Qui sommes-nous ?

Ecolosphere.net est un lieu d’information, d’analyse et de débats, où sont abordées toutes les thématiques de l’actualité au sens large, mais analysées selon les critères de l’écologie politique, avec une visée prospective.

Ci-dessous, nos brèves, des plus récentes aux plus anciennes. Vous pouvez aussi consulter nos articles, nos dossiers ou bien encore chercher parmi les thématiques qui vous intéressent.


23 sept | Le maintien du nucléaire entrainerait un coût de 746 milliards d’euros !

Avec un art consommé du scoop, le Figaro du 22/09 donne la parole au Haut Commissaire à l’énergie atomique. Bernard Bigot plaide, avec foi, pour une France nucléaire. La somme des contre-vérités diffusées dans cette interview prêterait presque à sourire si elle n’émanait pas d’un personnage aussi influent. Ceci a amené Agir pour l’Environnement à effectuer un rapide calcul du coût du maintien du nucléaire.

Article publié sur le site d’Agir Pour l’Environnement.

Grand économiste devant l’éternel, Monsieur Bigot n’hésite pas un instant à sortir sa grande calculette et appliquer « une règle de trois », estimant ainsi que si l’Allemagne évalue à 250 milliards d’euros sa sortie du nucléaire, le parc français étant plus de trois fois plus important, le coût français serait donc trois fois plus élevé… L’économie est une chose finalement assez accessible !

Alors que la Cour des Comptes est en train d’évaluer le coût du nucléaire hexagonal, le Figaro semble réduire le travail de cette institution à une vulgaire règle de trois.

Or, que la France sorte ou non du nucléaire, la fermeture des réacteurs nucléaires qui arrivera tôt ou tard (espérons-le le plus tôt possible !) va entraîner une facture en matière de démantèlement qui viendra s’ajouter au coût d’une relance du nucléaire. Si la France s’inspirait de l’Angleterre, EDF serait dans l’obligation de mobiliser… 171 milliards d’euros, soit 154 de plus que ce qu’EDF a provisionné pour l’instant ! Avant ces fermetures, la maintenance des réacteurs vieillissants est estimée à 600 millions d’euros par réacteur, soit près de 35 milliards (sans prendre en compte les surcoûts liés au renforcement de la sécurité induits par la catastrophe de Fukushima comme par exemple le coulage d’un radier en béton de plusieurs mètres d’épaisseur sous la centrale de Fessenheim !).

L’EPR de Flamanville dont le coût de construction est désormais évalué à 6 milliards d’euros viendrait (espérons que non !) remplacer les réacteurs existants, soit une facture avoisinant les 300 milliards d’euros.

Un réseau électrique ultra-centralisé requiert un réseau de lignes à haute et très tension dont le coût de construction et de maintenance demeure à estimer mais qui se compte en dizaines de milliards d’euros.

Toute la filière nucléaire a été, directement ou indirectement, subventionnée par l’Etat. Le  Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) a bénéficié de 51 milliards d’euros de subventions publiques pour la période 1946-1992, pour un budget global estimé à 67.5 milliards d’euros.

Tout économiste qui se respecte doit, pour évaluer le coût du nucléaire, envisager le prix d’une gestion des déchets radioactifs durant les cinq prochains siècles. Selon l’association Global Chance, les montants envisagés pour l’enfouissement des déchets varient d’un facteur 4, passant de 14,7 milliards d’euros (1996) à peut-être 58 milliards (2003). Cette estimation pour le moins conservatrice et aléatoire émane de l’ANDRA.

Le coût du retraitement, de la production du MOX, de l’échec de Superphénix et d’Iter avoisine les 75 milliards d’euros supplémentaires.

Par ailleurs, le haut commissaire à l’énergie atomique oublie soigneusement d’évoquer le coût d’une catastrophe nucléaire. Parce que jugée impossible, le lobby nucléaire n’ose même pas évoquer une telle hypothèse. Or, le coût de Tchernobyl a dépassé les 500 milliards d’euros (hors coût de santé !). Fort heureusement pour les intérêts bien compris du lobby nucléaire, le risque assuranciel couvrant les dommages d’une catastrophe nucléaire limite la responsabilité des producteurs à 91 millions d’euros.

Enfin, le nucléaire, technologie peu flexible nous oblige, en période hivernale, à recourir à des importations massives… notamment d’Allemagne et de Suisse et à compléter nos capacités de production à l’aide de centrales gaz, fioul et charbon (augmentant ainsi encore le coût d’un système reposant sur le « presque tout-nucléaire ») ! Le monolithisme du système électrique hexagonal nous amène à vendre massivement de l’électricité en période creuse quand personne n’en veut et à en acheter massivement lorsque cette électricité est rare et coûteuse !

Le bas coût de l’électricité française est ainsi acquis au prix d’une externalisation massive que nos enfants auront à payer prochainement. Pire, si le kWh français est finalement 25% moins cher que dans le reste de l’Union européenne, l’association Agir pour l’Environnement ne peut s’empêcher de rappeler qu’un Français consomme pour le seul secteur résidentiel, 2220 kWh contre 1127 kWh pour un Italien, 1715 kWh pour un Allemand et 1617 kWh pour un Européen. Si le kWh est objectivement moins cher, la facture globale est néanmoins plus élevée pour les français prisonniers d’un modèle électrique énergivore.

Enfin, en terme de dynamisme économique et d’exportation, il semble vraisemblable que l’investissement dans les énergies vertes soient plus pourvoyeuses d’emplois et de marchés à l’export que l’option « EPR » défendue par le chef de l’Etat actuel, tout aussi hyperactif, que radioactif et… improductif !

A l’aune de ces dépenses inhérentes au système électrique français, l’association Agir pour l’Environnement estime que le maintien du nucléaire coûterait aux français plus de 746 milliards hors coût d’une catastrophe nucléaire. Ce coût semble manifestement sous-estimé au regard des surcoûts constatés régulièrement !

Au terme de cette évaluation qui vaut bien celle faite au doigt mouillé par le haut commissaire à l’énergie atomique, il faut constater que l’énergie est un bien rare, précieux et à l’avenir coûteux. Avec ou sans nucléaire, le kWh le moins cher est celui qu’on ne produit et qu’on ne consomme pas.


7 sept | La planète brûle (chronique l’Écologitèque.com)

« À droite comme à gauche, que d’écologiste de salon, que de démagogues, qui prétendent qu’on peut être écologiste en ne changeant rien à notre gaspillage ! […] Quand les convictions sont proportionnées au confort personnel — et on ne compte plus les élus ayant encore une grosse berline avec chauffeur — on peut être certain que les générations futures ne sont pas au cœur des préoccupations. »

Voilà qui est dit. Denis Baupin, maire adjoint de Paris, membre de l’exécutif d’Europe Écologie – Les Verts, n’a pas sa plume dans sa poche. Auteur de La planète brûle où sont les politiques ?, paru aux éd. Hoëbeke et préfacé par Nicolas Hulot, est un écologiste de conviction qui agit autant qu’il promet. Raison pour laquelle il est aisé de chroniquer son livre en faisant abstraction du côté politicien que l’on pourrait craindre dans ce type de publication.

Chronique publiée dans l’Écologitèque accompagnée d’une interview de Denis Baupin.

Le livre est éminemment politique, dans le sens où l’auteur démontre son intention de s’occuper de la cité et du citoyen, redonnant ainsi son sens premier au mot.

L’ensemble de l’ouvrage tend assurément vers ce but, mettre l’écologie au centre de la cité, des débats et des comportements. Le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » a vécu, même si les exemples ne sont pas rares en politique, écologistes compris. Denis Baupin met en pratique ce qu’il prêche et ne se contente pas de donner des leçons. Bien plus qu’un politicien il est un politique.

Dans La planète brûle où sont les politiques ? Denis Baupin nous parle de son métier d’élu, des difficultés qu’il rencontre et de sa volonté de mettre en place un système écologique de l’économie, de penser global et d’agir local. Agriculture, consumérisme, croissance, lien social, etc., autant de thèmes abordés par l’auteur — concrètement.

Adaptation et mutation sont à l’ordre du jour. Le changement climatique, les ressources naturelles limitées, l’énergie, la solidarité, la démocratie… des nécessités qui appellent une révolution culturelle et sociétale.

L’intérêt commun, la sauvegarde de notre Planète doivent supplanter l’intérêt individuel. La voie capitaliste et productiviste de la marchandisation des êtres est une impasse.

Denis Baupin reconnaît que la mutation sera difficile, qu’elle appelle de nombreux efforts autant financiers que comportementaux, mais elle est inéluctable si nous voulons offrir aux générations futures des conditions de vie acceptables.

« Cette reconnaissance de la difficulté est une première étape dans la réduction de l’angoisse générée par la mutation. Il est au moins aussi essentiel de montrer qu’elle est la voie qui permet cette mutation, de donner des exemples de mutations en cours (dans d’autres villes, d’autres pays), de mettre en évidence que chacun peut trouver sa place dans cette mutation et enfin de montrer tous les avantages induits que l’on pourra en tirer. »

Parce qu’il est un fait indéniable : l’écologie « ça marche ». Imaginer un monde meilleur, socialement et humainement, n’est possible qu’à travers de l’idée écologique.

La planète brûle où sont les politiques ? est un hymne au bien-vivre dans un monde plus solidaire et plus respectueux de notre unique maison.

Un livre comme celui-ci a de forte chance de nous réconcilier avec la politique telle qu’elle devrait être envisagée par les élus.

À lire pour comprendre et agir.


20 juin | Le troisième Jour de la nuit aura lieu le 1er octobre 2011 !

Le samedi 1er Octobre prochain aura lieu la troisième édition du Jour de la Nuit.

En 2009 et en 2010, plus de 500 manifestations ont été organisées partout en France pour fêter la nuit noire et sensibiliser au phénomène de pollution lumineuse.

Cette année, les 20 partenaires organisateurs* appellent de nouveau les collectivités locales, les associations et les gestionnaires d’espaces naturels à monter encore davantage d’animations grand public et d’extinctions de l’éclairage public.

Pour faire prendre conscience de la pollution lumineuse et de ses conséquences sur l’environnement

Le Jour de la Nuit a pour objectif de sensibiliser aux conséquences de la pollution lumineuse et de renouer un lien avec la nuit. Depuis quelques années, la nuit est en effet confrontée à la montée d’une pollution lumineuse issue d’une généralisation de l’éclairage artificiel, qui engendre un gaspillage d’énergie important, trouble les écosystèmes et fait disparaître le ciel étoilé.

Le Jour de la Nuit permet de faire découvrir la biodiversité nocturne et de retrouver le plaisir d’observer les étoiles pour attirer l’attention sur ces enjeux. En participant à cette grande action festive et participative, les différents acteurs, collectivités locales, associations, gestionnaires d’espaces naturels et citoyens, s’impliquent dans une grande marche vers la préservation de la nuit, de la biodiversité, du climat et de l’environnement.

Redécouvrons la magie de la nuit noire

Inscrit dans le cadre de l’ « Année Internationale des forêts » et de l’ « Année Internationale des chauves-souris », le troisième Jour de la Nuit met cette année la préservation des forêts et des chiroptères à l’honneur. A l’occasion du Jour de la Nuit, de nombreuses animations et activités seront proposées au grand public partout en France : sorties nature, écoute des animaux, observations des étoiles, expositions, balades nocturnes, conférences… En parallèle, de nombreuses villes éteindront symboliquement tout ou partie de leur éclairage public.

À partir du 15 juin 2011, inscrivez votre manifestation sur www.jourdelanuit.fr

À partir du 15 juin 2011, les organisateurs d’animations grand public et les communes qui souhaitent mettre en place des extinctions de leur éclairage public pourront inscrire leur manifestation sur le site internet. Ils y trouveront de nombreux outils pour les aider à organiser leur manifestation (kit pratique, outils de communication, documents pédagogiques, etc.). Les activités inscrites figureront sur une carte de France interactive sur laquelle le grand public trouvera le programme complet.

* Organisateurs du Jour de la Nuit : Agir pour l’Environnement, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne, l’Association Française d’Astronomie, l’Association des Maires de France, le Comité de Liaison des Energies Renouvelables, France Nature Environnement, les Eco Maires, le Plan National d’Actions Chiroptères, la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, la Fédération des Clubs Connaître et Protéger la Nature, les FRANCAS, la Ligue de l’enseignement, Natureparif, le Réseau Action Climat, le Réseau Ecole et Nature, Réserves Naturelles de France, Rivages de France et la Région d’île de France – avec le soutien du Ministère en charge du Développement durable.


25 mai | Colloque « Nucléaire : Nous voulons avoir le choix »

Jeudi 23 juin 2011 de 8 h 30 à 18 h. Palais-Bourbon, salle 6217, 126 rue de l’université, Paris VIIe.

La catastrophe de Fukushima nous rappelle que le nucléaire n’’est pas seulement potentiellement risqué mais une technologie réellement dangereuse, vectrice d’’accidents majeurs. À la suite de ce drame humain et écologique, de nombreux pays ont réinterrogé l’’option nucléaire et décidé d’’en sortir. A contrario, la France s’’enferme dans un unilatéralisme énergétique, renvoyant celles et ceux qui militeraient pour un abandon du nucléaire à l’’impossibilité théorique d’’une sortie immédiate ou progressive.

Prisonnier d’’une technologie qu’’il n’a pas choisie, le peuple français est-il condamné à assister passivement à la multiplication de catastrophes sans envisager d’’options alternatives ? L’’unilatéralisme énergétique promu, contre vents et marées, n’’entraîne-t-il pas une dépendance extrême à l’’égard du nucléaire ? Dans un cadre démocratique, avons-nous encore le choix de sortir du nucléaire ?

À l’invitation d’Yves Cochet, député de Paris,
À l’initiative de l’association Agir pour l’Environnement,
Avec le collaboration du Réseau Action Climat et du Réseau Sortir du Nucléaire.

Plus d’infos


5 mai | Référendum pour sortir du nucléaire : Des personnalités s’engagent aux côtés de 26 000 citoyennes et citoyens !

Paris, le 03 mai 2011 : Alors que le chef de l’État tente de répondre maladroitement à la catastrophe nucléaire de Fukushima en annonçant une énième Grenelle qui cache mal sa volonté de sauver le soldat « nucléaire », l’association Agir pour l’Environnement va remettre au Président de la République plus de 26 000 signatures de citoyennes et citoyens ayant signé une pétition en faveur d’un référendum sur la sortie du nucléaire.

Comble de l’indécence, le chef de l’État ne manque aucune occasion pour vanter les mérites supposés d’un nucléaire à la française, quitte à recourir à la caricature afin de clore un débat pourtant nécessaire.

Associés à ces 26.000 signatures, un certain nombre de personnalités ont tenu à apporter leur soutien à cette demande comme Danièle Mitterrand, Nicolas Hulot, Patrick Viveret, philosophe, Corine Lepage, députée européenne et ancienne ministre, Yves Cochet, député de Paris et ancien ministre, Dominique Voynet, sénatrice de Seine Saint Denis et ancienne ministre, José Bové, député européen, Martine Billard, députée de Paris, Jean-Paul Besset, député européen, Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, Michèle Rivasi, députée européenne, Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes, Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris, Jean-Vincent Placé, vice-président de la région Ile-de-France, Emmanuelle Cosse, vice-présidente de la région Ile-de-France, Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Liberté, François Veillerette, porte-parole de Générations futures, Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, Charlotte Nenner, présidente de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire…

L’entêtement dont fait preuve le chef de l’État à l’égard du nucléaire relève de l’irrationalité la plus absolue. Un peu plus d’un mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, seule la France poursuit son cavalier seul en matière nucléaire.

Prisonnier d’une technologie qu’il n’a pas choisie, le peuple français ne doit plus être condamné à assister passivement à la multiplication de catastrophes sans envisager d’options alternatives.

L’association s’engagera durant toute la campagne présidentielle afin que le nucléaire ne soit pas UN sujet mais LE sujet au cœur de la future campagne électorale.

Communiqué de l’association Agir pour l’Environnement.


21 avr | Sortie du livre « La planète brûle ? Où sont les politiques ? »  par Denis Baupin

Les politiques peuvent-ils encore sauver la planète ? En ce début de 21e siècle, les signaux d’alerte sont au rouge : crises climatique, énergétique, économique, sociale, géopolitiques, et plus profondément crise de civilisation.

La planète brûle ? Où sont les politiques ?

La planète brûle ? Où sont les politiques ?

Denis Baupin, éditions Hoëbeke, 2010 (sur Amazon)


La communauté scientifique crie « casse-cou » ; des économistes dénoncent une économie structurellement instable ; les philosophes et sociologues s’inquiètent du délitement de la société et de la perte de sens. Seuls, semble-t-il aux abonnés absents, engoncés dans des visions étriquées, conformistes, de court terme, les politiques sont devenus le maillon faible de nos sociétés en crise.

Une mutation est nécessaire et possible. Elle doit être globale : une mutation technologique, énergétique et industrielle, une révolution économique et la définition d’un nouveau projet de civilisation qui donne une grille de lecture planétaire au destin de l’humanité.

Une ambition démesurée ? Sans doute, mais à l’échelle des défis du 21e siècle. Encore faut-il que les politiques soient à la hauteur : qu’ils sortent de leur paresse intellectuelle et fassent preuve de courage et de vision. Qu’ils s’appuient sur les multiples innovations sociales qui émergent partout et résistent aux lobbies. Et que nous construisions pas à pas une civilisation humaniste, écologique, démocratique, qui redistribue équitablement les richesses, où chaque être humain ait les mêmes droits à la vie, à la reconnaissance, à la justice, au lien social.

C’est ce à quoi nous invite Denis Baupin, militant écologiste de longue date, pour que les politiques sauvent non seulement la planète mais permettent le passage à un monde enfin civilisé, un monde où l’idéologie de la concurrence et de la compétition serait supplantée par le « bien vivre ».

À propos de l’auteur

Denis Baupin est maire-adjoint de Paris depuis 2001. D’abord en charge des transports et des déplacements pendant 7 ans (Vélib, tramway, couloirs de bus, etc.), il est dorénavant en charge du Plan

Climat de Paris, du développement durable et de l’environnement. Il préside l’Agence du Climat de Paris, est vice-président du réseau européen Energy Cities. Il a été porte-parole national des Verts, conseiller politique de Dominique Voynet au gouvernement, président du Club des Villes Cyclables, a co-fondé le collectif Pa’Dak et Agir pour l’Environnement.

Il est aujourd’hui membre de l’exécutif d’Europe-Ecologie Les Verts, en charge du projet 2012.


18 mar | PÉTITION : Pour un référendum,
pour sortir du nucléaire

Le Japon, après la Russie et les États-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.

Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.

Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes. Tout juste le chef de l’État consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…

Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. Nous n’acceptons plus la mainmise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique.

→ Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire :


15 mar | Nucléaire : le mensonge toujours, même au Japon !

[Communiqué Mouvement Utopia 14/03] Alors que la mobilisation internationale se met en place pour soutenir les populations victimes d’un tremblement de terre et d’un tsunami, une autre catastrophe met une nouvelle fois en évidence la menace que fait peser sur les populations la technologie liée à l’exploitation de l’énergie nucléaire.

Alors que les explosions en chaîne des réacteurs se succèdent, faute de refroidissement, les premières mesures de la radioactivité réalisées par des journalistes indépendants font état d’un niveau plus de 400 fois supérieur à la normale à 2 km de la centrale du Fukushima. Les autorités nucléaires, qu’elles soient françaises, internationales et même japonaises tentent une nouvelle fois de tromper l’opinion en niant la réalité de la catastrophe ; ce déni persistera jusqu’à la fusion d’un des réacteurs.

Alors qu’un désastre humanitaire et écologique vient d’avoir lieu, le mensonge qui faisait stopper les nuages radioactifs de Tchernobyl aux frontières se renouvelle et démontre une nouvelle fois, malgré les soi-disantes évolutions des technologies que le risque de l’accident demeure.

Au dépend des populations impuissantes, le lobby du nucléaire persiste dans son refus de vérité pour la seule défense de ses intérêts.

Combien faudra-t-il de catastrophes, combien de milliers de morts, pour qu’enfin cesse le mensonge du nucléaire ?

Pour que la série se termine, qu’après Three Miles Island et Tchernobyl, l’accident de Fukushima mette fin à tout jamais à ce danger permanent qui menace toutes les populations, il n’y a qu’une issue possible : la sortie du nucléaire !

Parce que nous refusons de vivre sous la menace de l’accident nucléaire, dans le mensonge et dans la résignation,

Parce que la surconsommation, la croissance et le progrès technologique sont les moteurs de cette société du mensonge, de la violence, de l’injustice, et de l’impuissance devant les choix et la maîtrise des technologies,

Parce que nous sommes convaincus qu’un autre monde fait de vérité, de sécurité, de démocratie, de confort énergétique pour tous est possible,

Nous demandons :

  • que la vérité soit immédiatement dite sur l’état de l’accident de Fukushima et sur les niveaux de radioactivité en toute indépendance des lobbies de l’industrie nucléaire internationale défenseurs mensongers d’une énergie « propre, renouvelable et au danger maîtrisé » ;
  • que ce nouvel accident soit le dernier et offre l’occasion d’un débat national – et international – sur l’indispensable sortie du nucléaire et sur les choix de société qu’elle nécessite.

9 mar | Les techniques biologiques permettent de doubler les rendements dans les pays tropicaux

[Communiqué d’Agir Pour l’Environnement] Dans un rapport publié le 8 mars, le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation exprime très nettement le potentiel considérable de l’agriculture biologique dans la lutte contre la faim dans le monde.

Olivier De Schutter confirme que les techniques de l’agriculture biologique permettent d’obtenir des rendements beaucoup plus importants que l’agriculture conventionnelle (chimique) dans tous les milieux non-tempérés – c’est-à-dire sur l’essentiel de la planète à l’exception de l’Europe et de l’Amérique du Nord. De plus, il insiste sur leur capacité à résister aux incidents climatiques (résilience), à créer de nombreux emplois, à maintenir un tissu rural dynamique et à permettre une alimentation plus équilibrée et plus nourrissante.

Il appuie ses conclusions à la fois sur :

  • plusieurs études de grande ampleur (comme celle de l’Université d’Essex dans 57 pays et concernant 37 millions d’hectares) ;
  • des exemples très concrets pris à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du sud, et concernant diverses techniques comme l’utilisation de cultures associées (notamment l’agroforesterie), la fertilisation organique, l’utilisation de variétés locales adaptées au milieu, la préservation des sols, la lutte biologique, la valorisation des savoirs paysans…

Une fois de plus, les faits objectifs contredisent de façon cinglante l’affirmation de comptoir qui voudrait que la bio obtienne prétendument de plus faibles rendements : seules les agricultures conventionnelles européennes et nord-américaines sont plus productives que la bio, pour des raisons qui ne peuvent être ni extrapolées ni généralisées au reste de la planète.

En revanche, Agir Pour l’Environnement regrette que le Rapporteur spécial choisisse d’utiliser un terme ambigu, celui d’agroécologie, au lieu d’appeler un chat un chat et de parler d’agriculture biologique. Ce choix sémantique contestable s’explique probablement par la volonté de ménager les susceptibilités de certains hauts-responsables de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture), comme son directeur connu pour ses prises de positions récurrentes contre la bio. La présence dans le rapport d’Olivier De Schutter de quelques exemples très minoritaires d’expériences acceptant un recours limité aux engrais chimiques n’augmente pas sa portée, et apparaît même incongrue et source de confusion : les exemples 100 % bio sont pourtant très majoritaires dans le rapport et suffisent à démontrer l’efficacité très supérieure de la bio par rapport à l’agrochimie.

Le refus de parler explicitement d’agriculture biologique réduit la compréhension des enjeux et la portée des recommandations formulées. Pourquoi demander aux Nations-Unies de mettre en place des recherches agronomiques sous une nouvelle dénomination au lieu d’amplifier et soutenir celles qui sont menées en agriculture biologique ? Pourquoi dépenser énergie et moyens pour créer des synergies entre des groupes épars alors que de telles synergies sont déjà en cours au sein des fédérations d’agriculture biologique (comme la fédération internationale bio IFOAM) ? Il serait bien plus efficace de conforter et d’amplifier les travaux et dynamiques engagées à travers le monde par les paysans biologiques, que de réinventer l’eau tiède sous prétexte de ménager l’obscurantisme de quelques responsables institutionnels dépassés.

Quoi qu’il en soit, le rapport d’Olivier De Schutter pourrait marquer un tournant dans la compréhension de l’agronomie tropicale par les institutions internationales : les techniques biologiques y sont clairement reconnues comme bien plus efficaces que le recours à la chimie. Qui plus est, elles sont plus résilientes, créent davantage d’emplois et permettent une alimentation plus variée et plus riche. Les décideurs agricoles sauront-ils lire ?

» Télécharger le rapport.


2 mar | La France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant !

[communiqué] Nous, représentants d’entrepreneurs, de collectivité locales, de salariés, d’investisseurs, de bâtisseurs, d’organisations non gouvernementales avons découvert le projet de texte visant à encadrer le développement de la filière photovoltaïque. Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, 25 000 emplois, créés dans la foulée d’une rupture écologique et économique majeure — le Grenelle de l’Environnement — seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme.

Signatures

Le Gouvernement souhaitait légitimement réguler et encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met en grave danger une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté.

Des propositions constructives pour maintenir la CSPE à un niveau supportable pour les consommateurs d’électricité tout en ouvrant de réelles perspectives ont été formulées au cours de la réflexion collective menée cet hiver, mais aucune recommandation du panel des acteurs présents (industriels, installateurs, artisans, agriculteurs, ONG, collectivités locales, parlementaires…) n’a trouvé un quelconque écho dans le projet d’encadrement déposé par l’Administration.

La concertation menée depuis fin 2010 n’aurait-elle donc servi à rien ?

Alors qu’une large majorité de Français déclare accepter de payer plus cher leur électricité pour que se développent les énergies renouvelables en général et le solaire photovoltaïque en particulier[1], c’est un sentiment d’incompréhension qui s’impose à tous les acteurs de la filière. Personne ne conteste que l’électricité photovoltaïque est appelée à contribuer très largement à l’approvisionnement énergétique de la planète : la question aujourd’hui est de savoir quel rôle notre pays se prépare à jouer dans cette formidable compétition ?

Le manque de vision de l’extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences. L’abandon de la filière se traduirait concrètement par des fermetures d’entreprises, mais aussi comme un signal négatif à la diversification énergétique et au changement de paradigme reposant sur la sobriété et l’efficacité énergétiques couplées à un recours substantiel à l’énergie solaire.

Il n’est ni trop tard pour revoir un texte dangereux, ni trop tôt pour engager notre pays sur une trajectoire énergétique associant prospérité, création d’emplois et lutte contre le changement climatique.

Nous demandons solennellement au Gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière en amendant dans un sens constructif le projet de texte lors de son examen par le Conseil Supérieur de l’énergie le 2 mars prochain et en ouvrant rapidement, dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, le chantier d’un « Plan solaire photovoltaïque » ambitieux et bénéfique pour tous.

Notes

  1. selon un sondage LH2 (8 février 2011, étude n°1259 0011 pour le SER). [remonter]

2 mar | Énergies renouvelables : donnons-nous les moyens de nos ambitions

[Communiqué d’Energy Cities – 28/01/2011] Le « Club France de la Convention des Maires », crée à l’initiative d’Energy Cities, s’est réuni à Grenoble le mercredi 26 janvier à l’occasion des 12èmes Assises nationales de l’énergie où il a adopté son programme d’action pour 2011.

Au travers du Grenelle de l’Environnement, la France a envoyé des signaux positifs d’un pays qui jouerait un rôle offensif et dynamique.

Nombre de collectivités locales se sont senties confortées dans leurs initiatives. Elles ont accueilli favorablement ces nouvelles orientations allant dans le sens d’une relation plus forte entre leur approvisionnement énergétique et les potentiels de leurs territoires ainsi que les y invitent les Plans Climat Énergie Territoriaux. Énergie durable et cohésion économique, sociale et territoriale vont en effet de pair. Les initiatives se sont démultipliées tant dans l’efficacité énergétique, les transports, les bâtiments ou les énergies renouvelables thermiques et électriques.

Depuis plusieurs mois des inquiétudes apparaissent quant à la possibilité d’atteindre les objectifs fixés tant aux niveaux national qu’européen en matière d’énergies renouvelables. Ainsi, les restrictions apportées au développement de l’éolien, puis les décisions déstabilisantes en matière de photovoltaïque handicapent sérieusement la mise en œuvre des politiques locales et donnent des signaux négatifs aux investisseurs.

En effet, elles :

  • remettent en question unilatéralement l’équilibre de projets importants lancés par les collectivités locales ;
  • ont un impact très négatif sur les filières en construction et donc l’emploi que les collectivités cherchent à soutenir ;
  • ignorent le fait que les collectivités, comme les filières et tous les acteurs du marché, ont besoin d’une stratégie énergétique et industrielle lisible, qui s’inscrive dans la durée.

Nous souhaitons que des entreprises qui ont pris des risques en pariant sur un avenir énergétique durable ne se retrouvent pas pénalisées. Nous souhaitons que les collectivités locales engagées pour aider leur pays à atteindre des objectifs auxquels il a souscrit ne soient pas découragées.

Le gouvernement a annoncé la tenue d’une « conférence nationale sur l’énergie » dont l’objectif serait d’assurer la « compétitivité de l’économie française », d’évaluer « la pertinence des choix que nous faisons aujourd’hui » et d’identifier de nouveaux gisements énergétiques en tenant compte de leurs coûts d’exploitation.

Le Club de la Convention des Maires jouera tout son rôle pour que cette future conférence privilégie une politique qui favorise la maîtrise des consommations énergétiques et la production énergétique locale. Nous considérons que ce sont les axes qui permettront de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les risques pour les générations futures et sont les plus créatrices d’emplois. Nous nous donnerons les moyens d’être entendus !

Télécharger et lire le texte complet du Communiqué [pdf].


28 fév | Communiqué des barbues, Conseil général de Tarn et Garonne

[Montauban-jeudi 24 février] Les membres du groupe d’action féministe La Barbe (mouvement national) se sont invitées à la séance du Conseil Général de Tarn et Garonne sur le budget. L’intervention a eu lieu vers 15h30, pendant l’examen de la proposition de budget 2011.

Devant les conseillers ébahis, les militantes affublées de barbes postiches, se sont placées le long de l’hémicycle et ont silencieusement brandi des panneaux sur lesquels on pouvait lire : « chapeau », « félicitations », et « la Barbe ». Usant de leur ironie habituelle, les barbues ont également félicité les élus du Conseil Général de Tarn et Garonne pour leur remarquable résistance à la féminisation : sur 30 élus, le Conseil Général de Tarn et Garonne ne compte aucune femme… En France, c’est la seule assemblée départementale de ce type avec l’Ariège.

M. Baylet, président du Conseil Général de Tarn et Garonne, au cours de la séance qui a suivi a rappelé pour « répondre à ces dames » que la première femme à avoir été présidente d’un Conseil Général était sa mère… dans les années 70 . Les temps semblent avoir changé ! M. Baylet a affirmé son souhait que le Conseil Général se féminise lors des prochaines élections cantonales. Avec 18 candidates sur 80 le risque est faible… Mais le vent tourne parfois !

Actuellement, le Conseil Général de Tarn et Garonne préfigure ainsi, dans sa composition exclusivement masculine, ce qui pourrait être le visage futur de l’ensemble des assemblées élues territoriales, lorsque la modification du mode de scrutin entrera en application. Cette modification, soustraira les élections territoriales à la loi sur la parité, représentant ainsi un recul majeur pour l’accès des femmes aux mandats électifs.

Pour les prochaines élections cantonales du 20 et 27 mars, sur les 80 candidats de Tarn et Garonne, 18 seulement sont des femmes pour les 14 cantons renouvelables. Dans les différents partis la parité (sur l’ensemble des candidats titulaires) ne semble pas être toujours la priorité. Le PRG (Parti radical de Gauche de Jean-Michel Baylet) présente en titulaires 2 femmes et 8 hommes, le PS présente 2 femmes et 7 hommes, l’UMP présente 1 femme et 6 hommes, le FN présente 1 femme et 11 hommes, le Front de Gauche présente 5 femmes et 5 hommes. Le parti à présenter le plus de femmes pour ces élections cantonales est Europe Ecologie Les Verts avec 6 femmes pour 8 hommes. Par ailleurs 18 hommes se présentent sans étiquette ou autres partis.

Les barbues ont pu distribuer un tract, rédigé au second degré, et sur lequel on pouvait lire :

« Femmes et Élues ? Pour que cesse cette imposture !

Messieurs les Conseillers, La Barbe vous félicite !

Contre les sirènes de la parité, vous êtes à l’avant-garde et votre résistance nous honore. Ainsi, aucune femme n’a pu s’immiscer dans vos rangs ! C’est exceptionnel en France, puisque qu’avec l’Ariège vous êtes les deux seules assemblées départementales à avoir résisté à la présence des femmes. Encore Bravo.

Que chacun et chacune reste à sa place, telle est la devise de La Barbe.

Depuis la loi dite « sur la parité » du 6 juin 2000, les femmes s’infiltrent dans nos instances politiques locales : conseils municipaux 35 %, conseils régionaux 47,6 %, les chiffres font frémir. En outre, face à la réduction des mandats régionaux et départementaux de 6 000 à 3 000 pour 2014, n’oublions pas cette vérité terrible : une place pour une femme est une place en moins pour un homme. Comment nos élus pourront-ils dans ces conditions conserver les charges électives multiples indispensables à la conduite avisée des affaires publiques ?

Heureusement, tous ceux qui préfèrent la mâle assurance d’un véritable professionnel à l’amateurisme de ces intrigantes reprennent aujourd’hui espoir. Le projet de réforme des collectivités territoriales peut en effet, en généralisant le scrutin uninominal pour les conseillers territoriaux, stopper la lamentable féminisation de notre République.

Ce mode de scrutin que de bonnes âmes qualifient d’archaïque, La Barbe au contraire l’appelle donc de ses voeux !

Il vous reste cependant une dernière élection départementale en mars prochain, et pour finir en beauté, nous comptons sur vous pour faire à nouveau barrage à tout créature femelle voulant s’immiscer dans vos rangs. Jean-Michel, Odé, Francis, Christian, Denis, Jean-Marc, Étienne, Jacques, Robert, Joël, Bernard, Jacques, Guy, Hervé, Guy-Michel, Pierre, Jean, Raymond, François, Jean, Jean-Paul, Léopold, Jean- Paul, Roland, José, Michel, Ghislain, Alain, Claude, Jean-Pierre vous êtes les gardiens de l’ordre naturel des choses.

Tenez bon, et gardez espoir, car le vent peut tourner !

La Barbe !

Sur 30 élus, le Conseil Général du Tarn et Garonne compte 30 hommes… et aucune femme »

Les « barbues » devant le château du Conseil Général de Tarn et Garonne.

Les « barbues » devant le château du Conseil Général de Tarn et Garonne.

Retrouvez très bientôt la vidéo de l’intervention sur labarbelabarbe.org.


25 fév | « Comment sortir de la société de consommation » le nouvel ouvrage de la fondation GoodPlanet

Après « Les tribulations d’un consommateur ordinaire qui se prenait pour un écolo exemplaire » de Fred Pearce, la fondation GoodPlanet présente le deuxième ouvrage de sa collection : « Comment sortir de la société de consommation », par le WorldWatch Institute, sous la direction d’Erik Assadourian.

Comment Sortir de la société de consommation

Comment Sortir de la société de consommation

Éditions de la Martinière, 624 p. (24 €) Paru le 24 février 2011.

Plus de 50 spécialistes de renom expliquent comment tirer parti des grandes institutions de nos sociétés — le système éducatif, les médias, l’économie, les pouvoirs publics, les traditions culturelles et les mouvements citoyens — pour les réorienter vers la durabilité.

« Difficile de ne pas être impressionné par l’audace de ce livre », Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix.

« Pour penser les limites de la planète et agir en conséquence », Le Monde 23/02/11.

Préparer l’avenir de notre planète est une œuvre intergénérationnelle qui doit s’appuyer sur l’expérience des ainés de même que sur l’éducation de la jeunesse ; sans oublier le rôle primordial des pouvoirs publics. Le Worldwatch Institute repense en profondeur nos modes de vie et nous invite à mettre en place une « société durable ».


25 fév | Tchernobyl, ce n’est pas fini

L’Institut Océanographique Paul Ricard et la Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement, en partenariat avec l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus » ont le plaisir de vous inviter pour un Mardi de l’Environnement.

L’accident de la centrale de Tchernobyl, il y a 25 ans, a souligné les risques de la contamination nucléaire pour les hommes et l’environnement. La leçon a-t-elle été comprise en Biélorussie, et le traitement sanitaire des populations touchées est-il à la hauteur des enjeux ? Des associations, des chercheurs se mobilisent pour aider ces populations. En France, sait-on éviter à l’avenir de telles catastrophes ?

Pour répondre à l’ensemble de ces questions Patricia Ricard recevra :

  • Yves Lenoir, Président de L’Association « Enfants de Tchernobyl Belarus » ;
  • Michèle Rivasi, Député européen, Fondatrice de la CRIIRAD ;
  • Roland Desbordes, CRIIRAD ;
  • Jean-Claude Zerbib, Ingénieur en Radio Protection (Ancien du CEA), Aujourd’hui, Expert indépendant sur le site de La Hague ;
  • Daniel Reininger, Famille d’accueil en Alsace, pour l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus ».
  • Revue d’Actualité d’Alain Zecchini.

Le Mardi 1 Mars 2011 de 19h précises à 21h.

Fondation d’entreprise Ricard
12 rue Boissy d’Anglas
75008 Paris
Métro Concorde ou Madeleine

Votre inscription préalable est nécessaire par e-mail : mpc@s-e-r-e.com

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