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Dossier — mai 2009

Quelles réponses face à la crise ?

Que faire face à la crise ? D’abord, changer notre regard pour en faire une lecture écologiste et puis, proposer des solutions vraiment durables. Un dossier pour entamer la réflexion.

édito du dossier


Mises à jour du dossier « quelles réponses face à la crise »


Analyse

Géopolitique de la crise

par Jérome Gleizes

« Une récession économique mondiale… aux effets géopolitiques contrastés… du fait d’une bataille pour le contrôle des matières premières… du fait d’une dégradation des conditions de vie… induisant des tensions monétaires internationales… et qui s’aggravera avec la pandémie de grippe H1N1 ». Analyse.

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Il y aura d’autres New Fabris (sauf si…)

par Mickaël Marie et Cécile Duflot

Les salariés de l’équipementier automobile New Fabris ont mis fin, le 31 juillet, à une lutte de plusieurs semaines. Au lendemain d’une ultime manifestation dans les rues de Châtellerault, les 366 salariés touchés par la fermeture du site ont accepté la dernière proposition présentée par le gouvernement, une prime supraconventionnelle de 12 000 euros net. [...]

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Une crise financière et… environnementale

par Sandrine Rousseau

Inflation USA

La crise que nous connaissons actuellement est souvent présentée soit comme une crise purement financière, soit comme une crise du capitalisme financier. Plusieurs facteurs sont identifiés comme ayant joué un rôle important dans la survenue de la crise : excès d’endettement, spéculation excessive, manque de transparence dans les transactions, développement des nouveaux produits financiers, comportements de rachats d’actions par les grandes entreprises, etc.

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Édito Dossier

Crise: lectures et remèdes écologistes

par la rédaction

Jeunes syndicalistes – Feux de Bengale

La crise économique et financière dans laquelle nous sommes plongés depuis plusieurs mois est sans précédents, tant par ses répercussions sociales et économiques que par la remise en cause majeure du système capitaliste, loué à l’envi depuis plusieurs décennies comme le meilleur système d’organisation.

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(Pour une autre grille de lecture) La crise, les crises entre guerres et paix

par Ben Cramer

Quelles réponses la crise actuelle provoque-t-elle ? On aurait pu croire qu’elle obligerait les Etats, notamment au sein de l’Union européenne, à relancer les processus démocratiques. Loin de là, on voit plutôt ressurgir une économie de guerrière et sécuritaire.

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Le passé ne reviendra pas

par Hervé Kempf

Attention, le discours qui suit est radicalement contraire au discours dominant. Respirez…

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Quasi-manifeste pour une économie politique institutionnaliste

par Alain Caillé

Dès qu’il s’agit d’exposer les grands traits de ce à quoi ressemble ou pourrait ressembler une approche non standard et non orthodoxe de l’économie, et d’en déduire quelques conclusions de politique économique, il apparaît très vite que les différences entre les diverses écoles économiques non standard sont beaucoup moins importantes que ce qu’elles ont en commun. On tente ici de clarifier, d’expliciter et d’enregistrer les lignes de convergence principales qui relient les différentes approches non standard de l’économie, sans sous-estimer les problèmes théoriques et conceptuels qui subsistent et qui devront être affrontés très prochainement. L’hypothèse sous-jacente – qui est d’ailleurs aussi bien un programme de recherche – est que c’est seulement sous la bannière d’une économie politique institutionnaliste que les diverses écoles d’une science économique non standard ont une chance de trouver et de pleinement comprendre ce qui fait leur unité potentielle. Ajoutons que ce programme non standard n’est pas vu comme une alternative frontale à la science économique standard – beaucoup d’économistes orthodoxes pourraient manière très générale, ce qui subsiste aujourd’hui de la grande tradition et de l’inspiration de l’économie politique classique s’exprime sous la forme de propositions institutionnalistes. L’alliance entre économie politique et institutionnalisme est donc toute naturelle. La proposition centrale de l’institutionnalisme est qu’aucune économie ne peut fonctionner en l’absence d’un cadre institutionnel adéquat. Les conditions d’une bonne marche de l’économie résident à la fois dans l’existence d’un système institutionnel général clairement défini et dans la dynamique d’ensemble de la société civile. Ou, encore plus brièvement, les institutions importent, en effet, et elles doivent être au service de la vitalité et de la créativité de la société. Les différences entre les divers institutionnalismes procèdent des diverses manières d’analyser ce contexte institutionnel (selon qu’on met l’accent sur la culture, le droit, l’État, etc.) et son origine (plus ou moins synchronique ou diachronique, individuelle ou collective, etc.). Une économie politique institutionnaliste (EPI) ne sépare pas l’analyse des marchés de la réflexion sur l’arrièreplan politique et éthique d’une économie. Plus précisément, elle ne croit pas qu’il soit possible d’analyser : 1° d’abord le marché ou l’économie et 2° seulement après, les institutions nécessaires à leur bon fonctionnement. Au contraire, elle croit que les institutions économiques sont étroitement enchevêtrées avec des normes politiques, juridiques, sociales et éthiques, et qu’elles doivent toutes être étudiées et pensées en même temps. Le politique, entendu différemment de la politique ou des politiques économiques, est le lieu ou le moment où cet enchevêtrement trouve sa forme. 3. Un institutionnalisme situé Pour cette raison, les concepts théoriques généraux d’une économie politique institutionnaliste, comme les conclusions pratiques qu’il est possible d’en tirer, ne peuvent pas être purement en fait acquiescer à nombre des propos qui vont être énoncés ci-après –, mais plutôt comme l’esquisse d’une perspective générale nécessaire à la bonne compréhension de la plus grande part des progrès analytiques accomplis par la science économique standard.

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Perdre le Nord

par Hervé Kempf

Publié dans Le Monde, le 19 avril 2009.
Quand arrête-t-on de se développer ? La réponse habituelle à cette question est : vous ne pouvez pas refuser aux pays du Sud d’échapper à la pauvreté et de rejoindre, tant bien que mal, le niveau de confort des pays du Nord. Certes. Que donc se développent les [...]

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Le souhaitable est possible : les quatre pistes de l’écologie politique

par Pascal Canfin, Philippe Lamberts et Daniel Cohn-Bendit

La très grande majorité des élections législatives ou présidentielles récentes dans les pays riches ont été remportées par les partis conservateurs ou libéraux, à l’exception de la Grande-Bretagne, où le Parti travailliste ne revendique plus l’héritage social-démocrate, et de l’Espagne, pour des raisons conjoncturelles liées aux attentats du 11 mars 2004. Allemagne, France, Italie, presque partout la gauche a essuyé des revers électoraux. Au-delà des causes nationales spécifiques, cette série de défaites s’explique également par le fait qu’en matière économique la gauche de gouvernement n’a pas apporté de réponses convaincantes et coordonnées aux défis posés par la mondialisation et le capitalisme financier. Autrement dit, la gauche a perdu la bataille des idées avant de perdre la bataille des urnes.

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La démarche de l’économie écologique

par John Gowdy et Jon D. Erickson

Une vision des systèmes de comptabilité imbriquée en économie écologique.

Le présent article, publié dans la Revue Etopia (n°4) aborde les grands principes de l’économie écologique – le pluralisme de la valeur, le pluralisme méthodologique et l’évaluation multicritère des politiques. L’économie écologique offre des alternatives viables aux fondements théoriques et aux recommandations d’ordre politi¬que de l’économie néoclassique du bien-être. L’économie néoclassique est aujourd’hui le cadre d’une véritable révolution et ses hypothèses les plus centrales sont remplacées par des modèles comportementaux des consommateurs et des entreprises plus réalistes. Nous faisons cependant valoir que ces nouvelles conclusions théoriques et empiriques sont largement ignorées dans les travaux appliqués et les applications politiques de l’économie environnementale. Unique école économique hétérodoxe orientée vers l’économie humaine à la fois comme système social et comme système «logé» dans l’univers biophysique, et relevant dès lors tant du holisme que de la science, l’économie écologique est appelée à jouer un rôle majeur dans la refonte du champ et de la méthode de la science économique.

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Une lecture écologiste de la crise, la première crise socio-écologique du capitalisme

par Jérome Gleizes et Yann Moulier-Boutang

La crise actuelle n’est pas la conséquence de la crise financière. 2008, c’est aussi les records mondiaux pour les prix du pétrole, de l’or, de nombreux métaux et de produits alimentaires comme le riz… Mais aussi record de températures, disparition accélérée d’espèces animales ou végétales. Tous ces faits apparemment singuliers s’inscrivent dans des temporalités différentes qui n’ont pas nécessairement de liens causals, mais leur conjonction est dangereuse car elle amplifie les différentes crises. Nous sommes dans une crise globale.

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Entretien

Hervé Kempf et Pascal Canfin: « Le capitalisme vert, ça n’existe pas ! »

par Sabrina Kassa et Emmanuelle Cosse

Le revirement écologique appelé à « bonifier » le capitalisme est-il possible ? Les journalistes Pascal Canfin et Hervé Kempf restent sceptiques. Entretien.

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Crise: traiter la maladie, pas seulement les symptômes

par Denis Baupin

Notre monde est malade, gravement malade. La crise dans laquelle nous sommes entrés est non seulement la plus grave, d’un point de vue économique, depuis les années 30, mais elle se double d’une crise écologique majeure — celle des ressources notamment énergétiques, et du dérèglement climatique. Plus grave, les deux crises s’auto-entretiennent.

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Ce qu’on a fait pour sauver la finance, faisons-le pour sauver la planète

par Denis Baupin et Pascal Canfin

Pour nous, la crise financière a au moins la vertu de montrer qu’une mobilisation massive et qu’un aggiornamento idéologique était possible, et « constitue une opportunité historique pour inventer un nouveau mode de développement qui ne repose pas sur la maximisation du profit à court terme mais sur la recherche d’un développement soutenable pour la planète et qui maximise le bien être des êtres humains ».

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Climat : nous ne pouvons plus nous payer de mots.

par Benjamin Dessus

Plus que jamais il nous faut prendre conscience que la crise économique et financière actuelle n’est pas séparable des crises sociale et écologique.

C’est par l’égalité, la solidarité et la sobriété que nous sortirons de cette crise et non pas par l’asservissement à un productivisme (fût-il vert !) dévoyé au seul profit de quelques uns.

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Les Verts et la relance de l’économie

par Pascal Canfin

Faut-il relancer l’économie ? Aider les constructeurs automobiles ? Encourager la consommation ? C’est en réalité une conversion écologique qu’il faut aujourd’hui engager pour une économie de marché responsable et un développement soutenable. Explications

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