_1515" class="footnote">contrairement à la légende cf. J. Toulat, <em>Combattant de la non-violence</em>, ed Cerf, Paris 1983</li>
<li id="footnote_1_1515" class="footnote">la France a pris 22 ans pour signer le Traité de Non Prolifération nucléaire ou TNP</li>
<li id="footnote_2_1515" class="footnote"><em>«&#160;tactique&#160;»</em> par rapport à quoi&#160;? <em>sic&#160;!</em></li>
<li id="footnote_3_1515" class="footnote">Alternatives non-violentes n<sup>o</sup> 157, 4<sup>e</sup> trimestre 2010</li>
</ol>
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		<title>Vous avez dit «&#160;naïveté inconséquente&#160;»&#160;?</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 22:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Baupin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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		<description><![CDATA[Du fait des déclarations scandaleuses du Premier ministre français — estimant que <em>«&#160;cette Dame&#160;»</em>, Eva Joly, n’avait pas une culture ancienne des valeurs françaises — ne risque de subsister à la polémique née autour du défilé du 14 juillet que l’interrogation sur les droits des binationaux à s’exprimer sur les questions de Défense nationale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Du fait des déclarations scandaleuses du Premier ministre français — estimant que <em>«&#160;cette Dame&#160;»</em>, Eva Joly, n’avait pas une culture ancienne des valeurs françaises — ne risque de subsister à la polémique née autour du défilé du 14 juillet que l’interrogation sur les droits des binationaux à s’exprimer sur les questions de Défense nationale.</div><p>C’est certes une question importante. Et ce d’autant plus qu’elle montre qu’il n’y a pas loin du militarisme au nationalisme, et jamais loin du nationalisme à l’intolérance, voire à une xénophobie de moins en moins cachée, y compris de la part d’une droite qui, il n’y a pas si longtemps encore, se prétendait la plus distante de ses extrêmes. Parce qu’ils n’ont pas hésité à sortir la grosse armada des arguments les plus agressifs et sectaires, dès que le tabou du soit-disant consensus autour de la politique militariste de la France est apparu menacé, cette polémique aura aussi montré la fébrilité des défenseurs du militarisme.</p>
<p>Ceci étant cette polémique dans la polémique risque bien d’avoir atteint son but, détourner le débat de la question essentielle&#160;: y a-t-il une quelconque pertinence, en ce début de 21<sup>e</sup> siècle, à entretenir et exhiber à chaque occasion (14 juillet, 11 novembre, 8 mai, <em>etc.</em>) une organisation militaire structurée autour de ses engins de mort, et supposée entretenir la nostalgie d’une France superpuissance&#160;?</p>
<p>Alors revenons-y. Et en nous appuyant sur l’éditorial plein de mépris publié par Laurent Joffrin dès le 15 juillet intitulé <em>«&#160;Eva Joly, la naïve inconséquente&#160;»</em>, dans lequel ce dernier estime tout en finesse que celle-ci ferait mieux de <em>«&#160;s’occuper de son jardin bio&#160;»</em>&#160;! Le militarisme est sans doute une question trop sérieuse, selon M. Joffrin, pour que les politiques, et notamment les candidats à l’élection présidentielle, s’en emparent. Il devrait rester l’apanage des militaires, des gens <em>«&#160;sérieux&#160;»</em>, et visiblement de quelques éditorialistes sans imagination, pour lesquels ressasser des lieux communs et dénigrer qui pense différemment semblent suffire à faire parler de soi.</p>
<p>Dans le <em>tweet</em> qu’il adresse pour accompagner la publication de son édito, Laurent Joffrin indique  d’ailleurs tout aussi subtilement <em>«&#160;Eva Joly veut supprimer le défilé du 14 juillet. La guerre aurait donc disparu de la terre&#160;?&#160;»</em>. Que peut donc signifier cette phrase consternante&#160;?</p>
<p>Peut-on imaginer que Laurent Joffrin estime qu’organiser des défilés militaires serait la meilleure façon d’éviter les guerres&#160;? Sans doute, dans ce cas, serait-ce une nouvelle déclinaison maladroite du proverbe latin <em>«&#160;Si vis pacem, para bellum&#160;»</em><sup>[1]</sup> au nom duquel tant de crimes et d’aberrations ont déjà été commis&#160;! À en juger par le nombre de défilés militaires organisés par la France depuis des décennies, et le nombre de guerres auxquelles elle a malgré tout participé — et qu’elle a toutes perdues, de la débâcle de 1870, aux défaites de 1914 et 1940, sans compter les guerres de décolonisation où la force armée française brutale pourtant militairement dominante ne sut heureusement compenser l’injustice de la guerre sale menée — le moins qu’on puisse dire est que le militarisme français est loin d’avoir démontré sa pertinence tant en efficacité défensive qu’en potentiel facteur de paix&#160;!</p>
<p>Peut-on, au risque d’apparaître aux yeux de M. Joffrin comme d’incurables naïfs, s’interroger si ce n’est pas au contraire la surenchère guerrière, la course aux armements, la volonté dominatrice de quelques puissances militaires — et le système international injuste qu’elles tentent ainsi de faire perdurer — qui constitue l’un des principaux facteurs d’instabilité géopolitique et donc de guerre&#160;?</p>
<p>Chaque année, la communauté internationale dépense bon an mal an environ 1500 milliards de dollars en dépenses militaires. Une somme considérable, qui échappe globalement à toutes récessions, programmes d’économies budgétaires, etc. — la situation de la Grèce est de ce point de vue emblématique — malgré son inutilité sociale évidente.</p>
<p>Il n’est pas inutile de mettre cette somme en regard de celles que la communauté internationale estimerait nécessaire pour lutter contre les principaux fléaux qui menacent l’humanité, mais qu’elle ne trouve jamais&#160;! Le coût annuel de la lutte contre le dérèglement climatique, et pour anticiper ses effets, a été évalué lors des conférences internationales à environ 100 milliards de dollars par an. Les besoins financiers nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs du Millénaire fixés par l’ONU — pour lutter contre la pauvreté, la malnutrition, l’analphabétisme, <em>etc.</em> — ont, eux, été évalués de l’ordre de 50 milliards de dollars par an. On peut donc estimer que le coût de la résolution de ces deux fléaux majeurs pour l’humanité correspond à environ 1/10<sup>e</sup> des dépenses militaires mondiales.</p>
<p>Sans doute certaines bonnes âmes feront-elles remarquer qu’aligner ces chiffres a peu de sens, et que ce qu’on économiserait d’un côté n’irait pas forcément de l’autre. À voir. En effet, les principaux contributeurs aux dépenses militaires sont aussi ceux qui émettent le plus de gaz à effet de serre, qui font perdurer un système d’échange international profondément inégal, et surtout qui rechignent le plus au financement des mécanismes destinés à enrayer misère et crise écologique. </p>
<p>Et surtout, force est de constater que ce sont dorénavant les <em>think tank</em> militaires, américains et allemands notamment, qui s’intéressent le plus aux dégâts prévisibles du dérèglement climatique et de l’épuisement des ressources pétrolières. Au regard des enseignements qu’ils en tirent, les plus catastrophistes des écologistes apparaissent d’ailleurs comme d’aimables <em>Bisounours</em>. Pour eux, pas de doute&#160;: ces catastrophes écologiques constituent dorénavant un risque majeur de déstabilisation sociale, économique et géopolitique au niveau planétaire.</p>
<p>Comme chacun peut l’imaginer, les réponses qu’ils y apportent, en terme de contrôle militaire des ressources, de limitation des migrations internationales, de maintien des intérêts économiques des pays riches, <em>etc.</em> ne correspondent pas exactement à la vision angélique d’un L. Joffrin nous décrivant les militaires comme des <em>«&#160;citoyens désintéressés&#160;»</em> prêts à secourir les <em>«&#160;révolutions démocratiques&#160;»</em>.</p>
<p>Si, à l’image de ces <em>think tanks</em>, on peut s’accorder à penser que les risques planétaires constituées par les crises écologiques et l’injustice des rapports nord–sud font bien partie des principales menaces à la paix et la démocratie dans le monde, peut-être les naïfs que nous sommes peuvent-ils s’interroger si consacrer à leur prévention l’équivalent de 10&#160;% de ce qu’on consacre aujourd’hui aux engins de mort ne constituerait pas un investissement pertinent.</p>
<p>À l’inverse, ne peut-on penser que les plus naïfs ne sont pas ceux qui se revendiquent anti-militaristes (non pas contre des personnes, mais contre un système&#160;: le militarisme) et proposent de réduire massivement les dépenses d’armement&#160;? Mais bien plutôt ceux qui, bien que se revendiquant de gauche, pensent que la force militaire, en dressant barbelés et chars à nos frontières, pourra nous protéger éternellement des hordes barbares supposées fanatiques qui réclament simplement justice et droits identiques pour tous… quelque chose qui a un vague rapport une tradition de <em>«&#160;patrie des Droits de l’Homme&#160;»</em> qu’on est censé célébrer le 14 juillet. </p>
<p>Croire qu’on peut durablement s’exonérer de repenser les questions de Défense, qu’on peut se contenter de faire défiler prétentieusement des armes de mort lors des fêtes nationales, et de dénigrer ceux qui pensent que construire des logiques de paix et de partage constituerait une bien meilleure façon non seulement de préparer l’avenir, mais aussi d’être fidèle aux meilleures valeurs de nos traditions, n’est-ce pas là faire preuve d’une naïveté inconséquente&#160;?</p>
<p>Loin d’être une question secondaire, oubliée dès qu’une nouvelle polémique médiatique a surgi, qu’il nous soit permis de penser que ces questions devraient au contraire être au cœur des débats des élections nationales de 2012.<br />
<h3>Notes</h3>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_1514" class="footnote">Si tu veux la paix, prépare la guerre</li>
</ol>
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		<item>
		<title>[BREVE] Le troisième Jour de la nuit aura lieu le 1er octobre 2011 !</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1513-le-troisieme-jour-de-la-nuit-aura-lieu-le-1er-octobre-2011/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1513-le-troisieme-jour-de-la-nuit-aura-lieu-le-1er-octobre-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 14:29:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 1<sup>er</sup> Octobre prochain aura lieu la troisième édition du <em>Jour de la Nuit</em>. 
 
En 2009 et en 2010, plus de 500 manifestations ont été organisées partout en France pour fêter la nuit noire et sensibiliser au phénomène de pollution lumineuse. 
 
Cette année, les 20 partenaires organisateurs* appellent de nouveau les collectivités locales, les associations et les gestionnaires d’espaces naturels à monter encore davantage d’animations grand public et d’extinctions de l’éclairage public.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Le samedi 1<sup>er</sup> Octobre prochain aura lieu la troisième édition du <em>Jour de la Nuit</em>. 
 
En 2009 et en 2010, plus de 500 manifestations ont été organisées partout en France pour fêter la nuit noire et sensibiliser au phénomène de pollution lumineuse. 
 
Cette année, les 20 partenaires organisateurs* appellent de nouveau les collectivités locales, les associations et les gestionnaires d’espaces naturels à monter encore davantage d’animations grand public et d’extinctions de l’éclairage public.</div><h3>Pour faire prendre conscience de la pollution lumineuse et de ses conséquences sur l’environnement</h3>
<p>Le Jour de la Nuit a pour objectif de sensibiliser aux conséquences de la pollution lumineuse et de renouer un lien avec la nuit. Depuis quelques années, la nuit est en effet confrontée à la montée d’une pollution lumineuse issue d’une généralisation de l’éclairage artificiel, qui engendre un gaspillage d’énergie important, trouble les écosystèmes et fait disparaître le ciel étoilé.</p>
<p>Le Jour de la Nuit permet de faire découvrir la biodiversité nocturne et de retrouver le plaisir d’observer les étoiles pour attirer l’attention sur ces enjeux. En participant à cette grande action festive et participative, les différents acteurs, collectivités locales, associations, gestionnaires d’espaces naturels et citoyens, s’impliquent dans une grande marche vers la préservation de la nuit, de la biodiversité, du climat et de l’environnement. </p>
<h3>Redécouvrons la magie de la nuit noire</h3>
<p>Inscrit dans le cadre de l’ « Année Internationale des forêts » et de l’ « Année Internationale des chauves-souris », le troisième Jour de la Nuit met cette année la préservation des forêts et des chiroptères à l’honneur. A l’occasion du Jour de la Nuit, de nombreuses animations et activités seront proposées au grand public partout en France : sorties nature, écoute des animaux, observations des étoiles, expositions, balades nocturnes, conférences… En parallèle, de nombreuses villes éteindront symboliquement tout ou partie de leur éclairage public.</p>
<h3>À partir du 15 juin 2011, inscrivez votre manifestation sur <a href="http://www.jourdelanuit.fr">www.jourdelanuit.fr</a></h3>
<p>À partir du 15 juin 2011, les organisateurs d’animations grand public et les communes qui souhaitent mettre en place des extinctions de leur éclairage public pourront inscrire leur manifestation sur <a href="http://www.jourdelanuit.fr">le site internet</a>. Ils y trouveront de nombreux outils pour les aider à organiser leur manifestation (kit pratique, outils de communication, documents pédagogiques, etc.). Les activités inscrites figureront sur une carte de France interactive sur laquelle le grand public trouvera le programme complet.</p>
<div class="hr"></div>
<p><em><strong>* Organisateurs du Jour de la Nuit :</strong> Agir pour l&#8217;Environnement, l&#8217;Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l&#8217;Environnement Nocturne, l’Association Française d’Astronomie,  l&#8217;Association des Maires de France, le Comité de Liaison des Energies Renouvelables, France Nature Environnement, les Eco Maires, le Plan National d’Actions Chiroptères, la Fédération des Conservatoires d&#8217;espaces naturels, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, la Fédération des Clubs Connaître et Protéger la Nature, les FRANCAS, la Ligue de l&#8217;enseignement, Natureparif, le Réseau Action Climat, le Réseau Ecole et Nature, Réserves Naturelles de France, Rivages de France et la Région d’île de France &#8211; avec le soutien du Ministère en charge du Développement durable.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[BREVE] Colloque « Nucléaire : Nous voulons avoir le choix »</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1512-colloque-nucleaire-nous-voulons-avoir-le-choix/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1512-colloque-nucleaire-nous-voulons-avoir-le-choix/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 May 2011 15:26:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1512</guid>
		<description><![CDATA[<strong>Jeudi 23 juin 2011 de 8 h 30 à 18 h</strong>. Palais-Bourbon, salle 6217, 126 rue de l’université, Paris VII<sup>e</sup>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;"><strong>Jeudi 23 juin 2011 de 8 h 30 à 18 h</strong>. Palais-Bourbon, salle 6217, 126 rue de l’université, Paris VII<sup>e</sup>.</div><p>La catastrophe de Fukushima nous rappelle que le nucléaire n’est pas seulement potentiellement risqué mais une technologie réellement dangereuse, vectrice d’accidents majeurs. À la suite de ce drame humain et écologique, de nombreux pays ont réinterrogé l’option nucléaire et décidé d’en sortir. A contrario, la France s’enferme dans un unilatéralisme énergétique, renvoyant celles et ceux qui militeraient pour un abandon du nucléaire à l’impossibilité théorique d’une sortie immédiate ou progressive.</p>
<p>Prisonnier d’une technologie qu’il na pas choisie, le peuple français est-il condamné à assister passivement à la multiplication de catastrophes sans envisager d’options alternatives ? L’unilatéralisme énergétique promu, contre vents et marées, n’entraîne-t-il pas une dépendance extrême à l’égard du nucléaire ? Dans un cadre démocratique, avons-nous encore le choix de sortir du nucléaire ?</p>
<p><em><strong>À l&#8217;invitation d’Yves Cochet, député de Paris,</strong><br />
À l’initiative de l’association Agir pour l’Environnement,<br />
Avec le collaboration du Réseau Action Climat et du Réseau Sortir du Nucléaire.</em></p>
<h3>Plus d’infos</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.agirpourlenvironnement.org/colloque-nucleaire/">S&#8217;inscrire au colloque</a></li>
<li><a href="http://www.agirpourlenvironnement.org/colloque-nucleaire/presentation_colloque_nucleaire.pdf">Consulter le programme complet</a> [pdf]</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[SUR LE WEB] Chat avec Denis Baupin</title>
		<link>http://www.metrofrance.com/info/denis-baupin-nicolas-hulot-est-le-meilleur-candidat/mkdA!Izbsjah4PTw/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1511-chat-avec-denis-baupin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 May 2011 15:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>William Hamon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

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		<description><![CDATA[« Dans la multitude des signaux de la société de communication dans laquelle nous baignons, on a parfois besoin de faire le point plus globalement. »

» Lire l’intégralité du chat
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">« Dans la multitude des signaux de la société de communication dans laquelle nous baignons, on a parfois besoin de faire le point plus globalement. »

» Lire l’intégralité du chat
</div><blockquote><p><em>« Dans la multitude des signaux de la société de communication dans laquelle nous baignons, on a parfois besoin de faire le point plus globalement. »</em></p>
</blockquote>
<p>» <a href="http://www.metrofrance.com/info/denis-baupin-nicolas-hulot-est-le-meilleur-candidat/mkdA!Izbsjah4PTw/">Lire l’intégralité du chat</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[BREVE] Référendum pour sortir du nucléaire : Des personnalités s’engagent aux côtés de 26 000 citoyennes et citoyens !</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1510-referendum-pour-sortir-du-nucleaire-des-personnalites-s-engagent-aux-cotes-de-26000-citoyennes-et-citoyens/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1510-referendum-pour-sortir-du-nucleaire-des-personnalites-s-engagent-aux-cotes-de-26000-citoyennes-et-citoyens/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 May 2011 14:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqué]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1510</guid>
		<description><![CDATA[Paris, le 03 mai 2011 : Alors que le chef de l’État tente de répondre maladroitement à la catastrophe nucléaire de Fukushima en annonçant une énième Grenelle qui cache mal sa volonté de sauver le soldat « nucléaire », l’association Agir pour l’Environnement va remettre au Président de la République plus de 26 000 signatures de citoyennes et citoyens ayant signé une pétition en faveur d’un <a href="http://www.referendum-nucleaire.fr">référendum sur la sortie du nucléaire</a>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Paris, le 03 mai 2011 : Alors que le chef de l’État tente de répondre maladroitement à la catastrophe nucléaire de Fukushima en annonçant une énième Grenelle qui cache mal sa volonté de sauver le soldat « nucléaire », l’association Agir pour l’Environnement va remettre au Président de la République plus de 26 000 signatures de citoyennes et citoyens ayant signé une pétition en faveur d’un <a href="http://www.referendum-nucleaire.fr">référendum sur la sortie du nucléaire</a>.</div><p>Comble de l’indécence, le chef de l’État ne manque aucune occasion pour vanter les mérites supposés d’un nucléaire à la française, quitte à recourir à la caricature afin de clore un débat pourtant nécessaire.</p>
<div class="encadre" style="margin-left:0px; margin-right:0;">Associés à ces 26.000 signatures, un certain nombre de personnalités ont tenu à apporter leur soutien à cette demande comme <strong>Danièle Mitterrand, Nicolas Hulot, Patrick Viveret,</strong> philosophe, <strong>Corine Lepage,</strong> députée européenne et ancienne ministre, <strong>Yves Cochet,</strong> député de Paris et ancien ministre, <strong>Dominique Voynet,</strong> sénatrice de Seine Saint Denis et ancienne ministre, <strong>José Bové,</strong> député européen, <strong>Martine Billard,</strong> députée de Paris, <strong>Jean-Paul Besset,</strong> député européen, <strong>Denis Baupin,</strong> adjoint au maire de Paris, <strong>Michèle Rivasi,</strong> députée européenne, <strong>Philippe Meirieu,</strong> vice-président de la région Rhône-Alpes, <strong>Anne Le Strat,</strong> adjointe au maire de Paris, <strong>Jean-Vincent Placé,</strong> vice-président de la région Ile-de-France, <strong>Emmanuelle Cosse,</strong> vice-présidente de la région Ile-de-France, <strong>Emmanuel Poilane,</strong> directeur de la Fondation France Liberté, <strong>François Veillerette,</strong> porte-parole de Générations futures, <strong>Stéphen Kerckhove,</strong> délégué général d&#8217;Agir pour l&#8217;Environnement, <strong>Charlotte Nenner,</strong> présidente de l&#8217;association Résistance à l&#8217;Agression Publicitaire…</div>
<p>L’entêtement dont fait preuve le chef de l’État à l’égard du nucléaire relève de l’irrationalité la plus absolue. Un peu plus d’un mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, seule la France poursuit son cavalier seul en matière nucléaire.</p>
<p>Prisonnier d’une technologie qu’il n’a pas choisie, le peuple français ne doit plus être condamné à assister passivement à la multiplication de catastrophes sans envisager d’options alternatives.</p>
<p>L’association s’engagera durant toute la campagne présidentielle afin que le nucléaire ne soit pas UN sujet mais LE sujet au cœur de la future campagne électorale.</p>
<p><em>Communiqué de l’association Agir pour l’Environnement.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sortir des nucléaires, OK, mais …où est la sortie&#160;?</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1509-sortir-des-nucleaires-ok-mais-ou-est-la-sortie/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 12:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben Cramer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1509</guid>
		<description><![CDATA[<strong>Le monde bouge. On a envie de s’adresser au monde nucléaire et scander «&#160;dégage&#160;!». Mais suffit-il de dire «&#160;Le Nucléaire&#160;? Non Merci&#160;?&#160;»</strong> Admettons qu’il faille en sortir, sans fausse sortie, avant que les mesures de radioactivité nous sortent par les oreilles, afin que les peuples s’en sortent, sans avoir besoin de se balader avec des compteurs Geiger et sans qu’on nous ressorte des histoires selon lesquelles le pire est derrière nous et ne se reproduira pas. Sortir du nucléaire, comme se sortir du pétrin, de la galère, d’accord&#160;; mais, à propos, elle est où, la sortie&#160;?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;"><strong>Le monde bouge. On a envie de s’adresser au monde nucléaire et scander «&#160;dégage&#160;!». Mais suffit-il de dire «&#160;Le Nucléaire&#160;? Non Merci&#160;?&#160;»</strong> Admettons qu’il faille en sortir, sans fausse sortie, avant que les mesures de radioactivité nous sortent par les oreilles, afin que les peuples s’en sortent, sans avoir besoin de se balader avec des compteurs Geiger et sans qu’on nous ressorte des histoires selon lesquelles le pire est derrière nous et ne se reproduira pas. Sortir du nucléaire, comme se sortir du pétrin, de la galère, d’accord&#160;; mais, à propos, elle est où, la sortie&#160;?</div><h3>Dire le nucléaire ou les nucléaires&#160;?</h3>
<p>Avant d’avoir un aperçu des différents scenarii de sortie, nos dirigeants affirment que l’option nucléaire ne peut être soumise à une validation démocratique au travers d’un référendum. Le référendum n’a pas lieu d’être, en quelque sorte. L’argument est intéressant car c’est celui qui serait et sera avancé si l’on proposait un beau matin un référendum sur l’armement nucléaire de la France. L’élite de la Nation considère que ce débat est trop stratégique pour être débattu et tranché par la volonté populaire. Ben voyons. Remarquons au passage que cette méthode visant à dissocier le débat sur le nucléaire civil et celui sur le nucléaire militaire est assez arbitraire, quand on connaît, par exemple, les directives «&#160;secret défense&#160;» qui planent sur les centrales<sup>[1]</sup>. Elle serait arbitraire aussi aux États-Unis où tout ce qui concerne de près ou de loin les armes nucléaires et les labos qui les entretiennent, les rénovent y compris le budget<sup>[2]</sup> relève du DOE, le <em><a href="http://www.energy.gov/nationalsecurity/wmd.htm">Departement of Energy</a></em>. Alors, avant de voir si le «&#160;sortir du nucléaire&#160;» passe par un référendum, si la sortie découlerait d’un «&#160;oui&#160;» ou d’un «&#160;non&#160;», regardons d’un peu plus près ce qu’il y a à débrancher et comment, quelle seraient les technologies auxquelles il faudra renoncer, <em>etc.</em> Une réflexion stratégique s’impose et c’est à cette réflexion que j’invite le lecteur. En paraphrasant la sympathique formule de Jacques Attali sur l’avion et la cabine de pilotage, j’ai envie de dire que les passagers ont certainement le droit de définir un plan de vol, à défaut de se mettre d’accord sur le mode d’atterrissage. </p>
<h3>Détecter les analogies</h3>
<p>Parler du nucléaire militaire ne vise pas à noyer le poisson du civil. Aucunement. Quoi que pense notre géophysicien de service Claude Allègre sur Fukushima, les retombées sécuritaires des failles du nucléaire civil nous renvoient à l’enfer d’un monde inauguré par les bombes A et H. D’ailleurs, 25 ans après Tchernobyl, le gouvernement a supprimé les allocations de santé aux hommes qui se sont battus héroïquement pour tenter de contenir le désastre<sup>[3]</sup>. Les victimes ne sont pas prioritaires. C’était vrai aussi avant Tchernobyl&#160;: une législation destinée aux survivants d’Hiroshima, les Hibakusha, ne fut adoptée qu&#8217;à partir de 1954, à la suite de l&#8217;accident survenu sur l&#8217;atoll de Bikini (dont les habitants ont été chassés depuis). Dans le même esprit, conformément à une même logique, le gouvernement français du temps d’Hervé Morin, ou de Longuet ne se pressent pas pour dédommager les cobayes des essais nucléaires, en sélectionnant les appelés, en écartant les populations avoisinantes, dont les enfants recrutés sur le <a href="http://moruroaetatou.com/index.php?start=69">site de Mururoa</a> et les nomades autour d’Inn Ekker. Ni pour verser des indemnités aux trimardeurs du nucléaire, ces accidentés du travail. On ne s’étonnera donc pas que Mr <a href="http://www.delegfrance-onu-vienne.org/?Surete-nucleaire-le-directeur">Repussard, le directeur Général de l&#8217;Institut de Radioprotection</a>, fasse lui-même quelques rapprochements en déclarant à propos des risques de contamination de Fukushima <em>«&#160;Il n&#8217;y a pas plus de risques que durant la période des Éssais Nucléaires&#160;»</em><sup>[4]</sup>. Nous allons dresser quelques parallèles, non pas parce que Fukushima rime avec Hiroshima. Sans nous égarer dans la compta, en répertoriant le nombre de victimes causés par la «&#160;gentille&#160;» filière civile et comparer avec le nombre des victimes des explosions atomiques, essais nucléaires atmosphériques compris. D’autres arguments plus sérieux méritent d’être avancés, et nous allons nous y atteler ci-dessous. </p>
<h3>Paralyser les recherches</h3>
<p>Il est de notoriété publique que la focalisation sur l’énergie nucléaire a bouché toute réflexion sur les alternatives dans le domaine du renouvelable&#160;; l’argent investi pour renouveler le parc nucléaire depuis 73, en nous promettant l’apparition prochaine de la fusion, a plombé les chances de la France de rayonner dans le solaire ou la géothermie. Une situation analogue pèse lourdement sur les armées. Au sein de l’appareil militaire, nombreuses sont les voix qui désapprouvent l’accent, et l’argent mis sur la bombe car cet armement plutôt bling-bling, anachronique et peu pertinent en 2011 — qu’il soit ou non pris en compte par cette usine à gaz qu’est l’OTAN — empêche le peuple de France d’avoir une politique et une diplomatie qui puissent défendre ce qu’il y a à défendre par des moyens autres que suicidaires. </p>
<h3>Ne pas occulter l’histoire</h3>
<p>À partir de cette association d’idées, un petit rappel historique n’est pas forcément superflu. Le nucléaire civil est historiquement une retombée du nucléaire militaire — et pas l’inverse, comme le laisse croire Allègre<sup>[5]</sup>. Le militaire l’a couvé, l’entretient et, d’une certaine façon, le justifie. Il suffit d’un minimum (syndical) d’honnêteté intellectuelle pour affirmer que l&#8217;atome «&#160;pacifique&#160;» a bénéficié du formidable développement de l&#8217;atome «&#160;militaire&#160;». Sans l’aval des militaires, les moyens accordés n’auraient pas été les mêmes. Peu avant 1960, les premières centrales nucléaires «&#160;dignes&#160;» de ce nom commencent à débiter du courant (Calder, Obninsk, Shippinport, Marcoule), celle de Shippingport aux États-Unis grâce aux prouesses d’un amiral génial comme Hyman Rickover<sup>[6]</sup>. Bien que certaines centrales soient également à usage militaire (fabrication du plutonium), l&#8217;image pacifique de l&#8217;atome commence à se répandre. D&#8217;autres centrales, pour la plupart exclusivement civiles, sont mises en service au cours des années 60, et cette image pacifique ou pacifiée se fortifie, malgré l&#8217;explosion chinoise de 1964. Enfin le mythe de l&#8217;atome pacifique va triompher, accéléré par la crise pétrolière de novembre 1973&#160;; certains vont déchanter à partir du 18 mai 1974, date de la première bombe atomique indienne, une bombe obtenue grâce… à la filière civile des réacteurs Candu, (acronyme pour CANada Deuterium Uranium) <em>made in Canada</em>. D’où la question qui n’est pas du tout polémique&#160;: peut-on opter pour une (seule) sortie du nucléaire ou faut-il miser sur la sortie des nucléaires avec un «&#160;s&#160;»&#160;? Peut-on prôner une sortie du nucléaire civil en faisant l’impasse sur le nucléaire militaire qui l’a fait naître&#160;? </p>
<h3>Renoncer ailleurs</h3>
<p>Prenons la peine de sortir des ornières de l’Hexagone, cette France dans laquelle une énergie qui ne fait pas «&#160;boum&#160;» n’est pas une «&#160;vraie&#160;» énergie&#160;; où l’équation <em>bombe atomique = indépendance</em> a été transférée dans l’imaginaire sur <em>nucléaire civil = indépendance</em>. Relativisons l’exception française. Contentons-nous dans un premier temps pour dire que «&#160;Sortir du nucléaire&#160;» ne résonne pas partout de la même manière. Le mot d’ordre ne peut pas avoir la même réception en Allemagne, une nation qui s’est reconstruite sur les ruines du III<sup>e</sup> Reich avec le souvenir de «&#160;<em>Nie Wieder Krieg</em>&#160;». Allons voir plus loin. En Irak, nombreux furent ceux qui ont pleuré la mort du programme nucléaire de Saddam Hussein et d’autres ont soupiré en disant «&#160;nucléaire, bon débarras&#160;»&#160; — en dépit des dégâts et des suspicions sur la réalité d’une infrastructure plus idéologique qu’économique. En Suède, bien avant de songer à fermer les centrales, le gouvernement a discrètement mis en sommeil, dès 1974, le réacteur d’Agesta, un réacteur qui n’avait pas pour objectif premier d’éclairer les chaumières de Stockholm ou Göteborg. <a href="http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16516.php?PHPSESSID=65b1c3ae0ea6e0c08e7b0fca13b98084">En Suisse,</a> dans les années 70, des militants furent enfermés dans des hôpitaux psychiatriques pour avoir manifesté contre la centrale nucléaire de Kaizeraugst, abandonnée depuis&#160;; la dissolution de la Commission de Travail pour les questions atomiques (AAA) fut rendue public en novembre 1985. En mai 1963, le PS lance une initiative visant à ce que l&#8217;arrêté sur l&#8217;armement atomique du pays soit soumis à référendum&#160;; elle va être rejetée. Ironie de l’histoire, un an auparavant, 65% des votants se prononcent contre une initiative pour l&#8217;interdiction des armes<sup>[7]</sup>. En Israël, la sortie du nucléaire civil n’est pas au programme — pas plus qu’une sortie du nucléaire militaire — pour la simple raison que Dimona (dans un état critique car mis en service en 1964) épaule plutôt les ambitions militaires que le feuilleton énergétique romanesque de dessaler l’eau de mer. À l’inverse, l’Argentine, le Brésil ou la Corée du Sud et j’en passe ont abandonné leurs programmes militaires respectifs pour se donner les coudées franches dans l’aventure nucléaire civile. Les Russes quant à eux, ont joué dans ce concert une partition particulière&#160;: en démantelant certaines ogives nucléaires de leur arsenal démesuré, ils ont vendu l’uranium hautement enrichi, l’ont appauvri pour entretenir une partie des centrales (civiles) des États-Unis dans le cadre du <a href="http://www.usec.com/megatonstomegawatts.htm">programme «&#160;Megatons for Megawatts&#160;</a>»<sup>[8]</sup>. </p>
<h3>Reformuler </h3>
<p>Ce panorama de dénucléarisation sur la mappemonde n’est pas anecdotique. Cela vise à montrer que «&#160;sortir du nucléaire&#160;» n’est pas réservé aux centrales. Ce tour de passe-passe entre le civil et le militaire peut exaspérer certains, surtout parmi ceux et celles qui considèrent qu’un cœur de réacteur de sous-marin à Cherbourg est plus rassurant qu’une centrale en activité. Il peut a contrario ravir tous ceux et celles qui à Soulaines, à <a href="http://www.lexpress.fr/informations/silence-atomique-a-tcheliabinsk_595162.html">Tcheliabinsk</a> ou demain à Bure<sup>[9]</sup> ont pu se rendre compte que les déchets nucléaires civils et militaires finissent sans tri sélectif dans les mêmes hangars et poubelles. </p>
<p>Même Allègre confirme à sa manière la non-étanchéité entre civil et militaire. Au risque de se planter et de tromper son monde, Allègre propose sans rire qu’EDF ou la <a href="http://www.enerzine.com/2/11193+dcns-developpe-un-petit-reacteur-nucleaire-sous-marin+.html">DCN</a> (ou les deux) se lancent dans la mise au point de petits réacteurs, ceux qui propulsent les sous-marins, les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Pour nous chauffer et nous éclairer, des EPR en miniature&#160;? Il ignore que l’uranium enrichi des réacteurs conçus avec la technologie PWR (à eau pressurisée) est plus enrichi non qu’on veut le dire — plus de 3&#160;%. D’ailleurs, certains candidats à la bombe le savent fort bien et se félicitent de cette faille dans le dispositif, le régime du Traité de Non Prolifération (TNP). Allègre ignore probablement aussi que le transport maritime — civil — a définitivement abandonné la propulsion nucléaire.</p>
<p>En me référant à la dimension militaire du problème, je pose la question&#160;: s’il y a des États qui ont renoncé au nucléaire militaire, quels sont ceux qui ont fait l’inverse&#160;? A défaut d’avoir trouvé un seul échantillon, on est en droit de s’interroger ici, en France, sur la portée qu’auraient une fermeture,  un abandon des installations nucléaires civiles avec le maintien de la force de frappe, y compris les usines d’enrichissement. Une posture nucléaire disons «&#160;à l’israélienne&#160;» a-t-elle un sens en 2011&#160;?</p>
<p>C’est là qu’on s’aperçoit que la le slogan «&#160;sortir du nucléaire&#160;» est court, voire réducteur. Avec tout le respect que j’ai pour ceux et celles qui militent en ce sens. S’il y a lieu de tourner la page, de renoncer, cette décision éminemment politique, implique démonter, démanteler, déconstruire, restructurer, convertir. C’est concevoir une transition stratégique qui pourrait précéder (plutôt qu’accompagner) la transition énergétique, laquelle transition exige aussi et surtout une autre stratégie économique. </p>
<h3>Refuser le report de la retraite </h3>
<p>Pousser les deux nucléaires vers la sortie peut-il accélérer les choses plutôt que les retarder&#160;? Au risque de jongler avec quelque paradoxe, il se pourrait que oui car les deux systèmes sont en crise de légitimité. L’EPR ne va pas régler nos problèmes énergétiques, pas plus que la future <a href="http://resosol.org/Gazette/2010/257p03.html">Tête Nucléaire Océanique (TNO) embarquée sur le missile M51-2</a>, opérationnel en 2015, va contrer la menace Al Qaïda ou terroriser les «&#160;pirates&#160;» au large de la Somalie. En matière de marketing, les deux filières se valent&#160;: le ministère de la défense s’enorgueillit d’une démarche développement durable tout comme les mordus d’EDF et les fanatiques d’Areva. En matière d’obstacle, des passerelles existent. En effet, dans les deux cas de figure, le savoir-faire bute non seulement sur la gestion des déchets, mais sur le démantèlement. La centrale de Brennilis ne verra pas venir le fameux «&#160;retour à l’herbe&#160;». Les sous-marins, comme à Mourmansk ou Davenport pourrissent dans les ports tandis qu’on attend, façon Fukushima, le refroidissement des cœurs.</p>
<p>Il existe en revanche un domaine où les militaires sont plus réglos que les civils pour faire face à la vétusté de leur matériel. Ils ne transigent pas sur les dates de péremption, la sortie du service actif, avec ou sans démontage. La «&#160;durée de vie&#160;» d’un sous-marin, on ne la prolonge pas au bon gré du fabricant ou du personnel navigant. Après une trentaine d’années de service, on ne rechigne pas à remplacer, ni prétendre que les plus vieux submersibles sont les plus sûrs. C’est pourquoi tous les SNA sont retirés du service actif à l’approche d’une trentaine d’année<u>s</u> de service. Ainsi, le SNA Rubis pourra être remplacé dès 2012 par le premier <a href="http://www.cea.fr/defense/propulsion_nucleaire/barracuda_sous-marin_du_futur">«&#160;Barracuda&#160;», la nouvelle génération de SNA</a>, un programme lancé en octobre 1998. Aucune institution militaire, aucun galonné de la Royale ne se permettrait de proposer des rallonges à la <a href="http://vorort.bund.net/suedlicher-oberrhein/fessenheim-centrale-nucleaire-information-cnpe.html">Fessenheim</a>.</p>
<p>Ca ne veut pas dire qu’un referendum, voire même un débat sera plus facile&#160;; mais çà permet de se dire qu’en avançant sur deux tableaux, on affute son argumentaire. </p>
<h3>Redouter certaines «&#160;consultations&#160;»</h3>
<p>Le débat sur le nucléaire militaire a été biaisé depuis un certain temps. Les huit Commissions locales d’information <a href="http://www.transfert.net/La-Defense-cree-des-commissions">(CLI) sur des sites nucléaires militaires</a> — Brest, Cherbourg et Toulon pour les ports, Istres, Avord, Saint-Dizier, Luxeuil-Saint-Sauveur et Mont-de-Marsan pour les bases aériennes — rassurent-elles&#160;? Elles sont tenues de transmettre, «&#160;de manière régulière&#160;» (<em>sic</em>) des informations sur l’impact de leurs activités nucléaires sur la santé et l’environnement. Donc, après coup.Ceci est censé consoler le citoyen de n’avoir pas été sondé et écouté lors du démarrage des aventures nucléaires, que ce soit dans leur version civile ou militaire. D’ailleurs — et ceci ne plaide pas forcément en faveur d’un référendum — les Français se sentent majoritairement mal informés. A tort et à raison. On peut parier que le citoyen, contrairement aux candidats à l’élection présidentielle, fasse la différence entre un réacteur de 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> génération, même s’il peut se tromper sur le nombre de SNLE et de SNA. Mais encore&#160;? Selon un récent baromètre BVA-BFM, 80&#160;% sont persuadés qu’une telle sortie à court ou moyen terme se traduirait par une hausse des prix de l’électricité. Selon un sondage BVA de 2003 pour le compte de la <a href="http://www.defense.gouv.fr/dicod">Délégation à l&#8217;Information et à la Communication de la Défense ou DICOD</a> — 62&#160;% des personnes interrogées considéraient que la force nucléaire en temps de paix présente des dangers pour l&#8217;environnement. Aussi étonnant que cela puisse paraître, un débat sur l’armement nucléaire a été préconisé il y a deux ans, au motif que la non-transparence pourrait représenter un handicap pour promouvoir la force de frappe en tant qu’&#160;«&#160;outil au service de la démocratie&#160;». Ce grand débat, préconisé aussi par des membres de la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée Nationale, a été enterré. Dans le civil, les choses ne se présentent pas mieux. Les CLI existent. La Commission du débat public s’est penchée en 2005 sur la gestion des déchets nucléaires. Mais les limites sont là. Le <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/le-ps-demande-un-libre-acces-au-rapport-roussely.N148717">rapport Roussely</a> n’a pas été rendu public. L’étude sur les voies d’approvisionnement, les oléoducs, les gazoducs, les voies maritimes, menée en 2008 par le secrétariat général à la défense nationale (SGDN) est classifiée&#160;; même le député Jacques Blanc, auteur du rapport sur «&#160;la sécurité des approvisionnements stratégiques de la France&#160;»<sup>[10]</sup> n’a pas pu y avoir accès. </p>
<p>Bref on a un peu l’impression que les chemins des nucléaires sont brouillés, alimentés de débats squeezés. Peut-on renverser la vapeur ou se dire de façon résignée que ceci est normal. Normal&#160;? Oui, dans un pays où les bureaux de poste ne délivrent plus de timbre, où le service public Météo France renvoie ses usagers à l’IRSN pour connaître l’info des nuages depuis Fukushima&#160;; où le Parlement est boycotté en cas d’intervention militaire à l’étranger…</p>
<h3>Poursuivre le débat </h3>
<p>Sachant que la conversion d’un secteur de l’économie nucléarisée ne sera pas un long fleuve tranquille, pas plus d’ailleurs que la mutation d’une stratégie militaire surdéterminée par la bombe, sachant aussi la volonté affichée ou non de la part des acteurs nucléaires d’empêcher et contrecarrer toute perspective de transformation sociale et pacifique, le débat «&#160;Par ici, la sortie&#160;?&#160;» mérite d’être poursuivi.<br />
<h3>Notes</h3>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_1509" class="footnote">Les informations concernant le stockage, la protection et le transport des matières nucléaires sont classées &quot;secret défense&quot;, &#8211; selon un arrêté du 17 juillet 2003, publié au Journal Officiel du 24 août 2003.</li>
<li id="footnote_1_1509" class="footnote"><em>cf.</em> <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/JOXE/18995">Ben Cramer, Nuclear weapons, at what cost&#160;?, BIP</a>, Genève, 2009.</li>
<li id="footnote_2_1509" class="footnote">Article de l&#8217;ancien premier ministre d&#8217;Ukraine Ioulia Timochenko in <em>Le Figaro</em>, 23-24 avril.</li>
<li id="footnote_3_1509" class="footnote">Lors de son audition dans le cadre de la commission parlementaire du 16 Mars, ayant pour sujet la crise nucléaire Japonaise.</li>
<li id="footnote_4_1509" class="footnote"><em>cf.</em> Claude Allègre, Faut-il avoir peur du nucléaire&#160;? édition Plon, page 86.</li>
<li id="footnote_5_1509" class="footnote">Hyman Rickover, «&#160;<em>Je ne crois pas que l&#8217;énergie nucléaire est valable si elle crée des radiations. Alors me direz-vous pourquoi ai-je des navires à propulsion nucléaire&#160;? C&#8217;est un mal nécessaire. Je les coulerais tous</em>&#160;» dans <em>«&#160;No Holds Barrel&#160;», Final Congressional testimony</em>, 1982.</li>
<li id="footnote_6_1509" class="footnote">Les Suisses ont préféré laisser l&#8217;option nucléaire ouverte, l&#8217;adhésion au TNP en tant qu&#8217;État non nucléaire prendra du temps et des controverses</li>
<li id="footnote_7_1509" class="footnote">Programme démarré en 1992 et qui devrait s&#8217;achever sans renouvellement de prévu en 2013.</li>
<li id="footnote_8_1509" class="footnote">Obama a finalement abandonné le projet d&#8217;enfouissement des déchets à haute activité sur le site de Yucca Mountain dans le Nevada.</li>
<li id="footnote_9_1509" class="footnote"><em>cf.</em> Rapport d&#8217;information «&#160;la sécurité des approvisionnements stratégiques de la France&#160;», commission des affaires étrangères et de la défense n<sup>o</sup> 349.</li>
</ol>
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		<title>[BREVE] Sortie du livre « La planète brûle ? Où sont les politiques ? »  par Denis Baupin</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2011 11:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Les politiques peuvent-ils encore sauver la planète&#160;? En ce début de 21<sup>e</sup> siècle, les signaux d’alerte sont au rouge&#160;: crises climatique, énergétique,  économique, sociale, géopolitiques, et plus profondément crise de civilisation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Les politiques peuvent-ils encore sauver la planète&#160;? En ce début de 21<sup>e</sup> siècle, les signaux d’alerte sont au rouge&#160;: crises climatique, énergétique,  économique, sociale, géopolitiques, et plus profondément crise de civilisation.</div><p><div id="attachment_1508" class="figure alignleft" style="width: 154px"><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/04/cp-denis-baupinpdf-adobe-reader2-154x240.jpg" alt="La planète brûle ? Où sont les politiques ?" title="La planète brûle ? Où sont les politiques ?" width="154" height="240" class="size-medium wp-image-1508" /><div class="caption"><p class="legende">La planète brûle ? Où sont les politiques ?</p><div class="figure-description"><p>Denis Baupin, éditions Hoëbeke, 2010 (<a href="http://www.amazon.fr/Planete-Brule-Ou-Sont-Politiques/dp/2842304098">sur Amazon</a>)</p>
</div></div></div><br />
La communauté scientifique crie «&#160;casse-cou&#160;»&#160;; des économistes dénoncent une économie  structurellement instable&#160;; les philosophes et sociologues s’inquiètent du délitement de la société et de  la perte de sens. Seuls, semble-t-il aux abonnés absents, engoncés dans des visions étriquées,  conformistes, de court terme, les politiques sont devenus le maillon faible de nos sociétés en crise.</p>
<p>Une mutation est nécessaire et possible. Elle doit être globale&#160;: une mutation technologique, énergétique et industrielle, une révolution économique et la définition d’un nouveau projet de civilisation qui donne une grille de lecture planétaire au destin de l’humanité.</p>
<p>Une ambition démesurée&#160;? Sans doute, mais à l’échelle des défis du 21<sup>e</sup> siècle. Encore faut-il que les politiques soient à la hauteur&#160;: qu’ils sortent de leur paresse intellectuelle et fassent preuve de courage et de vision. Qu’ils s’appuient sur les multiples innovations sociales qui émergent partout et résistent aux lobbies. Et que nous construisions pas à pas une civilisation humaniste, écologique, démocratique, qui redistribue équitablement les richesses, où chaque être humain ait les mêmes droits à la vie, à la reconnaissance, à la justice, au lien social.</p>
<p>C’est ce à quoi nous invite Denis Baupin, militant écologiste de longue date, pour que les politiques sauvent non seulement la planète mais permettent le passage à un monde enfin civilisé, un monde où l’idéologie de la concurrence et de la compétition serait supplantée par le «&#160;bien vivre&#160;».</p>
<h3>À propos de l’auteur</h3>
<p>Denis Baupin est maire-adjoint de Paris depuis 2001. D’abord en charge des transports et des déplacements pendant 7 ans (Vélib, tramway, couloirs de bus, etc.), il est dorénavant en charge du Plan</p>
<p>Climat de Paris, du développement durable et de l’environnement. Il préside l’Agence du Climat de Paris, est vice-président du réseau européen Energy Cities. Il a été porte-parole national des Verts, conseiller politique de Dominique Voynet au gouvernement, président du Club des Villes Cyclables, a co-fondé le collectif Pa’Dak et Agir pour l’Environnement.</p>
<p>Il est aujourd’hui membre de l’exécutif d’Europe-Ecologie Les Verts, en charge du projet 2012.</p>
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		<title>Crise de la realpolitik et du néo-libéralisme</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1506-crise-de-la-realpolitik-et-du-neo-liberalisme/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 14:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérome Gleizes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Les actuelles révolutions arabes signent l’échec de la realpolitik.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Les actuelles révolutions arabes signent l’échec de la realpolitik.</div><p class="meta2">Chronique <a href="http://www.politis.fr/Changer-d-ere-Crise-de-la,13604.html">parue dans Politis</a>.</p>
<p>Cette doctrine, la realpolitik, a dicté cyniquement durant des décennies la diplomatie occidentale. Kissinger l’a définie comme la politique étrangère fondée sur le seul rapport des forces et l’intérêt national. Lors des 30 glorieuses, elle a entravé l’émancipation des populations du Sud en formant le pendant international de l’aliénation des populations immigrées au Nord. Les droits sociaux des travailleurs nationaux et les salaires y ont progressé, contrairement à ceux des immigrés qui ont été enfermés dans ce que Yann Moulier-Boutang a appelé un salariat bridé. Le marché du travail hiérarchisé, segmenté reposant sur l’apport continuel d’une main d’œuvre étrangère, a produit une ethnisation de la division du travail, enfermant les immigrés dans les emplois les plus rejetés socialement pour des raisons économiques ou symboliques. Cette différenciation économique est allée de pair avec la constitution de minorités sur le plan civique et politique quand l’immigration a ralenti après 1975.</p>
<p><strong>À l’échelle internationale, il s’est produit une différenciation équivalente des droits démocratiques entre le Nord et le Sud</strong>. Pour faire fonctionner la machine économique occidentale, il fallait disposer de matières premières peu coûteuses, comme le pétrole, indispensable au système productiviste du Nord de consommation de masse. La démocratisation des sociétés du Sud devenait secondaire et subordonnée au maintien du rythme de croissance. La crise interne du modèle fordiste à la fin des années 60 a provoqué également celle de la diplomatie. Le modèle néo-libéral s’est alors petit à petit imposé tout comme la realpolitik s’est adaptée au nouveau contexte géopolitique&#160;; issu de la fin de la décolonisation et de la guerre froide, en acceptant une évolution autoritaire des pays, notamment ceux producteurs de pétrole, protégeant le Nord des soubresauts sociaux de gauche puis de ceux de l’islamisme après 1990. Si le néo-libéralisme nécessite intrinsèquement un modèle autoritaire, son application dans les pays du Sud a été bien plus violente. Ensuite, devant les menaces de craquements brutaux de pays clés pour le pétrole dans la foulée de la révolution iranienne, les néo-conservateurs ont théorisé l’imposition de la démocratie par la force. Mais en Irak et en Afghanistan, la guerre civile et la corruption généralisée se sont vite imposées.</p>
<p><strong>La militarisation du contrôle de l’immigration aux frontières</strong> des pays occidentaux a complété la politique néo-libérale et néo-conservatrice, généralisant les dispositifs de contrôle, les états d’exception, là-bas mais aussi chez nous. La biopolitique définie par Foucault comme la prise en compte progressive par le pouvoir de la vie de la population, s’est globalisée. Tout comme les immigrés dans les années 70 et 80 ont testé en premier le démantèlement du droit social et des Droits en général, avant l’ensemble de la population, celles du Sud ont testé les États d’exception, le contrôle des médias, d’Internet, la gestion policière des foules, la subordination du judiciaire au politique. Le système néo-libéral a produit une technologie de gouvernement, une gouvernementalité, qui ne ne se contente pas de faire l’apologie de la propriété et de la liberté du marché mais constitutionnalise les principes de la concurrence, généralise la rationalité économique à toutes les sphères sociales, transforme les sujets en individus.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, l’Histoire reprend le cours normal de l’émancipation.</strong> L’Amérique latine a marqué le début de ce retournement historique dès les années 80. Après avoir été le laboratoire du néo-libéralisme avec le Chili de Pinochet, elle a rompu avec ce système. Petit à petit, les démocraties ont remplacé les dictatures militaires. Aujourd’hui, les révoltes arabes renforcent ce mouvement. «&#160;Chaâb yourid esqat ennidham&#160;». Pendant longtemps, les altermondialistes ont été traités de naïfs parce qu’ils n’acceptaient pas les vertus de la realpolitik. Résultat, lorsque les peuples se révoltent pour imposer la démocratie, nos diplomaties se retrouvent nues, peinent à réagir. La France, terre des Droits humains, a été particulièrement coupable. Alors qu’elle aurait pu aider ces révolutions, elle a soutenu jusqu’au dernier moment ces dictatures&#160;!</p>
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		<title>« Le nucléaire assure l’indépendance énergétique de la France » : vraiment ?</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1503-le-nucleaire-assure-lindependance-energetique-de-la-france-vraiment/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 11:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Gassin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat sur l’énergie en France est encombré de présupposés, voire quelques mythes qui confinent parfois au mensonge.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Le débat sur l’énergie en France est encombré de présupposés, voire quelques mythes qui confinent parfois au mensonge.</div><p>L’attitude de nombre de dirigeants français face au drame intolérable de Fukushima est en partie le produit de ces croyances. Devant l’ampleur de la pollution mentale qu’elles engendrent il est impératif de les déconstruire. L’indépendance énergétique fait partie de ces dogmes construits il y a quelques décennies lorsque le nucléaire français construisait sa rhétorique, inventait son «&#160;story telling&#160;» pourrait on dire.</p>
<p><strong>Ainsi, la France est supposée jouir d’une grande indépendance en matière d’énergie, grâce à l’énergie nucléaire.</strong></p>
<p>Le taux officiel d’indépendance énergétique oscille entre 50 et 51&#160;% selon les années. Une telle performance dans un pays qui importe la quasi-intégralité du pétrole, du gaz, de l’uranium et du charbon qu’il consomme a de quoi étonner. Cela mérite donc que l’on y regarde de près.</p>
<p>Le taux d’indépendance énergétique est officiellement défini et calculé comme la part des productions énergétiques «&#160;nationales&#160;» dans la consommation totale d’énergie primaire<sup>[1]</sup> et ça paraît effectivement logique.</p>
<p><strong>Mais la première limite concerne la prise en compte de l’électricité nucléaire.</strong> Pour établir des unités communes additionnables et comparables – les tonnes équivalent pétrole -, la comptabilité de l’énergie évalue la quantité de combustible fossile qui aurait été nécessaire pour produire le même résultat mais en utilisant le rendement de la technologie considérée, soit 33&#160;% pour le nucléaire. En effet, seulement 33&#160;% de la chaleur dégagée par le réacteur est convertie en électricité, le reste est dispersé.</p>
<p>Mais si l’on cherche à savoir quelle quantité de combustible importé est évitée par le recours à des moyens de production «&#160;nationaux&#160;», est-il bien utile de prendre en compte les quantités de chaleur perdues du fait du mauvais rendement des centrales nucléaires&#160;?</p>
<p>C’est comme si l’on comparait la valeur nutritionnelle d’un ration de pommes de terres et d’artichauts sur la base du produit initial et pas de ce que l’on consomme vraiment…</p>
<p><strong>Avec cette règle plus les rendements sont mauvais plus l’indépendance est forte</strong> puisqu’elle est calculée non pas à partir du service rendu (l’électricité) mais à partir de toute l’énergie dépensée, y compris celle qui va réchauffer les oiseaux ou les rivières.</p>
<p>Si le rendement du nucléaire était de 10&#160;% l’indépendance énergétique de la France atteindrait 72&#160;%&#160;!</p>
<p>Une méthode permettant d’obtenir une image plus juste est de calculer la quantité de gaz naturel qu’il serait nécessaire d’importer pour produire autant d’électricité que le parc nucléaire, avec des centrales à cycle combiné d’un rendement de 55&#160;%.</p>
<p>Les experts de l’association Global Chance ont refait les calculs sur cette base et obtiennent un taux d’indépendance énergétique de 36&#160;% seulement<sup>[2]</sup>.</p>
<div id="attachment_1505" class="figure alignnone" style="width: 500px"><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/03/Uranproduktion_2008_f.jpeg" alt="Production commerciale d’uranium naturel" title="Production commerciale d’uranium naturel" width="500" height="396" class="size-full wp-image-1505" /><div class="caption"><p class="legende">Production commerciale d’uranium naturel</p><div class="figure-description"><p>Production dans 14 pays en 2008, en tonnes d’uranium (Source OCDE/AEN, 2010).</p>
</div></div></div>
<p><strong>Mais la plus importante limite à cette méthode est sans aucun doute qu’elle considère l’électricité nucléaire comme une énergie nationale alors que la totalité du minerai d’uranium est importé.</strong> On nous explique généralement que l’essentiel de la valeur ajoutée étant dégagé ici, on considère que l’uranium est français. C’est un peu comme si l’on disait que tout le pétrole raffiné en France devenait français… Cela reste pourtant une importation physique bien réelle et dénote une conception très particulière de nos relations avec un pays comme le Niger…</p>
<p>En considérant le nucléaire comme une énergie importée dans la comptabilité officielle, le taux d’indépendance énergétique chute à moins de 10&#160;%&#160;!</p>
<p><strong>Le mythe de l’indépendance énergétique française a la peau dure.</strong> Il dénature le débat en imposant une vision totalement déformée de la réalité. La France est en fait doublement dépendante, du pétrole ET du nucléaire. Ce sentiment d’indépendance est à rattacher à l’histoire du développement du nucléaire en France. Vision gaullienne d’indépendance stratégique avec la mise au point de la bombe tout d’abord, puis lancement d’un vaste programme électro-nucléaire à la suite du choc pétrolier de 1973. Le nucléaire est donc perçu comme élément majeur pour la position de la France comme grande puissance indépendante des Etats-Unis pour sa défense via la dissuasion nucléaire, et ensuite indépendante des importations de pétrole pour sa production d’électricité. Ce deuxième point étant immédiatement extrapolé en indépendance énergétique puisque le fait d’importer massivement le pétrole utilisé comme carburant est ignoré dans un pays où l’ensemble des problèmes énergétiques est largement assimilé aux problèmes de fourniture de l’électricité.</p>
<h3>Notes</h3>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_1503" class="footnote">L&#8217;énergie «&#160;primaire&#160;» correspond à des produits énergétiques «&#160;bruts&#160;» utilisés tels qu&#8217;ils sont fournis par la nature ou à peu près&#160;: charbon, pétrole, gaz naturel, bois… Pour l&#8217;électricité, on considère comme «&#160;électricité primaire&#160;»&#160;: nucléaire, hydraulique, éolien, photovoltaïque. L&#8217;énergie finale est celle réellement disponible après transformation, hors auto-consommation, pertes etc. En France l&#8217;énergie finale représente environ 60&#160;% de l&#8217;énergie primaire.</li>
<li id="footnote_1_1503" class="footnote">Retrouver le calcul sur le <em>«&#160;<a href="http://www.global-chance.org/IMG/pdf/GCnHS1p14-15.pdf">petit mémento énergétique</a>&#160;»</em> – Global Chance, Janvier 2003. Les ordres de grandeur des différentes énergies n&#8217;ont hélas pas changé.</li>
</ol>
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		<item>
		<title>[BREVE] PÉTITION : Pour un référendum, pour sortir du nucléaire</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1501-petition-pour-un-referendum-pour-sortir-du-nucleaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 11:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Japon, après la Russie et les États-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Le Japon, après la Russie et les États-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.</div><div id="attachment_1502" class="figure alignleft" style="width: 240px"><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/03/Nucleaire-Non-Merci-240x240.jpg" alt="Nucléaire ? Non Merci" title="Nucléaire ? Non Merci" width="240" height="240" class="size-medium wp-image-1502" /><div class="caption"><p class="legende">Nucléaire ? Non Merci</p><div class="figure-description"><p><a href="http://www.referendum-nucleaire.fr/">http://www.referendum-nucleaire.fr/</a></p>
</div></div></div>
<p>Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.</p>
<p>Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes. Tout juste le chef de l’État consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…</p>
<p>Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. Nous n’acceptons plus la mainmise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique.</p>
<h3><strong>→ Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire&#160;:</strong></h3>
<ul>
<li><a href="http://www.referendum-nucleaire.fr"><strong>SIGNEZ</strong> la pétition</a>&#160;: <a href="http://www.referendum-nucleaire.fr"><strong>http://www.referendum-nucleaire.fr</strong></a>&#160;;</li>
<li><a href="http://twitter.com/timeline/home?status=Pétition : Pour un référendum – Pour sortir du nucléaire. Signez et diffusez http://www.referendum-nucleaire.fr/ (via @ecolosphere)"><strong>Diffusez</strong> la pétition sur <strong>Twitter</strong></a>&#160;;</li>
<li><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://www.referendum-nucleaire.fr"><strong>Diffusez</strong> la pétition sur <strong>Facebook</strong></a>.</li>
</ul>
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		<title>De l’indécence à Fukushima et de l’indécence en général…</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 18:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Voynet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>«&#160;Les écolos en font-ils trop&#160;?&#160;»</em> s’interroge <em>Le Parisien</em> dans son édition du 16 février. La question n’est pas scandaleuse et il est facile d’y répondre&#160;: peut-on raisonnablement  demander à des militants, à des élus, engagés depuis 40 ans dans la dénonciation des menaces que fait peser sur l’humanité le choix du nucléaire et dans l’élaboration des politiques permettant de s’en passer, de cesser de le faire au moment même où survient une catastrophe qui bouscule toute les certitudes&#160;?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;"><em>«&#160;Les écolos en font-ils trop&#160;?&#160;»</em> s’interroge <em>Le Parisien</em> dans son édition du 16 février. La question n’est pas scandaleuse et il est facile d’y répondre&#160;: peut-on raisonnablement  demander à des militants, à des élus, engagés depuis 40 ans dans la dénonciation des menaces que fait peser sur l’humanité le choix du nucléaire et dans l’élaboration des politiques permettant de s’en passer, de cesser de le faire au moment même où survient une catastrophe qui bouscule toute les certitudes&#160;?</div><p class="meta2">Article initialement <a href="http://dominiquevoynet.net/v2/index.php/2011/03/17/260-de-l-indecence-a-fukushima-et-de-l-indecence-en-general">publié sur le blog de Dominque Voynet</a>.</p>
<p><em>«&#160;Les écolos en font-ils trop&#160;?&#160;»</em> Sans polémiquer, il faut bien admettre que les journaux, eux, n’ont pas résisté à la tentation de faire ce qu’ils nous reprochent. <em>«&#160;Terreur nucléaire&#160;»</em> titre le même Parisien. <em>«&#160;Panique nucléaire&#160;»</em> affirme Libération. Quant à Günther Öttinger, le très raisonnable commissaire européen à l’Énergie, issu de la CDU allemande, il parle carrément <em>«&#160;d’apocalypse&#160;»</em>&#160;! Je le dis ici solennellement. L’indécence n’est pas du côté des écologistes&#160;! Ni de Dominique de Villepin qui a sans doute des idées derrière la tête, mais qui a raison de pointer que la France a un problème avec le nucléaire. En vérité, on n’est pas seulement dans le déni, comme il l’affirme. On est dans la connivence, et la consanguinité&#160;!</p>
<p>Comment expliquer la présence d’Anne Lauvergeon, PDG d’Areva et d’Henri Proglio, patron d’EDF, parmi les participants de la 1<sup>ère</sup> réunion de crise à Matignon, sinon par la volonté, au plus haut niveau de l’État, de préserver coûte que coûte les intérêts des champions français du nucléaire&#160;? En quelques jours, le discours officiel a changé. On est passé de <em>«&#160;aucune raison de sonner le tocsin&#160;»</em> à <em>«&#160;c’est très très grave, mais le Japon, c’est pas la France&#160;»</em>. Il faut décortiquer cette rhétorique simpliste et éculée, testée après Tchernobyl en 1986, combinant déni, désinformation et rassurance pseudo-scientifique. Soyez sérieux, ce n’est pas le nucléaire qui est en cause, c’est la déliquescence et l’impéritie de l’État russe&#160;! Sans doute… Mais la catastrophe n’aurait pas eu lieu, ou n’aurait pas eu le même impact, si la centrale avait été dotée d’enceintes de confinement&#160;! Adapté à Fukushima, ça donne&#160;: c’est quand même scandaleux de mettre en cause le nucléaire&#160;! C’est le séisme, puis le tsunami qui ont provoqué la panne, une panne électrique qui a mis hors service de façon pratiquement simultanée les circuits de refroidissement des six tranches de Fukushima Dai Ichi&#160;! Vrai bien sûr, sauf que la catastrophe met en évidence le vieillissement des installations (dont les enceintes de confinement n’ont pas tenu), le caractère dérisoire des procédures et des moyens de secours (des canons à eau…), et bien sûr les légèretés de TEPCO, dont les procédures de sûreté sont aujourd’hui critiquées (on aura noté le silence radio sur les cousinages, les coopérations entre les technocraties japonaise et française depuis… toujours).</p>
<p>À cette heure, nul ne sait si la catastrophe excédera celle de Tchernobyl ou si, cahin caha et moyennnant l’irradiation <em>«&#160;modérée&#160;»</em> (il faut n’avoir que des connaissances scientifiques ridicules et méconnaître totalement l’effet de faibles doses cumulées pour utiliser ces termes) de quelques millions de personnes et quelques dizaines de milliers de km2, on se contentera de faire une croix sur ces six tranches nucléaires. Il faudra de toute façon prendre des décisions, et pas seulement au Japon. Je veux croire qu’elles seront prises de façon plus démocratique et moins pavlovienne que celles qui le furent par le passé. Ministre de l’Environnement dans le gouvernement Jospin, je n’ai pas oublié à quel point il a fallu batailler pour obtenir la fermeture de Superphénix puis de Phénix (construit comme l’AtPU sur une faille géologique&#160;!), et comment le projet de loi sur la sûreté et la transparence sur lequel j’ai tant bossé, fut détricoté par les lobbies au point que j’ai refusé d’en assumer la paternité (maternité&#160;?). Je peux en témoigner&#160;: le consensus nucléaire est solide, à droite (on s’en doutait) et à gauche. Par intérêt (l’emploi pour le PC, les contrats pour le PS). Par ignorance aussi.</p>
<p>Ca fait mal d’entendre Pierre Moscovici, loin d’être le plus largué sur ces questions, répondre à sa collègue de parti Aurélie Filippetti, qui encourage son parti à remettre en question les exportations de centrales nucléaires <em>urbi et orbi</em>, que <em>«&#160;ça ne pourra pas se faire en quelques semaines&#160;»</em>&#160;! Ben si, justement, ça peut se faire tout de suite. Et ça tombe bien, parce que les clients, hein, ils risquent de ne pas vraiment se précipiter…</p>
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		<title>Le nucléaire ET la bougie…</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 13:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphen Kerckhove</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Que de caricatures avons-nous du subir depuis des décennies&#160;? En s’opposant au nucléaire, les écologistes auraient implicitement fait le choix de la bougie, du retour à une société préindustrielle. Les écologistes, partisans d’une sortie rapide du nucléaire, auraient ainsi opté pour un conservatisme bon teint où la précaution ne serait qu’un principe d’inaction mâtiné d’une petite dose de politiquement correct.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Que de caricatures avons-nous du subir depuis des décennies&#160;? En s’opposant au nucléaire, les écologistes auraient implicitement fait le choix de la bougie, du retour à une société préindustrielle. Les écologistes, partisans d’une sortie rapide du nucléaire, auraient ainsi opté pour un conservatisme bon teint où la précaution ne serait qu’un principe d’inaction mâtiné d’une petite dose de politiquement correct.</div><p class="meta2">Par Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement</p>
<p><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/03/1-189x240.jpg" alt="Le nucléaire et la bougie" title="Le nucléaire et la bougie" width="189" height="240" class="alignleft size-medium wp-image-1499" /></p>
<p>Face à ces nouveaux <em>«&#160;réactionnaires&#160;»</em>, les thuriféraires de l’atome avaient beau jeu d’imposer une vérité, <em>leur</em> vérité. Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et celle de Fukushima, cette vérité a, comme l’enceinte de confinement, volé en éclat.</p>
<p>Comme les chats, les lobbyistes du nucléaire retombent pourtant toujours sur leurs cinq pattes… La catastrophe nucléaire qui touche le Japon aujourd’hui et la Terre entière demain ne serait que le fruit du déchainement des éléments naturels&#160;; ne serait pas intrinsèque à la complexité de la technologie nucléaire.</p>
<p>Partant de là, la France ne serait pas concernée par cette catastrophe et ne serait pas exposée à l’hypothèse d’une telle catastrophe. Mieux, le réacteur développé par la France serait plus sûr, plus fiable et l’opérateur historique aurait à cœur de défendre une transparence qui serait l’identité même d’EDF.</p>
<p>Las… <strong>nos centrales vieillissantes alliées à la privatisation larvée du secteur nucléaire nous amènent à entrevoir des risques qu’il est inutile de cacher sous le tapis radioactif</strong>. La maintenance des réacteurs coûte de plus en plus cher. Parallèlement, la quête d’économie de bouts de chandelle amène les gestionnaires des centrales à recourir à des intervenants extérieurs, intérimaires et soutiers du nucléaire, exploitables et irradiables à souhait.</p>
<p>Nul n’est donc à l’abri à l’avenir d’une catastrophe nucléaire, même en France. <strong>Les raisons de ce risque ne sont pas seulement sismiques mais systémiques, inhérentes à la technologie nucléaire</strong>. Sa complexité, sa lourdeur et son coût sont inadaptés à notre monde.</p>
<p>Vieillissants, les réacteurs vont entraîner des coûts de maintenance exponentiels. Dans le même temps, il est à craindre que la libéralisation du secteur de l’énergie se traduise par une volonté de diminuer le coût de production afin de satisfaire l’avidité de l’oligarchie éco-prédatrice.</p>
<p>Cette mécanique bien huilée est intrinsèquement dangereuse. Plus une technologie est complexe, plus elle est vulnérable, moins elle est maîtrisable quel que soit les illusions techniciennes des lobbyistes du nucléaire passés en politique. Dans une société technicienne, les interactions sont nombreuses, la complexité grandissante engendrant des effondrements systémiques.</p>
<p>Or, comme nous pouvons le constater aujourd’hui au Japon, le fait d’avoir opté pour une certaine forme d’unilatéralisme énergétique nous place dans une dépendance extrême au nucléaire. En cas d’accidents majeurs que seuls des technocrates pétris d’idéologie refusent même d’envisager, la France se retrouverait placée dans une situation dramatique.</p>
<p>Dramatique sur le plan écologique et sanitaire, mais également sur le plan de la production d’électricité. En étant pieds et mains liés au nucléaire, la France prend le risque, en cas de catastrophe, d’un retour à la bougie, faute d’alternatives aptes à suppléer immédiatement à ce nucléaire.</p>
<p>Pour éviter la menace nucléaire, il nous faut préparer l’avenir. En décidant immédiatement de sortir du nucléaire, nous nous mettons en marche vers un autre avenir énergétique où  l’unilatéralisme et le dogmatisme sectaire ne serait plus la clef de voute d’une politique qui mélange, depuis 40 ans, progrès technique et progrès humain.</p>
<p>Le meilleur moyen d’éviter la bougie est de sortir du nucléaire. Une sortie programmée, assumée et gérée politiquement à court, moyen et long terme. À défaut, nous prenons le risque d’une catastrophe nucléaire et par la suite un chaos qui nous ramènerait immanquablement à la bougie.</p>
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		<title>[BREVE] Nucléaire : le mensonge toujours, même au Japon !</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1497-nucleaire-le-mensonge-toujours-meme-au-japon/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 12:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[[<a href="http://www.mouvementutopia.org/blog/index.php?post/2011/03/14/Nucleaire%3A-le-mensonge-toujours-meme-au-Japon">Communiqué Mouvement Utopia 14/03</a>] Alors que la mobilisation internationale se met en place pour soutenir les populations victimes d’un tremblement de terre et d’un tsunami, une autre catastrophe met une nouvelle fois en évidence la menace que fait peser sur les populations la technologie liée à l’exploitation de l’énergie nucléaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">[<a href="http://www.mouvementutopia.org/blog/index.php?post/2011/03/14/Nucleaire%3A-le-mensonge-toujours-meme-au-Japon">Communiqué Mouvement Utopia 14/03</a>] Alors que la mobilisation internationale se met en place pour soutenir les populations victimes d’un tremblement de terre et d’un tsunami, une autre catastrophe met une nouvelle fois en évidence la menace que fait peser sur les populations la technologie liée à l’exploitation de l’énergie nucléaire.</div><p>Alors que les explosions en chaîne des réacteurs se succèdent, faute de refroidissement, les premières mesures de la radioactivité réalisées par des journalistes indépendants font état d’un niveau plus de 400 fois supérieur à la normale à 2 km de la centrale du Fukushima. Les autorités nucléaires, qu’elles soient françaises, internationales et même japonaises tentent une nouvelle fois de tromper l’opinion en niant la réalité de la catastrophe&#160;; ce déni persistera jusqu’à la fusion d’un des réacteurs.</p>
<p>Alors qu’un désastre humanitaire et écologique vient d’avoir lieu, le mensonge qui faisait stopper les nuages radioactifs de Tchernobyl aux frontières se renouvelle et démontre une nouvelle fois, malgré les soi-disantes évolutions des technologies que le risque de l’accident demeure.</p>
<p>Au dépend des populations impuissantes, le lobby du nucléaire persiste dans son refus de vérité pour la seule défense de ses intérêts.</p>
<p><strong>Combien faudra-t-il de catastrophes, combien de milliers de morts, pour qu’enfin cesse le mensonge du nucléaire&#160;?</strong></p>
<p>Pour que la série se termine, qu’après Three Miles Island et Tchernobyl, l’accident de Fukushima mette fin à tout jamais à ce danger permanent qui menace toutes les populations, il n’y a qu’une issue possible&#160;: la sortie du nucléaire&#160;!</p>
<p>Parce que nous refusons de vivre sous la menace de l’accident nucléaire, dans le mensonge et dans la résignation,</p>
<p>Parce que la surconsommation, la croissance et le progrès technologique sont les moteurs de cette société du mensonge, de la violence, de l’injustice, et de l’impuissance devant les choix et la maîtrise des technologies,</p>
<p>Parce que nous sommes convaincus qu’un autre monde fait de vérité, de sécurité, de démocratie, de confort énergétique pour tous est possible,</p>
<p><strong>Nous demandons&#160;:</strong></p>
<ul>
<li><strong>que la vérité soit immédiatement dite sur l’état de l’accident de Fukushima et sur les niveaux de radioactivité en toute indépendance des lobbies de l’industrie nucléaire internationale défenseurs mensongers d’une énergie «&#160;propre, renouvelable et au danger maîtrisé&#160;»&#160;;</strong></li>
<li><strong>que ce nouvel accident soit le dernier et offre l’occasion d’un débat national – et international – sur l’indispensable sortie du nucléaire et sur les choix de société qu’elle nécessite.</strong></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>[SUR LE WEB] « Accident nucléaire au Japon : être actifs aujourd’hui pour ne pas être radioactifs demain ! »</title>
		<link>http://www.eelv.fr/actualites/6455-japon-2eme-plus-grave-accident-de-lhistoire-du-nucleaire-apres-tchernobyl/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1495-accident-nucleaire-au-japon-etre-actifs-aujourdhui-pour-ne-pas-etre-radioactifs-demain/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 15:51:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1495</guid>
		<description><![CDATA[Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.
» Visitez le lien…
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.
» Visitez le lien…
</div><blockquote><p>Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.</p></blockquote>
<p>» <a href="http://www.eelv.fr/actualites/6455-japon-2eme-plus-grave-accident-de-lhistoire-du-nucleaire-apres-tchernobyl/">Visitez le lien…</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le gouvernement lance l’opération « il faut sauver le soldat nucléaire »</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1494-le-gouvernement-lance-l-operation-il-faut-sauver-le-soldat-nucleaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 12:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Baupin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1494</guid>
		<description><![CDATA[La plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl se déroule sous nos yeux. Heure après heure, on apprend des informations nouvelles, de nouveaux réacteurs touchés, des systèmes de refroidissement toujours hors contrôle, un nuage radioactif qui traverse l’océan et dont on entend parler uniquement parce qu’un porte avion américain l’a croisé, etc. Et heure après heure, on frémit pour les salariés de ces centrales, pour les habitants de cette région, et pour tous ceux qui, même à plusieurs centaines de kilomètres de là, pourraient subir de dramatiques conséquences si, comme cela reste largement possible, la situation devenait totalement incontrôlable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">La plus grave catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl se déroule sous nos yeux. Heure après heure, on apprend des informations nouvelles, de nouveaux réacteurs touchés, des systèmes de refroidissement toujours hors contrôle, un nuage radioactif qui traverse l’océan et dont on entend parler uniquement parce qu’un porte avion américain l’a croisé, etc. Et heure après heure, on frémit pour les salariés de ces centrales, pour les habitants de cette région, et pour tous ceux qui, même à plusieurs centaines de kilomètres de là, pourraient subir de dramatiques conséquences si, comme cela reste largement possible, la situation devenait totalement incontrôlable.</div><p>Après les États-Unis (Three Miles Island), l’URSS (Tchernobyl), c’est dorénavant le Japon qui est donc touché par ces accidents dont on nous disait qu’ils étaient infiniment improbables.</p>
<p>Il existe un quatrième pays truffé de centrales nucléaires. Celui dont les frontières étanches ont retenu le nuage de Tchernobyl. Dans celui-là, vous pouvez dormir tranquilles. Le gouvernement veille&#160;! Il rassure&#160;: des bâtiments explosent, les cœurs de réacteurs nucléaires sont partiellement en fusion… mais ce ne sont pas des catastrophes, juste des incidents. Il est d’ailleurs soutenu en cela par le silence assourdissant du principal parti dit d’opposition.</p>
<p>Ce matin, on est même monté d’un cran, à écouter les Copé, Bertrand, etc.&#160;: le problème ne serait pas le nucléaire, mais ces foutus écologistes qui «&#160;exploiteraient&#160;» la situation.</p>
<p>Désolés&#160;! Oui, nous trouvons plus préoccupante la menace nucléaire que le fantasme islamiste agité par l’UMP, ou le feuilleton primaires-DSK qui passionne le PS&#160;!</p>
<p>Oui la catastrophe nucléaire japonaise nous interpelle. Et devrait interpeller tous les politiques français, les interroger sur notre politique énergétique et sur l’insécurité générée par le tout-nucléaire. On a beau être à des milliers de kilomètres, il y a de nombreuses similitudes entre la situation japonaise et celle de la France&#160;: le MOX du 3<sup>e</sup> réacteur de la centrale Fukushiwa vient de France (La Hague)&#160;; nombre de nos réacteurs sont construits sur des zones inondables et sismiques (notamment la centrale de Fessenheim) comme celle de Fukushiwa&#160;; comme le 1<sup>er</sup> réacteur de Fukushiwa, la centrale de Fessenheim a dépassé la durée de vie pour laquelle elle était construite&#160;; et comme au Japon, nos centrales nucléaires sont sujets à de fréquentes anomalies et nos systèmes de refroidissement sont défaillants. Ce n’est pas nous qui le disons, mais l’Autorité de Sûreté du Nucléaire qui rappelait le 7 février dernier, à propos de 34 de nos réacteurs&#160;: «&#160;En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à  haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur.&#160;»</p>
<p>Non, l’indécence n’est pas du côté des écologistes qui n’ont pas attendu l’accident de Fukushiwa pour alerter. Elle est du côté de ceux qui, à chaque accident, nous rejoue la partition «&#160;cela ne nous concerne pas&#160;». Donnons enfin à la population tous les éléments d’information, et donnons lui ainsi l’occasion de s’exprimer enfin sur cette question simple&#160;: «&#160;Nucléaire, stop ou encore&#160;?&#160;».</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[BREVE] Les techniques biologiques permettent de doubler les rendements dans les pays tropicaux</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1493-les-techniques-biologiques-permettent-de-doubler-les-rendements-dans-les-pays-tropicaux/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1493-les-techniques-biologiques-permettent-de-doubler-les-rendements-dans-les-pays-tropicaux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 14:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1493</guid>
		<description><![CDATA[<em>[Communiqué d’Agir Pour l’Environnement]</em> Dans un rapport publié le 8 mars, le <em>Rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation</em> exprime très nettement le potentiel considérable de l’agriculture biologique dans la lutte contre la faim dans le monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;"><em>[Communiqué d’Agir Pour l’Environnement]</em> Dans un rapport publié le 8 mars, le <em>Rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation</em> exprime très nettement le potentiel considérable de l’agriculture biologique dans la lutte contre la faim dans le monde.</div><p>Olivier De Schutter confirme que les techniques de l’agriculture biologique permettent d’obtenir des rendements beaucoup plus importants que l’agriculture conventionnelle (chimique) dans tous les milieux non-tempérés – c’est-à-dire sur l’essentiel de la planète à l’exception de l’Europe et de l’Amérique du Nord. De plus, il insiste sur leur capacité à résister aux incidents climatiques (résilience), à créer de nombreux emplois, à maintenir un tissu rural dynamique et à permettre une alimentation plus équilibrée et plus nourrissante.</p>
<p>Il appuie ses conclusions à la fois sur&#160;:</p>
<ul>
<li>plusieurs études de grande ampleur (comme celle de l’Université d’Essex dans 57 pays et concernant 37 millions d’hectares)&#160;;</li>
<li>des exemples très concrets pris à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du sud, et concernant diverses techniques comme l’utilisation de cultures associées (notamment l’agroforesterie), la fertilisation organique, l’utilisation de variétés locales adaptées au milieu, la préservation des sols, la lutte biologique, la valorisation des savoirs paysans…</li>
</ul>
<p>Une fois de plus, les faits objectifs contredisent de façon cinglante l’affirmation de comptoir qui voudrait que la bio obtienne prétendument de plus faibles rendements&#160;: seules les agricultures conventionnelles européennes et nord-américaines sont plus productives que la bio, pour des raisons qui ne peuvent être ni extrapolées ni généralisées au reste de la planète.</p>
<p>En revanche, Agir Pour l’Environnement regrette que le Rapporteur spécial choisisse d’utiliser un terme ambigu, celui d’<em>agroécologie</em>, au lieu d’appeler un chat un chat et de parler d’<em>agriculture biologique</em>. Ce choix sémantique contestable s’explique probablement par la volonté de ménager les susceptibilités de certains hauts-responsables de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture), comme son directeur connu pour ses prises de positions récurrentes contre la bio. La présence dans le rapport d’Olivier De Schutter de quelques exemples très minoritaires d’expériences acceptant un recours limité aux engrais chimiques n’augmente pas sa portée, et apparaît même incongrue et source de confusion&#160;: les exemples 100&#160;% bio sont pourtant très majoritaires dans le rapport et suffisent à démontrer l’efficacité très supérieure de la bio par rapport à l’agrochimie.</p>
<p>Le refus de parler explicitement d’agriculture biologique réduit la compréhension des enjeux et la portée des recommandations formulées. Pourquoi demander aux Nations-Unies de mettre en place des recherches agronomiques sous une nouvelle dénomination au lieu d’amplifier et soutenir celles qui sont menées en agriculture biologique&#160;? Pourquoi dépenser énergie et moyens pour créer des synergies entre des groupes épars alors que de telles synergies sont déjà en cours au sein des fédérations d’agriculture biologique (comme la fédération internationale bio IFOAM)&#160;? Il serait bien plus efficace de conforter et d’amplifier les travaux et dynamiques engagées à travers le monde par les paysans biologiques, que de réinventer l’eau tiède sous prétexte de ménager l’obscurantisme de quelques responsables institutionnels dépassés.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, le rapport d’Olivier De Schutter pourrait marquer un tournant dans la compréhension de l’agronomie tropicale par les institutions internationales&#160;: les techniques biologiques y sont clairement reconnues comme bien plus efficaces que le recours à la chimie. Qui plus est, elles sont plus résilientes, créent davantage d’emplois et permettent une alimentation plus variée et plus riche. Les décideurs agricoles sauront-ils lire&#160;?</p>
<p>» <a href="http&#160;://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20110308_a-hrc-16-49_agroecology_fr.pdf">Télécharger le rapport.</a></p>
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		<item>
		<title>[SUR LE WEB] « La tragedia dell’arte du photovoltaïque français »</title>
		<link>http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/070311/la-tragedia-dellarte-du-photovoltaique-francais</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1491-la-tragedia-dell-arte-du-photovoltaique-francais/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 12:24:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1491</guid>
		<description><![CDATA[Cécile Duflot, Hélène Gassin et Denis Baupin Europe Écologie Les Verts retracent le feuilleton des entraves successives au développement du photovoltaïque mises en place par le gouvernement&#8230; et déplorent la perte des 25.000 emplois déjà créés dans ce secteur.
» Visitez le lien
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Cécile Duflot, Hélène Gassin et Denis Baupin Europe Écologie Les Verts retracent le feuilleton des entraves successives au développement du photovoltaïque mises en place par le gouvernement&#8230; et déplorent la perte des 25.000 emplois déjà créés dans ce secteur.
» Visitez le lien
</div><blockquote><p>Cécile Duflot, Hélène Gassin et Denis Baupin Europe Écologie Les Verts retracent le feuilleton des entraves successives au développement du photovoltaïque mises en place par le gouvernement&#8230; et déplorent la perte des 25.000 emplois déjà créés dans ce secteur.</p></blockquote>
<p>» <a href="http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/070311/la-tragedia-dellarte-du-photovoltaique-francais">Visitez le lien</a></p>
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		<title>[SUR LE WEB] Photovoltaïque : le projet du gouvernement est-il juridiquement solide ?</title>
		<link>http://droitenvironnement.wordpress.com/2011/03/04/photovoltaique-le-projet-du-gouvernement-est-il-juridiquement-solide/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1489-photovoltaique%c2%a0-le-projet-du-gouvernement-est-il-juridiquement-solide%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 17:51:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les péripéties que l’on connait, le gouvernement a annoncé un nouveau dispositif de « soutien » de la filière photovoltaïque pour le 9 mars prochain. Il ressort des déclarations officielles que le nouveau dispositif comportera d’une part des tarifs d’achat, d’autre part des appels d’offres pour les toitures au-dessus de 100 kWc et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Après les péripéties que l’on connait, le gouvernement a annoncé un nouveau dispositif de « soutien » de la filière photovoltaïque pour le 9 mars prochain. Il ressort des déclarations officielles que le nouveau dispositif comportera d’une part des tarifs d’achat, d’autre part des appels d’offres pour les toitures au-dessus de 100 kWc et les [...]</div><blockquote><p>Après les péripéties que l’on connait, le gouvernement a annoncé un nouveau dispositif de « soutien » de la filière photovoltaïque pour le 9 mars prochain. Il ressort des déclarations officielles que le nouveau dispositif comportera d’une part des tarifs d’achat, d’autre part des appels d’offres pour les toitures au-dessus de 100 kWc et les centrales au sol.</p>
</blockquote>
<p>» <a href="http://droitenvironnement.wordpress.com/2011/03/04/photovoltaique-le-projet-du-gouvernement-est-il-juridiquement-solide/">Visitez le lien</a></p>
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		<title>[SUR LE WEB] [Pétition] STOP aux restrictions du droit au séjour pour soins !</title>
		<link>http://www.aides.org/petition-stop-aux-restrictions-du-droit-au-sejour-pour-soins-873</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1486-petition-stop-aux-restrictions-du-droit-au-sejour-pour-soins/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 11:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1486</guid>
		<description><![CDATA[Une prise en charge médicale que l&#8217;on dit « disponible » dans un pays ne signifie pas qu&#8217;elle est réellement accessible aux personnes malades de ce pays. En procédant à un subtil changement de termes dans la loi, le projet Besson sur l&#8217;immigration tend à un objectif : restreindre le droit au séjour des personnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">Une prise en charge médicale que l&#8217;on dit « disponible » dans un pays ne signifie pas qu&#8217;elle est réellement accessible aux personnes malades de ce pays. En procédant à un subtil changement de termes dans la loi, le projet Besson sur l&#8217;immigration tend à un objectif : restreindre le droit au séjour des personnes [...]</div><blockquote><p><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/03/discrimination.jpg" alt="discrimination" title="discrimination" width="120" height="90" class="alignleft size-full wp-image-1488" />Une prise en charge médicale que l&#8217;on dit « disponible » dans un pays ne signifie pas qu&#8217;elle est réellement accessible aux personnes malades de ce pays. En procédant à un subtil changement de termes dans la loi, le projet Besson sur l&#8217;immigration tend à un objectif : restreindre le droit au séjour des personnes étrangères malades résidentes sur le territoire français, quitte à mettre en péril la vie de milliers de personnes. Le message est clair, rentrez mourir chez vous, on paie le charter !
</p></blockquote>
<p>» <a href="http://www.aides.org/petition-stop-aux-restrictions-du-droit-au-sejour-pour-soins-873">Signez la pétition « STOP aux restrictions du droit au séjour pour soins ! » sur le site de Aides</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>[SUR LE WEB] « Pour un véritable droit à l’assurance ! »</title>
		<link>http://uneautresante.fr/2011/02/25/pour-un-veritable-droit-a-l%E2%80%99assurance/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1484-pour-un-veritable-droit-a-l-assurance/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 10:47:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1484</guid>
		<description><![CDATA[[…] Ce témoignage de Benjamin Joyeux, trente ans, actuellement conseiller politique, illustre le vécu et la situation de milliers de personnes qui se retrouvent chaque année face à un refus d’assurance. La nouvelle version de la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée le 1er février dernier par les représentants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">[…] Ce témoignage de Benjamin Joyeux, trente ans, actuellement conseiller politique, illustre le vécu et la situation de milliers de personnes qui se retrouvent chaque année face à un refus d’assurance. La nouvelle version de la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée le 1er février dernier par les représentants [...]</div><blockquote><p>[…] Ce témoignage de Benjamin Joyeux, trente ans, actuellement conseiller politique, illustre le vécu et la situation de milliers de personnes qui se retrouvent chaque année face à un refus d’assurance. La nouvelle version de la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée le 1er février dernier par les représentants des associations de malades et des assureurs, devrait faciliter l’accès à l’assurance et aux prêts bancaires (professionnels, immobiliers et consommation) pour celles et ceux qui, comme Benjamin, ont ou ont eu un grave problème de santé.</p></blockquote>
<p>» <a href="http://uneautresante.fr/2011/02/25/pour-un-veritable-droit-a-l%E2%80%99assurance/">Visitez le lien…</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Du moratoire au purgatoire : la descente aux Enfers du photovoltaïque</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1479-du-moratoire-au-purgatoire-la-descente-aux-enfers-du-photovoltaique/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 10:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diogène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1479</guid>
		<description><![CDATA[L’Union Soviétique a eu ses liquidateurs de Tchernobyl, la France de Sarkozy aura-t-elle ses liquidateurs du solaire&#160;? C’est entendu&#160;: Monsieur Fillon et son directeur de cabinet passé par le Commissariat à l’Énergie Atomique s’apprêtent à liquider purement et simplement la filière solaire photovoltaïque française.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">L’Union Soviétique a eu ses liquidateurs de Tchernobyl, la France de Sarkozy aura-t-elle ses liquidateurs du solaire&#160;? C’est entendu&#160;: Monsieur Fillon et son directeur de cabinet passé par le Commissariat à l’Énergie Atomique s’apprêtent à liquider purement et simplement la filière solaire photovoltaïque française.</div><p class="meta2">Par Diogène, consultant professionnel du secteur photovoltaïque (qui a souhaité garder l’anonymat).</p>
<p>Finies les promesses du Grenelle devant les Français, finis les engagements de la France vis-à-vis de l’Europe, finis les 23&#160;% d’énergies renouvelables en 2020&#160;!</p>
<p>C’est ce qui se passera à coup sûr si le nouveau dispositif présenté au Conseil Supérieur de l’Énergie cette semaine est appliqué à l’issue du moratoire le 9 mars prochain&#160;: trop de restrictions, trop de contraintes, trop de complexité, trop d’incertitudes feront fuir les investisseurs, tel est clairement le but recherché.</p>
<p>Rassurés par des tarifs d’achat généreux — parfois au-delà du raisonnable — et confortés par la parole du Chef de l’État jurant en juin 2009 de mettre un Euro dans le solaire pour chaque Euro mis dans le nucléaire, — une myriade d’entrepreneurs enthousiastes ont pris le risque de créer en à peine 3 ans près de 25 000 emplois&#160;: n’auront-ils demain plus que leurs yeux pour pleurer&#160;?</p>
<p>Le système de soutien mis en place en 2006 comportait des défauts de conception qui le rendaient coûteux et peu efficace, avec des niches de rentabilité exorbitante pour certaines applications et un refus obstiné de permettre à d’autres de se développer.</p>
<p>Les ingrédients étaient là, il restait à Jean-Louis Borloo à faire la promotion irresponsable des « tarifs d’achat les plus élevés du monde&#160;» pour que les remugles de la spéculation envahissent l’arrière-cuisine de la filière.</p>
<p>Censées calmer le jeu, les corrections successives apportées en 2010, mal calibrées et mal préparées, n’ont fait que l’accélérer.</p>
<p>Elles ont ainsi offert sur un plateau le prétexte qu’ils attendaient aux ennemis jurés d’une forme d’énergie qui, outre son caractère éminemment écologique, a l’insupportable défaut de pouvoir être mise en œuvre par tout un chacun.</p>
<p>Pensez donc&#160;! Avec le photovoltaïque, le simple citoyen, l’agriculteur, l’artisan, la PME, la copropriété, le bailleur social, la collectivité locale, l’État lui-même peut, après la nécessaire réduction de sa consommation d’énergie par des efforts de sobriété et d’efficacité, faire un pas décisif vers l’autonomie énergétique et échapper ainsi à la mainmise des grands groupes qui ont mis le secteur en coupe réglée depuis des décennies&#160;: l’horreur absolue&#160;!</p>
<p>Les arguments les plus éculés et les plus faux ont été utilisés pour une campagne orchestrée de dénigrement de la filière énergétique préférée des Français dans tous les sondages d’opinion&#160;: bulle spéculative, augmentation de la facture d’électricité, risque de black-out sur le réseau, importation massive de panneaux chinois…</p>
<p>Chiffres bidons et mensonges éhontés savamment distillés à des politiques et des médias qui n’ont pas le temps de creuser le sujet ont préparé le terrain d’une décision déjà prise.</p>
<p>Une parodie de concertation n’a servi qu’à enfumer des participants pourtant prêts à jouer le jeu en proposant un dispositif économe de l’argent des Français fondé sur un plafonnement en Euros et non en quotas de puissance installée, bien plus efficace et bien mieux adapté à la dynamique industrielle du photovoltaïque.</p>
<p>Pourquoi tant de haine et d’acharnement&#160;? Pourquoi aujourd’hui&#160;? Il suffit d’ouvrir les journaux&#160;!</p>
<p>Déboires sans fin de l’EPR, échecs cuisants à l’exportation, guerre ouverte entre AREVA et EDF, pression à la hausse de l’électricité pour payer la facture de l’atome, tentative de contournement de la loi sur les déchets nucléaires,  tout indique que l’heure de vérité qui approche rend nerveux en haut lieu. </p>
<p>Faire du photovoltaïque aujourd’hui après l’éolien hier une victime expiatoire d’un choix historique qui nous conduit droit dans le mur ne ferait qu’aggraver le problème en mettant la France hors-jeu de l’une des plus formidables compétitions industrielles des prochaines décennies, qui draine déjà des investissements mondiaux supérieurs à ceux du nucléaire. </p>
<p>L’industrie française a encore ses chances d’y figurer en bonne place – à la condition impérative de disposer d’un marché national à la hauteur de son rang. </p>
<p>Si Monsieur Fillon persiste — contre l’avis d’un grand nombre de ses amis politiques — et signe l’arrêt de mort qui est sur son bureau, les Chinois pourront se frotter les mains en préparant les containers de panneaux qui équiperont inéluctablement demain les bâtiments devenus à « énergie positive&#160;» et les terrains pollués qui jalonnent le territoire. </p>
<p>Quant à lui, il pourra s’apprêter à répondre d’un choix aussi arbitraire que funeste devant les 25 000 salariés sacrifiés — et bientôt devant tous les Français. </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[BREVE] La France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant&#160;!</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1480-communique-la-france-ne-doit-pas-devenir-le-pays-du-soleil-couchant/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 10:24:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1480</guid>
		<description><![CDATA[[communiqué] Nous, représentants d’entrepreneurs, de collectivité locales, de salariés, d’investisseurs, de bâtisseurs, d’organisations non gouvernementales avons découvert le projet de texte visant à encadrer le développement de la filière photovoltaïque. Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, 25&#160;000 emplois, créés dans la foulée d’une rupture écologique et économique majeure — le Grenelle de l’Environnement — seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">[communiqué] Nous, représentants d’entrepreneurs, de collectivité locales, de salariés, d’investisseurs, de bâtisseurs, d’organisations non gouvernementales avons découvert le projet de texte visant à encadrer le développement de la filière photovoltaïque. Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, 25&#160;000 emplois, créés dans la foulée d’une rupture écologique et économique majeure — le Grenelle de l’Environnement — seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme.</div><p><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/03/CP-COLLECTIF-photovoltaique-sig-500x132.jpg" alt="Signatures" title="Signatures" width="500" height="132" class="alignnone size-large wp-image-1482" /></p>
<p>Le Gouvernement souhaitait légitimement réguler et  encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met en grave danger  une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté. </p>
<p>Des propositions constructives pour maintenir la CSPE à un niveau supportable pour les consommateurs d’électricité tout en ouvrant de réelles perspectives ont été  formulées au cours de la réflexion collective menée cet hiver, mais aucune recommandation du panel des acteurs présents (industriels, installateurs, artisans, agriculteurs, ONG, collectivités locales, parlementaires…) n’a trouvé un quelconque écho dans le projet d’encadrement déposé par l’Administration. </p>
<h3>La concertation menée depuis fin 2010 n’aurait-elle donc servi à rien&#160;?</h3>
<p>Alors qu’une large majorité de Français déclare accepter de payer plus cher leur électricité pour que se développent les énergies renouvelables en général et le solaire photovoltaïque en particulier<sup>[1]</sup>, c’est un sentiment d’incompréhension qui s’impose à tous les acteurs de la filière. Personne ne conteste que l’électricité photovoltaïque est appelée à contribuer très largement à l’approvisionnement énergétique de la planète&#160;: la question aujourd’hui est de savoir quel rôle notre pays se prépare à jouer dans cette formidable compétition&#160;? </p>
<p>Le manque de vision de l’extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences. L’abandon de la filière se traduirait concrètement par des fermetures d’entreprises, mais aussi comme un signal négatif à la diversification énergétique et au changement de paradigme reposant sur la sobriété et l’efficacité énergétiques couplées à un recours substantiel à l’énergie solaire.</p>
<p>Il n’est ni trop tard pour revoir un texte dangereux, ni trop tôt pour engager notre pays sur une trajectoire énergétique associant prospérité, création d’emplois et  lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Nous demandons solennellement au Gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière en amendant dans un sens constructif le projet de texte lors de son examen par le Conseil Supérieur de  l’énergie le 2 mars prochain et en ouvrant rapidement, dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, le chantier d’un «&#160;Plan solaire photovoltaïque&#160;» ambitieux et bénéfique pour tous.<br />
<h3>Notes</h3>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_1480" class="footnote">selon un sondage LH2 (8 février 2011, étude n°1259 0011 pour le SER).</li>
</ol>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[BREVE] Énergies renouvelables&#160;: donnons-nous les moyens de nos ambitions</title>
		<link>http://ecolosphere.net/archives/1483-energies-renouvelables-donnons-nous-les-moyens-de-nos-ambitions/</link>
		<comments>http://ecolosphere.net/archives/1483-energies-renouvelables-donnons-nous-les-moyens-de-nos-ambitions/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 10:24:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecolosphere.net/?p=1483</guid>
		<description><![CDATA[[Communiqué d’Energy Cities – 28/01/2011] Le <em>«&#160;Club France de la Convention des Maires&#160;»</em>, crée à l’initiative d’Energy Cities, s’est réuni à Grenoble le mercredi 26 janvier à l’occasion des 12èmes Assises nationales de l’énergie où il a adopté son programme d’action pour 2011.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">[Communiqué d’Energy Cities – 28/01/2011] Le <em>«&#160;Club France de la Convention des Maires&#160;»</em>, crée à l’initiative d’Energy Cities, s’est réuni à Grenoble le mercredi 26 janvier à l’occasion des 12èmes Assises nationales de l’énergie où il a adopté son programme d’action pour 2011.</div><p>Au travers du Grenelle de l’Environnement, la France a envoyé des signaux positifs d’un pays qui jouerait un rôle offensif et dynamique.</p>
<p>Nombre de collectivités locales se sont senties confortées dans leurs initiatives. Elles ont accueilli favorablement ces nouvelles orientations allant dans le sens d’une relation plus forte entre leur approvisionnement énergétique et les potentiels de leurs territoires ainsi que les y invitent les Plans Climat Énergie Territoriaux. Énergie durable et cohésion économique, sociale et territoriale vont en effet de pair. Les initiatives se sont démultipliées tant dans l’efficacité énergétique, les transports, les bâtiments ou les énergies renouvelables thermiques et électriques.</p>
<p>Depuis plusieurs mois des inquiétudes apparaissent quant à la possibilité d’atteindre les objectifs fixés tant aux niveaux national qu’européen en matière d’énergies renouvelables. Ainsi, les restrictions apportées au développement de l’éolien, puis les décisions déstabilisantes en matière de photovoltaïque handicapent sérieusement la mise en œuvre des politiques locales et donnent des signaux négatifs aux investisseurs. </p>
<p>En effet, elles&#160;:</p>
<ul>
<li>remettent en question unilatéralement l’équilibre de projets importants lancés par les collectivités locales&#160;;</li>
<li>ont un impact très négatif sur les filières en construction et donc l’emploi que les collectivités cherchent à soutenir&#160;;</li>
<li>ignorent le fait que les collectivités, comme les filières et tous les acteurs du marché, ont besoin d’une stratégie énergétique et industrielle lisible, qui s’inscrive dans la durée.</li>
</ul>
<p>Nous souhaitons que des entreprises qui ont pris des risques en pariant sur un avenir énergétique durable ne se retrouvent pas pénalisées. Nous souhaitons que les collectivités locales engagées pour aider leur pays à atteindre des objectifs auxquels il a souscrit ne soient pas découragées.</p>
<p>Le gouvernement a annoncé la tenue d’une <em>«&#160;conférence nationale sur l’énergie&#160;»</em> dont l’objectif serait d’assurer la <em>«&#160;compétitivité de l’économie française&#160;»</em>, d’évaluer <em>«&#160;la pertinence des choix que nous faisons aujourd’hui&#160;»</em> et d’identifier de nouveaux gisements énergétiques en tenant compte de leurs coûts d’exploitation.</p>
<p>Le Club de la Convention des Maires jouera tout son rôle pour que cette future conférence privilégie une politique qui favorise la maîtrise des consommations énergétiques et la production énergétique locale. Nous considérons que ce sont les axes qui permettront de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les risques pour les générations futures et sont les plus créatrices d’emplois. Nous nous donnerons les moyens d’être entendus&#160;!</p>
<p><em><a href="http://www.energy-cities.eu/IMG/pdf/Press_release_Declaration_Club_France_Convention_des_Maires_280111_fr.pdf">Télécharger et lire le texte complet du Communiqué</a> [pdf].</em></p>
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		<title>[BREVE] Communiqué des barbues, Conseil général de Tarn et Garonne</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 16:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>la rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[[Montauban-jeudi 24 février] Les membres du groupe d’action féministe La Barbe (mouvement national) se sont invitées à la séance du Conseil Général de Tarn et Garonne sur le budget. L’intervention a eu lieu vers 15h30, pendant l’examen de la proposition de budget 2011.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="font-weight:bold; margin-bottom:1em;">[Montauban-jeudi 24 février] Les membres du groupe d’action féministe La Barbe (mouvement national) se sont invitées à la séance du Conseil Général de Tarn et Garonne sur le budget. L’intervention a eu lieu vers 15h30, pendant l’examen de la proposition de budget 2011.</div><p>Devant les conseillers ébahis, les militantes affublées de barbes postiches, se sont placées le long de l’hémicycle et ont silencieusement brandi des panneaux sur lesquels on pouvait lire&#160;: «&#160;chapeau&#160;», «&#160;félicitations&#160;», et «&#160;la Barbe&#160;». Usant de leur ironie habituelle, les barbues ont également félicité les élus du Conseil Général de Tarn et Garonne pour leur remarquable résistance à la féminisation&#160;: sur 30 élus, le Conseil Général de Tarn et Garonne ne compte aucune femme… En France, c’est la seule assemblée départementale de ce type avec l’Ariège.</p>
<p>M. Baylet, président du Conseil Général de Tarn et Garonne, au cours de la séance qui a suivi a rappelé pour «&#160;répondre à ces dames&#160;» que la première femme à avoir été présidente d’un Conseil Général était sa mère… dans les années 70 . Les temps semblent avoir changé&#160;! M. Baylet a affirmé son souhait que le Conseil Général se féminise lors des prochaines élections cantonales. Avec 18 candidates sur 80 le risque est faible… Mais le vent tourne parfois&#160;!</p>
<p>Actuellement, le Conseil Général de Tarn et Garonne préfigure ainsi, dans sa composition exclusivement masculine, ce qui pourrait être le visage futur de l’ensemble des assemblées élues territoriales, lorsque la modification du mode de scrutin entrera en application. Cette modification, soustraira les élections territoriales à la loi sur la parité, représentant ainsi un recul majeur pour l’accès des femmes aux mandats électifs.</p>
<p>Pour les prochaines élections cantonales du 20 et 27 mars, sur les 80 candidats de Tarn et Garonne, 18 seulement sont des femmes pour les 14 cantons renouvelables. Dans les différents partis la parité (sur l’ensemble des candidats titulaires) ne semble pas être toujours la priorité. Le PRG (Parti radical de Gauche de Jean-Michel Baylet) présente en titulaires 2 femmes et 8 hommes, le PS présente 2 femmes et 7 hommes, l’UMP présente 1 femme et 6 hommes, le FN présente 1 femme et 11 hommes, le Front de Gauche présente 5 femmes et 5 hommes. Le parti à présenter le plus de femmes pour ces élections cantonales est Europe Ecologie Les Verts avec 6 femmes pour 8 hommes. Par ailleurs 18 hommes se présentent sans étiquette ou autres partis.</p>
<p>Les barbues ont pu distribuer un tract, rédigé au second degré, et sur lequel on pouvait lire&#160;:</p>
<p>«&#160;Femmes et Élues&#160;? Pour que cesse cette imposture&#160;!</p>
<p>Messieurs les Conseillers, La Barbe vous félicite&#160;!</p>
<p>Contre les sirènes de la parité, vous êtes à l’avant-garde et votre résistance nous honore. Ainsi, aucune femme n’a pu s’immiscer dans vos rangs&#160;! C’est exceptionnel en France, puisque qu’avec l’Ariège vous êtes les deux seules assemblées départementales à avoir résisté à la présence des femmes. Encore Bravo.</p>
<p>Que chacun et chacune reste à sa place, telle est la devise de La Barbe.</p>
<p>Depuis la loi dite &laquo;&nbsp;sur la parité&nbsp;&raquo; du 6 juin 2000, les femmes s’infiltrent dans nos instances politiques locales&#160;: conseils municipaux 35&#160;%, conseils régionaux 47,6&#160;%, les chiffres font frémir. En outre, face à la réduction des mandats régionaux et départementaux de 6&#160;000 à 3&#160;000 pour 2014, n’oublions pas cette vérité terrible&#160;: une place pour une femme est une place en moins pour un homme. Comment nos élus pourront-ils dans ces conditions conserver les charges électives multiples indispensables à la conduite avisée des affaires publiques&#160;?</p>
<p>Heureusement, tous ceux qui préfèrent la mâle assurance d’un véritable professionnel à l’amateurisme de ces intrigantes reprennent aujourd’hui espoir. Le projet de réforme des collectivités territoriales peut en effet, en généralisant le scrutin uninominal pour les conseillers territoriaux, stopper la lamentable féminisation de notre République.</p>
<p>Ce mode de scrutin que de bonnes âmes qualifient d’archaïque, La Barbe au contraire l’appelle donc de ses voeux&#160;!</p>
<p>Il vous reste cependant une dernière élection départementale en mars prochain, et pour finir en beauté, nous comptons sur vous pour faire à nouveau barrage à tout créature femelle voulant s’immiscer dans vos rangs. Jean-Michel, Odé, Francis, Christian, Denis, Jean-Marc, Étienne, Jacques, Robert, Joël, Bernard, Jacques, Guy, Hervé, Guy-Michel, Pierre, Jean, Raymond, François, Jean, Jean-Paul, Léopold, Jean- Paul, Roland, José, Michel, Ghislain, Alain, Claude, Jean-Pierre vous êtes les gardiens de l’ordre naturel des choses.</p>
<p>Tenez bon, et gardez espoir, car le vent peut tourner&#160;!</p>
<p>La Barbe&#160;!</p>
<p>Sur 30 élus, le Conseil Général du Tarn et Garonne compte 30 hommes… et aucune femme&#160;»</p>
<div id="attachment_1478" class="figure alignnone" style="width: 500px"><img src="http://ecolosphere.net/wp-content/uploads/2011/02/communiqué-barbues-Conseil-général-82-24FEV2011-500x374.jpg" alt="Les « barbues » devant le château du Conseil Général de Tarn et Garonne." title="Les « barbues » devant le château du Conseil Général de Tarn et Garonne." width="500" height="374" class="size-large wp-image-1478" /><div class="caption"><p class="legende">Les « barbues » devant le château du Conseil Général de Tarn et Garonne.</p></div></div>
<p>Retrouvez très bientôt la vidéo de l’intervention sur <a href="http&#160;://www.labarbelabarbe.org/">labarbelabarbe.org</a>.</p>
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