Analyse — Jeudi 27 août 2009
Géopolitique de la crise
La crise actuelle est souvent caractérisée comme la première crise socio-écologique du capitalisme[1]. Cette crise est globale au sens où aucune région du monde n’est épargnée par celle-ci et elle est pluri-dimensionnelle au sens où elle se révèle sous différentes formes, économique, financière, alimentaire, écologique… La crise actuelle révèle aussi le caractère multipolaire de la régulation politique mondiale, même si les différents pôles restent liés entre eux, ils sont en conflit entre eux et dans des configurations politiques variables selon leur source.
Une récession économique mondiale…
Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’économie monde va connaître en 2009 une récession. Le FMI prévoit une baisse du PIB mondial de 1,4 % et pas de reprise avant le second semestre 2010[2]. Le principal canal de diffusion de la récession est la baisse du commerce mondiale (−12,2 %) mais cette crise cache des différences régionales très importantes qui vont modifier la hiérarchie des pays dans les prochaines décennies. Les pays occidentaux sont les plus affectés et notamment, ceux dont la croissance est plus liée aux exportations comme l’Allemagne (−6,2 %) ou le Japon (6 %)[3]. À l’inverse, les pays qui n’ont pas démantelé leur système de protection sociale comme la France (−3 %) ou qui ont un État actif économiquement ont bénéficié de ce que les économistes appellent des stabilisateurs économiques qui ont pu partiellement contrebalancer les effets de la baisse de la consommation des ménages ou des investissements des entreprises. Les effets de l’impact de politique économique est ainsi manifeste entre les États-Unis qui ont augmenté leurs dépenses publiques de 18,7 % et l’Union Européenne, incapable d’agir de manière coordonnée avec une baisse du PIB respective de 2,6 % et de 4,8 %. Les pays d’Europe centrale, et baltes, sont très touchés car ils ont le double handicap d’avoir un État faible et d’être dépendant de leurs exportations : −10,3 % en Estonie, −13,1 % en Lettonie, −11 % en Lituanie, −6,3 % en Hongrie. Mais les pays les plus affectés en Europe sont ceux qui ont basé leur croissance sur la finance comme l’Islande (−11,6 %) ou l’Irlande (−9 %).
Les pays émergents et en développement ne sont pas en récession (1,5 %) mais la chute de la croissance est tellement brutale (+8,3 %) que ces économies subissent des impacts sociaux plus graves qu’en Europe. L’impact démographique est tel qu’ils sont obligés d’avoir des taux de croissance élevés pour absorber la population en âge de travailler. Par exemple, en divisant presque par deux son taux de croissance entre 2007 et 2009 (de 13 % à 7,5 %), la Chine est confrontée à de graves tensions sociales. Ainsi, récemment, des ouvriers ont tué leur directeur-général, qui menaçait de licencier 30 000 salariés, dans la province de Jilin. Le 15 juin, dans la ville méridionale de Dongguan, un ouvrier d’une compagnie métallurgique avait déjà poignardé à mort deux patrons taïwanais et grièvement blessé un troisième cadre, en raison d’un conflit social. À une échelle moindre, l’Afrique subsaharienne est affectée avec une croissance passant de 6,9 % à 1,5 %.
D’autres sont plus lourdement affectés comme la Russie qui passe d’une croissance de 8,1 % en 2007 à une récession prévue de 6,5 % en 2009 à cause de la baisse du prix des matières premières ou le Mexique ; passant d’une croissance de 3,3 % à une récession de 7,3 %, du fait de l’effet amplificateur de la grippe H1N1. L’absence d’action concertée entre les nations, le G20 ne s’est attaqué qu’à la crise financière, et le fait qu’on ne s’attaque pas aux causes réelles de la crise, nous laissent pessimistes sur la suite des évènements. Un retour à la croissance serait un artefact comptable et ne pourrait se faire que de manière inégalitaire à l’échelle mondiale et provoquait des troubles sociaux biens plus violents que les émeutes de la faim de 2007-2008. Déjà les données sur l’emploi sont très mauvaises. Pour la France, il y a déjà 74 100 destructions nettes d’emploi au deuxième trimestre de cette année[4], après les 168 300 du premier trimestre et les 92 700 en 2008.
… aux effets géopolitiques contrastés…
Le FMI prévoit néanmoins une sortie de crise l’année prochaine du fait de l’amélioration de l’assainissement du secteur financier et du rétablissement de la solvabilité des banques. Cet optimisme oublie de voir que la raison essentielle de la crise est la fin du régime de production fordiste de l’après-guerre[5], symbolisé par la faillite de General Motors, après avoir accumulé 100 milliards de dollars de pertes en 4 ans et qui fut durant trois-quarts de siècle « la plus grande entreprise du monde ». En 1962, ce géant industriel employait 605 000 salariés et détenait 51 % du marché américain. En 2008, il a été supplanté par Toyota et perdait le titre de numéro un mondial de l’automobile qu’il détenait depuis 1931. Ce régime de croissance, basé sur le productivisme et une consommation croissante des matières premières butte aujourd’hui sur leur raréfaction et sur les limites de la planète. Il est aussi à la source de graves déséquilibres écologiques comme l’émission excessive de gaz à effets de serre ou la sur-exploitation des terres agricoles. Ces deux éléments sont importants et ont des répercussions géopolitiques distinctes, soit pour assurer le contrôle de l’approvisionnement des matières premières (et pas uniquement le pétrole), soit pour gérer les conséquences des crises climatiques (montée des eaux, désertification, et réfugiés climatiques, impact du réchauffement climatiques sur les routes maritimes, sur le dégel du pergélisol…).
2008 a été une année de grande tension sur les marché des matières premières où de nombreux records de prix ont été établis. Face à une demande croissante, l’offre est de plus en plus insuffisante, ce qui mécaniquement a entraîné une hausse des prix que la récession a stoppé, du fait de la baisse de la demande.
| Matière | Taux de variation entre valeur au 1/1/08 et valeur la plus haute de 2008 |
|---|---|
| Or (NY) | + 17% |
| Aluminium (Londres) | + 39% |
| Cuivre (Londres) | + 35% |
| Pétrole (Londres) | + 52% |
| Gaz naturel (NY) | + 74% |
| Café (Londres) | + 45% |
| Blé (Paris) | + 14% |
| Blé (Chicago) | + 40% |
| Huile de Palme | + 39% |
| Maïs (Chicago) | + 63% |
| Riz (Chicago) | + 76% |
| Colza (Paris) | + 18% |
| Soja (Chicago) | + 35% |
| Pomme de terre | + 5% |
| RJ CRB (NY) | + 19% |
Source: les échos
Variation du cours de quelques matières premières durant l’année 2008 (1/01/2008 au 01/01/09)
… du fait d’une bataille pour le contrôle des matières premières…
Toute production nécessite des matière premières et la Chine, premier manufacturier mondial en consomme beaucoup. Pour y faire face, la Chine a développé une stratégie très offensive de sécurisation de ses approvisionnements pour maintenir ses niveaux de production. Par exemple, elle consomme 314 millions de tonnes de pétrole par an, alors qu’elle n’en produit que 180. Elle est devenu le deuxième consommateur mondial de pétrole. Sa dépendance actuelle de 40 % pourrait passer à 60 % en 2020. Dans un premier temps, la Chine a ciblé trois zones : le Moyen-Orient, l’Asie centrale et la Sibérie. Mais afin d’être moins sensibles aux soubresauts politiques du Moyen-Orient, elle a aussi développé une politique africaine spécifique. Elle courtise les pays traditionnels producteurs comme l’Algérie, l’Angola, le Congo Brazzaville, prospecte au Mali, en Mauritanie et au Niger et profite des relations tendues qu’entretiennent le Soudan ou la Libye avec l’Occident pour importer aujourd’hui plus de 25 % du pétrole d’Afrique[6]. La présence chinoise en Afrique s’inscrit dans une stratégie globale de contournement des États-Unis et de l’Union Européenne. La Chine défend une coopération Sud-Sud et érige le principe de non-ingérence et de neutralité comme base de sa coopération, dissociant le développement économique des réformes politiques, proposant un modèle de développement distinct de la politique d’aide conditionnée de l’Occident.
La même stratégie s’applique avec l’Amérique latine. L’Amérique latine avec 45 % des réserves mondiales de cuivre, le quart des réserves mondiales d’argent, et le tiers de celles d’étain est un véritable réservoir de matières premières pour la Chine. Le Chili et le Pérou assurent 44 % de la production mondiale de cuivre et la moitié des importations de la Chine, le premier consommateur mondial. Au Pérou, le groupe Shougang exploite plusieurs mines de fer depuis 1992 comme à Marcona au sud de Lima. Au Chili, une société chinoise s’est associée avec Codelco qui assure 12 % de la production mondiale de cuivre pour obtenir la livraison annuelle de 55 000 tonnes de cuivre pendant 15 ans. La Chine noue des relations avec Cuba, troisième producteur mondial de nickel.[7]
Quand l’Europe se désiste d’investissements miniers pour des raisons écologiques, la Chine prend la relève comme pour la mine de Majaz au Pérou mais elle est souvent en concurrence avec l’Inde qui a obtenu par exemple la concession de la mine Mutun en Bolivie dont l’exploitation détruira des écosystèmes riches. Pour terminer sur ce point et montrer la logique chinoise de sécurisation, le géant chinois de l’aluminium Chinalco a tenté d’investir 15,3 milliards d’euros dans un autre géant, le groupe minier australien Rio Tinto, 9,6 milliards directement dans des exploitations de minerai de fer, de cuivre ou d’aluminium et le reste en obligations convertibles. Cela aurait été l’investissement le plus important à l’étranger pour une entreprise chinoise si le gouvernement australien ne s’y était pas opposé[8].
Cette demande insatiable de matière première liée à une offre déclinante pousse à nouveau les prix à la hausse. Le prix du baril de pétrole atteint de nouveau des niveaux élevés, 72,84 $ le 9 août à New-York. D’ors et déjà, nous savons que tout retour à la croissance provoquera de nouvelles tensions sur les prix des matières premières. Le cours du pétrole a bondi de 56 % depuis le début de l’année, tandis que celui du cuivre a grimpé de 86 %. Rompre avec cette spirale nécessitera de réduire notre empreinte écologique.
… du fait d’une dégradation des conditions de vie…
L’ensemble des crises a provoqué une hausse des prix qui ont été à l’origine de nombreuses émeutes de la faim dans 35 pays en 2008 : Haïti, l’Égypte, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, la Bolivie, le Pakistan, l’Indonésie, la Malaisie… Selon l’ONU, pour chaque hausse de 1 % du prix des denrées de base, 16 millions de personnes supplémentaires sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Cela signifie que 1,2 milliard d’êtres humains pourraient avoir chroniquement faim d’ici à 2025 ; 600 millions de plus que précédemment anticipé. Parmi les pays en première ligne : Érythrée, Sierra Leone, Madagascar, Haïti, Géorgie, Burundi ou Zimbabwe. Les raisons de ces hausses sont nombreuses (raréfaction de la production, pression démographique, spéculation, conflit d’usage des terres avec les agro-carburants…) mais elles vont perdurer et vont affecter essentiellement les pays du Sud.
A ce problème alimentaire, s’ajoute le problème des réfugiés climatiques. L’ONU évalue en 2005 à 50 millions le nombre d’habitants qui pourraient être contraints de quitter leur habitation en raison des conséquences du changement climatique d’ici 2010. Les habitants de l’archipel des Tuvalu dans le pacifique sont les premiers à avoir été affecté par la montée des océans mais les projections actuelles toucheront des zones densément peuplées comme le Bangladesh.
… induisant des tensions monétaires internationales…
La conjonction de la crise économique, financière, écologique produisent des effets sur les échanges de capitaux mondiaux et sur le marché des changes. La croissance des années 2000 était basée sur un compromis chinamérique qui a explosé avec la crise de 2007 : pour schématiser la consommation américaine (28 % du PIB mondial) était rendue possible par les exportations chinoises. Cela permettait à la fois de maintenir le mode de vie américain et à la Chine de maintenir un taux de croissance indispensable pour éviter une explosion sociale en donnant du travail à une population active croissante[9]. Sur le plan financier, les dollars du déficit commercial américain étaient réinjectés aux EU en achat de bons du Trésor et autres titres financiers américains. Le déficit commercial américain a atteint 680 milliards de dollars en 2008. La Chine a joué un rôle central dans l’augmentation de ce déficit commercial. Depuis 2000 elle est responsable de 60 % de son augmentation. En 2007 la Chine a exporté cinq fois plus vers les États-Unis qu’elle n’a importé de ce pays.
Aujourd’hui, la Chine menace de stopper ses achats de titres américains, réduire ses créances détenues en dollar et ainsi d’arrêter de réinjecter les dollars accumulés suite aux déficits commerciaux et budgétaires américains. Pour faire face à la crise actuelle, les États-Unis ont réalisé le plus grand programme de relance depuis celle de 1929, financé par l’émission de bons du trésor ou par création monétaire (et donc injection de dollars dans l’économie monde). Cette injection de dollars entraîne une baisse de la valeur du dollar. Les États-Unis bénéficient depuis les accords de Bretton Woods de 1944 du privilège d’émettre la monnaie de référence internationale. En provoquant la dévaluation de leur monnaie, ils réduisent la valeur de la dette. Lors de la dernière grande crise d’endettement américain à la fin des années 80, les EU ont provoqué la réévaluation du yen de 100 % alors que le Japon était leur premier créancier.
Aujourd’hui, la Chine est le principal créancier des États-Unis. Elle détient 802 milliards de dollars d’obligations émises par le Trésor ; 2 000 milliards de devises. Elle a contesté le rôle de référence internationale du dollar lors du G20 de Londres et proposé que le DTS, panier de différentes devises, géré par le FMI devienne la nouvelle monnaie internationale. La Chine se débarrasse des dollars, achète des actifs, investit à l’étranger comme on l’a vu ci-dessus. Lors de la crise des années 30, la livre sterling avait perdu son statut de monnaie internationale. Le face à face Chine/EU est sur différents champs, militaire, sécurisation de l’approvisionnement en matières premières, contrôle des flux financiers…
… qui s’aggravera avec la pandémie de grippe H1N1
L’actuelle pandémie de grippe H1N1 va avoir des effets économiques et géopolitiques très importants. C’est la première épidémie globale au sens où sa diffusion est essentiellement due à la globalisation de nos sociétés. Selon l’OMS, alors que pour les pandémies précédentes il avait fallu cinq mois pour passer au niveau 6, il n’a fallu ici que de 6 semaines. La grippe se révèle très contagieuse (2 % de cas supplémentaire chaque jour). L’OMS estime qu’un tiers de la population mondiale peut être contaminée. Aujourd’hui plusieurs pays sont très affectés, au delà des 5 000 cas, États-Unis, Australie, Mexique, Royaume-Uni, Chili, Canada, Thaïlande, Allemagne, Argentine, Hong-Kong, Pérou, Japon.
Actuellement, le taux de mortalité reste faible, 0,7 % mais les systèmes de veille sanitaire étant débordés, de nombreux cas de grippes ne sont sans doute pas enregistrés par rapport au nombre de morts. Cependant, si nous prenons un taux de mortalité faible de 0,5 % et que les estimations de l’OMS se confirment, un tiers de la population affectée, cela fait une prévision d’au moins 11 millions de morts. Cela aura un impact négatif sur nos sociétés. À cette estimation moyenne, il ne faut pas oublier l’impact sur le système sanitaire et économique. Les scénarios actuels prévoient le blocage d’activités pour limiter la contamination, ce qui aura forcement un impact négatif sur la croissance comme on l’a vu au début de la pandémie au Mexique qui s’est arrêté de fonctionner pendant deux semaines. Ensuite la mortalité varie selon la capacité des systèmes de santé à réagir, pénalisant en premier les pays du sud : 11 % au Paraguay, 6,2 % en Colombie, 5,9 % en Argentine, 3,2 % au Brésil contre 0,3 % en Australie ou 0,25 % au Royaume-Uni. De plus, il existe une dimension peu connue de cette crise. La molécule active du tamiflu, utilisée pour soigner la grippe est obtenue à partir du badiane, fruits du badianier. Le badianier est cultivé dans le sud de la Chine entre Shanghai et la frontière vietnamienne. Aujourd’hui, la molécule peut être synthétisée mais cela place toujours la Chine dans une situation avantageuse qui dispose de nombreux stocks stratégiques. Pour l’industrie pharmaceutique, cette grippe est un enjeu financier qui risque de se faire au détriment des populations.
Cette crise en surajoutant aux précédentes montre que nos sociétés sont très sensibles à leur globalisation, leur interconnexion et montre une nouvelle fois, la nécessité de revoir nos analyses politiques.
Nous n’avons ici survolé que certains aspects de la crise et des changements en cours. Nous aurions pu aborder l’impact du changement de la hiérarchie des firmes transnationales, de la mise en œuvre du marché carbone, de la géopolitique de l’eau… Nous avons montré uniquement certains aspects de ce monde de plus en plus multipolaire. La place de l’Europe y reste importante mais aujourd’hui, aucune puissance ne peut prétendre prendre la position de leadership mondial. Les États-unis sont dépendants de l’extérieur pour financer leur consommation. La Chine n’a pas pu encore compenser tous ses handicaps (population importante, ressources naturelles insuffisantes, faible avance technologique). L’Inde est dans la même situation. Le Japon est totalement dépendant de ses exportations et la crise actuelle fait que ce pays subit la récession la plus importante. La Russie, bien qu’ayant la volonté de reconstruire une position hégémonique, n’a pas pu reconstituer l’ancienne position de l’URSS et cherche à construire des alliances. Les pays de l’OPEP sont trop dépendants de leur principale ressource, le pétrole. Mais une chose est certaine, la crise étant globale, la réponse politique devra être globale et nous en sommes encore loin.
Notes
- Pour plus de détail sur les raisons de la crise, et notamment une crise de l’accumulation capitaliste, voir Jérôme Gleizes et Yann Moulier-Boutang, Ecorev’ n°32, « Une lecture écologiste de la crise, la première crise socio-écologique du capitalisme », accessible sur le site des Verts, et aussi sur ecolosphere.net [remonter]
- La relative embellie des chiffres de cet été (à 0,3 % pour la France) sur les estimations du second trimestre ne doivent pas faire oublier ceux pour l’année qui sont toujours très pessimistes… et que l’année dernière les chiffres du trimestre avaient été revus à la baisse au final et avaient démentis les propos de Madame Lagarde qui pérorait que la France n’était pas affectée par la crise. [remonter]
- Pour rappel, pour toute économie, d’un point de vue comptable, la production (PIB) et les importations mesurent l’offre et sont égales à leurs usages (consommation des ménages, investissement des entreprises, dépenses publiques et exportations. Une baisse des exportations provoque une baisse du PIB tout comme celle de la consommation (cas des États-Unis). Le taux de croissance mesure la hausse de l’agrégat comptable PIB. Nous faisons ici abstraction de toute critique des agrégats économiques utilités. Sur ce point, pour plus de précisions sur leurs limites, voir le n°31 d’Ecorev’, « Des chiffres & des êtres ». [remonter]
- Ce chiffre est à lier avec une croissance de 0,3 % à ce même trimestre. Comme les salaires n’augmentent pas, cela signifie que la part du PIB qui va aux salariés (la masse salariale) a du beaucoup baisser… pour permettre aux entreprises de maintenir leurs profits. [remonter]
- Voir note 1 [remonter]
- Pour plus de précisions, lire Etanislas Ngodi, « La Chinafrique et stratégies pétrolières en Afrique » [remonter]
- François Lafargue, « La Chine en Amérique latine. », Perspectives chinoises, n°97, 2006, mis en ligne le 8 juin 2007. [remonter]
- Ce refus est très significatif du fait que lorsque les intérêts géopolitiques d’une nation sont en jeu, la liberté de circulation des capitaux ne fonctionne plus. Mais face aux besoins de capitaux des firmes occidentales, le blocage peut-être transitoire. Par exemple, le gouvernement américain s’était opposé dans un premier temps au rachat de la division ordinateur individuel par l’entreprise chinoise Lenovo mais en 2005, celle-ci a pu la racheter pour 1,25 milliard de dollars pour devenir le troisième groupe mondial. [remonter]
- Voir note 3 [remonter]


