Analyse Actu, Tribune — Mardi 1 septembre 2009
Et si l’arbre climatique cachait la forêt des conflits armés ?
Une mobilisation désarmante
L’ultimatum climatique est une campagne s’intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux. « Plus que jamais l’avenir du climat se joue entre nos mains », clame la pub de la Revue Durable. Tout le monde y va de sa formule choc pour évoquer le temps détraqué. Le président Sarkozy, s’exprimant devant la conférence des ambassadeurs (le 26 août 2009), a déclaré : « Il n’y a pas de session de rattrapage, ce sera Copenhague en décembre ou çà ne sera pas ». Si l’on en croit le porte-parole de Greenpeace France, « cette année, compte tenu de l’importance de la conférence de Copenhague qui doit absolument aboutir à un accord fort et ambitieux pour faire face à l’urgence, la majeure partie de notre travail porte sur les questions climatiques. C’est notre cheval de bataille ».
Selon le Réseau des étudiants français pour l’éducation au Développement Durable, 75 % des étudiants considéraient en 2008 que la question des changements climatiques est un problème d’une telle ampleur qu’il doit devenir une préoccupation croissante dans la vie. « Les jeunes gens du monde entier forment la génération qui héritera des décisions que les gouvernements doivent prendre dans moins de 110 jours », a ainsi rappelé à Nairobi le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. Alors qu’il ne restait que 100 jours d’ici à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009, le PNUE a lancé le 28 août sur Internet la campagne « Seal the Deal ! » (l’heure de conclure !), qui vise à recueillir des millions de signatures pour une pétition sur le climat.
Un Protocole calqué sur le TNP ?
Serge Sur, l’ancien directeur adjoint (1986–1996) de l’Institut des Nations Unies pour la Recherche sur le Désarmement (UNIDIR) écrit : « En globalisant la menace, on la diffuse vers une culpabilité générale et impersonnelle dont plus personne n’est précisément responsable… »[1]. Mais ne nous arrêtons pas aux généralités. Le protocole de Kyoto épargne les plus grands émetteurs de la planète et cela rappelle d’autres arrangements internationaux. Les gros producteurs de mines anti-personnel ne sont pas parties prenantes à la Convention d’Ottawa. Le Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP) à « vocation universelle » est un autre cas d’école. Si le TNP est au désarmement nucléaire ce que Kyoto est au changement climatique, toutes les promesses sont possibles, les échappatoires et les tricheries aussi. Quatre puissances nucléaires (Corée du Nord, Inde, Israël, Pakistan) sur les neuf le boycottent et/ou s’en méfient. Quant aux cinq puissances qui ne boudent pas (ou plus) ce traité, et qui font nolens volens la pluie et le beau temps au Conseil de Sécurité de l’ONU, aucune n’a l’intention de se priver de sa quincaillerie nucléaire et chacune en détient suffisamment pour provoquer des perturbations climatiques conséquentes. Cherchez l’erreur.

Les trois sphinx de Bikini
Salvador Dali, 1947, collection privée.
Et les brumes de guerres ?
Curieusement, avec la mobilisation sur « la clim », le politiquement correct consiste à dissocier deux phénomènes : la dégradation environnementale et la militarisation du monde. Les lecteurs de Notre survie à tous de Brundtland ont dû traverser quelques zones de turbulences amnésiques. Certes, l’ouvrage est complètement passé inaperçu en France… à sa sortie… mais puisque cette « bible » (ou coran) du développement durable est si souvent citée, rappelons que le chapitre 11 est entièrement consacré au lien entre paix, sécurité, développement et environnement. On peut y lire que les armes nucléaires représentent « la plus grande menace pour l’environnement et le développement durable ». Un moyen de convaincre les politiques — ou du moins ceux qui en doutaient — que toutes les guerres sont anti-écologiques[2]. Et surtout qu’un conflit atomique n’aurait pas de vainqueur et qu’un seul perdant : la planète[3]. Les militants anti-CO2, qui feront le pèlerinage dans la capitale danoise, semblent hélas peu déterminés à se mobiliser pour le 21 septembre, la journée mondiale de la paix. En tout cas, tant que les neuf puissances dotées d’armes nucléaires sont capables de débloquer en 24 heures, juste pour maintenir en état et moderniser leurs arsenaux, l’équivalent de ce que le PNUE dépense en un an, les financements pour éviter la fonte des banquises seront toujours difficiles à trouver[4]. Disons le autrement : ce que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) consacre en 2008 à des projets « d’adaptation au changement climatique » , soit 26 millions de dollars, équivaut à deux jours de l’enveloppe budgétaire prévue (dans le budget défense) pour notre « dissuasion ».
La pollution militaire
La militarisation, ennemi public no 1 de la démocratie, est aussi l’ennemi de la sauvegarde de la qualité de la vie et — venons-en à l’essentiel ! — de la vie tout court. On peut nier ce lien, bien sûr, au point de nous faire croire que ceux qui détiennent 25 000 ogives nucléaires ciblent la planète Mars, tirent « à blanc » et font « joujou » tout simplement, en s’appropriant 1 % de la superficie terrestre — le nombre de km² réservés au maniement des armes. La vingtaine de sites qui ont servi — 2 059 fois ! — de lieux d’essais d’ogives nucléaires, ne connaîtront pas le retour à l’herbe. Les zones condamnées le sont pour les générations futures (pas seulement sur l’atoll de Bikini que les habitants ont dû abandonner lors des essais nucléaires américains de 1954 sans jamais pouvoir y retourner). Aux alentours des atolls les plus fragiles (d’Amchitka aux Îles Christmas en passant par Kwajalein), la détection de la pollution marine mériterait autant d’attention que la recherche d’une boîte noire, ou la traque de pirates et réfugiés. Si pour certains militaires, l’empreinte écologique de toutes ces activités est un détail, le changement climatique ne les épargne pas : leurs infrastructures vont trinquer avec la montée des eaux. Une île comme Diego Garcia, par exemple, que le Pentagone s’est approprié en 1965 après avoir déporté ses habitants, est en sursis : la piste qu’empruntent allègrement les B-52 et les B-2 (dits furtifs) pour bombarder l’Afghanistan et l’Irak sera bientôt inondée.
Nucléarisation et « hiver nucléaire »
Quand les militants branchés sur Copenhague avertissent « The climate is ticking », la formule est empruntée. Pourquoi cette OPA ? L’horloge de l’apocalypse, ce sont les physiciens qui l’ont mise en place en 1947, par rapport à la bombe atomique et le compte à rebours est déplacé en fonction des menaces… nucléaires. Allons plus loin dans la paternité des événements et des réflexions : ceux qui ont dénoncé les arsenaux nucléaires et contré leur pouvoir de séduction ont aussi été les premiers lanceurs d’alerte en matière climatique. Il y a plus de vingt cinq ans, des scientifiques — dont l’astrophysicien Carl Sagan, Paul J. Crutzen du Max Plank Institut à Mayence, Richard P. Turko de l’Université de Californie —, ont brandi le scénario de « l’hiver nucléaire »[5]. Dès lors, la boulimie nucléaire des Super Grands a été maîtrisée et la course délirante aux mégatonnes[6] fut interrompue. Ce scénario, qui n’a rien à voir avec des « variations saisonnières », démontrait (par simulation) qu’en cas d’échange, de « tirs croisés » de la moitié des ogives détenues à l’époque par Moscou et Washington, l’hémisphère Nord se trouverait plongé dans un climat glacial jusqu’à ce que les poussières rejetées dans l’atmosphère soient retombées au sol. Ces particules, en suspension dans l’atmosphère, agiraient comme un écran et bloqueraient les rayons solaires durant plusieurs mois. Privée de lumière et de chaleur, la végétation ne pourrait survivre et cela entraînerait la rupture de la chaîne alimentaire. Dans les zones nordiques, il suffirait que la température descende de 1 ou 2 degrés pour que les récoltes gèlent. Un refroidissement sur le plateau tibétain, freinant son réchauffement pendant la saison d’été, supprimerait l’appel d’air chargé d’humidité venant de l’océan, empêchant ainsi la mousson d’apporter les pluies indispensables à la vie de l’Inde et du Pakistan.
Des vérités qui dérangent ?
Le GIEC estime que la menace d’un changement climatique progressif et ses impacts (…) ne sera pas grave au point de représenter une menace pour la sécurité. Et pourtant. Si le gouvernement canadien prévoit de débloquer 10 milliards de dollars pour construire des navires de guerre qui vont patrouiller dans l’Arctique, est-ce par pure coïncidence et sans rationalité géopolitique ?
Parmi les vérités qui dérangent, on pourrait se demander pourquoi l’empreinte écologique des forces armées et des systèmes d’armes est un sujet tabou. Admettons que les climatologues et leurs acolytes soient indifférents aux questions militaires. Mais l’inverse ne colle pas : les forces armées ont su utiliser l’environnement à leurs fins. Prenons le cas de la déforestation qui joue son rôle dans les perturbations climatiques : la dioxine épandue avec des avions C-123 Provider est allée de concert avec la devise affichée par la US Air Force « Only we can prevent forests » lors de leurs opérations au Vietnam (1961–1975). Curieusement, les militants qui « tremblent »[7] pour le climat ont tendance à zapper la célébration du 6 novembre, la journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.
Si l’Antarctique est encore plus ou moins préservé, c’est parce qu’il a été dénucléarisé et démilitarisé dès 1959[8]. Depuis, l’environmental warfare (pour briser les équilibres d’un écosystème par exemple) s’intéresse plus particulièrement à investir l’espace, le cosmos comme disent les Russes : une arène d’affrontement militaire avec pour décor principal plus de 2 800 engins spatiaux. Mais tous ceux qui manient parfaitement les acronymes du GIEC ou de l’IPCC (version anglo-saxonne) calent devant le sigle PAROS (Prevention of an Arms Race in Outer Space), bref, la militarisation de l’espace extra-atmosphérique. À l’heure où tout le monde a une pensée émue pour la couche d’ozone de l’atmosphère, les fusées qui consomment 15 tonnes de combustibles par seconde font moins de pub que les 4×4 et les limitations de vitesse pour missiles.
Copenhague dans le rétroviseur
Revenons au climat. Lorsque la fièvre de Copenhague sera retombée, peut-on anticiper une révision des priorités sur tout ce qui risque de nous tomber sur la tête ? Déjà en 1991, la Commission Trilatérale estimait que « la crainte d’un conflit nucléaire, qui a exercé une pression psychologique considérable à une époque, [...] est en train de s’estomper. Mais certaines menaces environnementales pourraient finir par exercer la même pression dans l’esprit des peuples. [...] » si l’on en croit le rapport intitulé Beyond Interdependance.
Il m’apparaît plutôt que la pression pourrait être soutenue, amplifiée si l’on garde en tête qu’une menace ne doit pas se substituer à une autre et que le compartimentage ne fait avancer que les œillères. Certes, le front des ONG pour le désarmement nucléaire ne bénéficie pas d’une force de frappe médiatique équivalente à celle des ONG écologistes, ni d’un consensus sur la gravité de l’enjeu. Mais puisque j’ai fait référence aux tractations de la diplomatie atomique, évitons les mêmes écueils et des déceptions similaires. L’après-Kyoto peut être l’occasion de répertorier à la fois les acteurs vertueux, ceux qui s’engagent de façon différenciée, même à reculons et les voyous arrogants ou discrets qui ne méritent pas un traitement d’exception et/ou de faveur.
Notes
- Questions Internationales no 38, juillet–août 2009, La Documentation Française, 90 pages, dont 2 pages (sic) sur la sécurité et les études stratégiques. [remonter]
- Les dégradations procèdent de la déclaration de guerre, les dégâts financiers peuvent se facturer comme des dégâts de guerre… Cf. article sur crises, guerres et paix, 24 mai 2009. [remonter]
- Umberto Eco, Cinque Scritti Morali, Bompiani, Milano 1997. [remonter]
- Nuclear Weapons : at what cost ? [remonter]
- Paul Ehrlich, Carl Sagan, Donald Kennedy, Walter Orr Roberts, Le froid et les ténèbres, Belfond, 1985 ; traduit de The Cold and the Dark par WW Norton & Company, New York, 1984. [remonter]
- Mégatonne : unité de puissance d’une arme nucléaire qui équivaut à un million de tonnes de TNT, soit 1 000 kilotonnes, soit 66 fois la puissance d’Hiroshima. [remonter]
- Si l’on tape « Greenpeace », « climat » et « dramatique », Google met à la disposition de l’internaute 11200 pages en français. [remonter]
- Le Traité de l’Antarctique interdit les essais nucléaires, le recours à des bases militaires et le dépôt ou l’enfouissement de déchets nucléaires. [remonter]



Bravo Ben pour cet article -
Bien à toi
isabel SITBON
Ben Cramer fait une analyse qu’il faut faire connaître.. . largement !
« En ce premier siècle du troisième millénaire, la nouvelle donne géopolitique assimile les vertigineuses « avancées » scientifiques, techniques et informatiques. Cette assimilation révolutionne sous nos yeux les forces productives également dans leurs rapports à la nature. Globalisation, écologie, croissance des injustices sociales, développement inégal des territoires, appellent une rupture avec les arrogances et certitudes d’hier. De leur côté, les idéologues et politiques les plus conscients de « l’ex-libéralisme triomphant » cherchent une adaptation pérenne au système défraîchi de la cote en bourse. Les plus prolixes nous gavent et pressent de « développement durable et de sauvetage de la planète et de ses océans ». Apparemment imparable. Seuls les fous à lier peuvent se moquer de l’avenir de la planète. Seulement voilà, en fait d’avenir de la planète, on parle d’avenir de l’Humanité. Jusqu’à preuve du contraire, seuls les humains se trouvent en capacité de se soucier tant de l’avenir de la planète que de celui de la lune et de l’univers. Emboîter le pas, sans distance critique, aux étonnants messagers qui veulent coûte que coûte dissocier les activités humaines de la nature, avec le calcul politico-idéologique d’exonérer le productivisme capitaliste, serait commettre une grossière erreur. D’ailleurs, premier ennui, compréhensifs, ces étonnants messagers ferment les yeux sur la nature de la propriété des moyens de production et d’échange. Privée, artisanale, coopérative ou mutualiste, sociale, publique ou étatique, ou multinationale impérialiste, la nature de la propriété et des activités déployées n’engagent pas les responsabilités au même niveau. Elle n’engendre pas les mêmes propositions de réponses. Second ennui, ces tardifs convertis à la protection de notre bien commun excluent de la problématique globale l’accroissement des inégalités générées par la division internationale du travail, ses évolutions et accélérations. Troisième ennui, le plus significatif à mes yeux, les bombages surmédiatisés de ces drôles de tagueurs-redingote effacent d’un trait la construction d’un monde sans guerre et sans arme de destruction massive des priorités universelles. Par exemple, la soldatesque du fric facile veut à tout prix ignorer les funestes essais nucléaires qui ont contaminé l’atmosphère de matières radioactives d’une durée de vie évaluée en millions d’années. De valeureux scientifiques continuent leur difficile travail d’évaluation des conséquences de cette folie immonde.
Palomita ingrata mia ! Sais-tu ce proverbe arabe ? Par la force on arrive à tout, sauf à se faire aimer. Guerre, conflits, défense et sécurité internationale, refondation démocratique de l’ONU, il y a beaucoup à faire dans ces domaines cruciaux. Sauf, Hiroshima mon amour, à inscrire les armements nucléaires dans la panoplie des armes utiles à la lutte contre le réchauffement climatique ! Qui osera nier qu’il serait périlleux d’abandonner aux cyniques militaro-industriels, la non-prolifération, la dénucléarisation et les problèmes spécifiques à la chose militaire ? « Otanisée », aux ramifications planétaires, cette chose opaque draine des sommes colossales. La mort est son métier, elle invente et manipule des armes épouvantables, miniaturisées, dites de terrain. Avec l’uranium appauvri, les derniers raffinements technologiques, biologiques et chimiques, sont mis à contribution. En outre, cette chose intrigante inspire les nouveaux concepts et modes de domination. Jacques Prévert prévenait : « L’œil était dans la bombe et regardait tout le monde. » Il n’y aurait donc rien de déraisonnable à concevoir la paix, ses questionnements, problèmes et propositions de réponses, en tant que pilier central du processus de transformation sociale et écologique de nos sociétés. Les partisans et militants de la Paix ne nous en voudront pas de notre renfort. « Révolution verte et contribution climat énergie » ont bon dos. Belle trouvaille en vérité. Regroupés sous « le parapluie de Grenelle », nos édiles, énarques assermentés et gens de pouvoir, n’imaginent rien de mieux que de carboniser de nouvelles taxes et charges les gens de peu. Décidément, la guerre des idées fait rage aux porte-monnaie, jamais aux coffres-forts. Énième preuve par neuf que l’éducation des têtes et l’irrigation des consciences à la hauteur des changements à entreprendre de fond en comble exigent un sérieux effort idéologique et politique, individuel et collectif. L’adhésion des peuples à une conscience universelle ne supportera aucun retard. »
Merci Ben pour ce travail important que tu nous livres. On peut s’etonner parfois de l’indifference avec laquelle certains ecologistes probablement insuffisamment informés traitent la question du nucléaire militaire et du militarisme en general, du point de vue des atteintes à l’environnement;
Je conseille aux anglophones de lire ton livre « nuclear weapons at what cost » qui eclaire d’autres aspects
[...] http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9224&lg=it Originale: l’autore e ecolosphere.net-Et si l’arbre climatique cachait la forêt des conflits armés [...]
merci Ben, c’est j’aime ta démarche constante de nager contre le main-stream, ou disons de montrer ce qu’il cache,démarche que je partage. On peut aller plus loin encore, me semble-t-il. Il y a les armes nucléaires dont plus personne ne parle depuis que les Persching ne sont plus stationnés en Allemagne, il y a aussi la pollution terrible de toutes les guerre. On parle du climat, mais il est plus aisé, du point de vue des contraintes économiques, de dénucléariser la planète que de s’attaquer aux pollutions et au réchauffement du climat. Il en va en économie comme en physique: plus une masse en mouvement est grande, plus long est la distance pour la freiner. Un train chargé de tonnes de minerai prend des kilomètres pour être stoppé. Or, la production marchande mondiale, alimentée par le besoin capitaliste de rentabiliser les investissements,est d’une telle masse que pour la freiner ou seulement ralentir, la volonté politique, qui est déjà si difficile à réaliser entre Etats concurrents, ne suffit pas. Quoi qu’on décide à Copenhague,sans remise en cause fondamentale de la consommation marchande, qui crée aussi les incitations à la guerre (guerres du pétrole, gaz, de l’eau, des minerais etc),et des mécanismes du capitalisme,la machine économique mondiale qui réchauffe le climat ne sera pas stoppée.
[...] Ben Cramer, « Et si l’arbre climatique cachait la forêt des conflits armés ? », ecolosphere.net. [...]
Pour avoir remis des pièces souvent manquantes au puzzle de ce casse-tête planétaire, merci Ben.
André