Analyse Actu — Mardi 26 avril 2011
Sortir des nucléaires, OK, mais …où est la sortie ?
Dire le nucléaire ou les nucléaires ?
Avant d’avoir un aperçu des différents scenarii de sortie, nos dirigeants affirment que l’option nucléaire ne peut être soumise à une validation démocratique au travers d’un référendum. Le référendum n’a pas lieu d’être, en quelque sorte. L’argument est intéressant car c’est celui qui serait et sera avancé si l’on proposait un beau matin un référendum sur l’armement nucléaire de la France. L’élite de la Nation considère que ce débat est trop stratégique pour être débattu et tranché par la volonté populaire. Ben voyons. Remarquons au passage que cette méthode visant à dissocier le débat sur le nucléaire civil et celui sur le nucléaire militaire est assez arbitraire, quand on connaît, par exemple, les directives « secret défense » qui planent sur les centrales[1]. Elle serait arbitraire aussi aux États-Unis où tout ce qui concerne de près ou de loin les armes nucléaires et les labos qui les entretiennent, les rénovent y compris le budget[2] relève du DOE, le Departement of Energy. Alors, avant de voir si le « sortir du nucléaire » passe par un référendum, si la sortie découlerait d’un « oui » ou d’un « non », regardons d’un peu plus près ce qu’il y a à débrancher et comment, quelle seraient les technologies auxquelles il faudra renoncer, etc. Une réflexion stratégique s’impose et c’est à cette réflexion que j’invite le lecteur. En paraphrasant la sympathique formule de Jacques Attali sur l’avion et la cabine de pilotage, j’ai envie de dire que les passagers ont certainement le droit de définir un plan de vol, à défaut de se mettre d’accord sur le mode d’atterrissage.
Détecter les analogies
Parler du nucléaire militaire ne vise pas à noyer le poisson du civil. Aucunement. Quoi que pense notre géophysicien de service Claude Allègre sur Fukushima, les retombées sécuritaires des failles du nucléaire civil nous renvoient à l’enfer d’un monde inauguré par les bombes A et H. D’ailleurs, 25 ans après Tchernobyl, le gouvernement a supprimé les allocations de santé aux hommes qui se sont battus héroïquement pour tenter de contenir le désastre[3]. Les victimes ne sont pas prioritaires. C’était vrai aussi avant Tchernobyl : une législation destinée aux survivants d’Hiroshima, les Hibakusha, ne fut adoptée qu’à partir de 1954, à la suite de l’accident survenu sur l’atoll de Bikini (dont les habitants ont été chassés depuis). Dans le même esprit, conformément à une même logique, le gouvernement français du temps d’Hervé Morin, ou de Longuet ne se pressent pas pour dédommager les cobayes des essais nucléaires, en sélectionnant les appelés, en écartant les populations avoisinantes, dont les enfants recrutés sur le site de Mururoa et les nomades autour d’Inn Ekker. Ni pour verser des indemnités aux trimardeurs du nucléaire, ces accidentés du travail. On ne s’étonnera donc pas que Mr Repussard, le directeur Général de l’Institut de Radioprotection, fasse lui-même quelques rapprochements en déclarant à propos des risques de contamination de Fukushima « Il n’y a pas plus de risques que durant la période des Éssais Nucléaires »[4]. Nous allons dresser quelques parallèles, non pas parce que Fukushima rime avec Hiroshima. Sans nous égarer dans la compta, en répertoriant le nombre de victimes causés par la « gentille » filière civile et comparer avec le nombre des victimes des explosions atomiques, essais nucléaires atmosphériques compris. D’autres arguments plus sérieux méritent d’être avancés, et nous allons nous y atteler ci-dessous.
Paralyser les recherches
Il est de notoriété publique que la focalisation sur l’énergie nucléaire a bouché toute réflexion sur les alternatives dans le domaine du renouvelable ; l’argent investi pour renouveler le parc nucléaire depuis 73, en nous promettant l’apparition prochaine de la fusion, a plombé les chances de la France de rayonner dans le solaire ou la géothermie. Une situation analogue pèse lourdement sur les armées. Au sein de l’appareil militaire, nombreuses sont les voix qui désapprouvent l’accent, et l’argent mis sur la bombe car cet armement plutôt bling-bling, anachronique et peu pertinent en 2011 — qu’il soit ou non pris en compte par cette usine à gaz qu’est l’OTAN — empêche le peuple de France d’avoir une politique et une diplomatie qui puissent défendre ce qu’il y a à défendre par des moyens autres que suicidaires.
Ne pas occulter l’histoire
À partir de cette association d’idées, un petit rappel historique n’est pas forcément superflu. Le nucléaire civil est historiquement une retombée du nucléaire militaire — et pas l’inverse, comme le laisse croire Allègre[5]. Le militaire l’a couvé, l’entretient et, d’une certaine façon, le justifie. Il suffit d’un minimum (syndical) d’honnêteté intellectuelle pour affirmer que l’atome « pacifique » a bénéficié du formidable développement de l’atome « militaire ». Sans l’aval des militaires, les moyens accordés n’auraient pas été les mêmes. Peu avant 1960, les premières centrales nucléaires « dignes » de ce nom commencent à débiter du courant (Calder, Obninsk, Shippinport, Marcoule), celle de Shippingport aux États-Unis grâce aux prouesses d’un amiral génial comme Hyman Rickover[6]. Bien que certaines centrales soient également à usage militaire (fabrication du plutonium), l’image pacifique de l’atome commence à se répandre. D’autres centrales, pour la plupart exclusivement civiles, sont mises en service au cours des années 60, et cette image pacifique ou pacifiée se fortifie, malgré l’explosion chinoise de 1964. Enfin le mythe de l’atome pacifique va triompher, accéléré par la crise pétrolière de novembre 1973 ; certains vont déchanter à partir du 18 mai 1974, date de la première bombe atomique indienne, une bombe obtenue grâce… à la filière civile des réacteurs Candu, (acronyme pour CANada Deuterium Uranium) made in Canada. D’où la question qui n’est pas du tout polémique : peut-on opter pour une (seule) sortie du nucléaire ou faut-il miser sur la sortie des nucléaires avec un « s » ? Peut-on prôner une sortie du nucléaire civil en faisant l’impasse sur le nucléaire militaire qui l’a fait naître ?
Renoncer ailleurs
Prenons la peine de sortir des ornières de l’Hexagone, cette France dans laquelle une énergie qui ne fait pas « boum » n’est pas une « vraie » énergie ; où l’équation bombe atomique = indépendance a été transférée dans l’imaginaire sur nucléaire civil = indépendance. Relativisons l’exception française. Contentons-nous dans un premier temps pour dire que « Sortir du nucléaire » ne résonne pas partout de la même manière. Le mot d’ordre ne peut pas avoir la même réception en Allemagne, une nation qui s’est reconstruite sur les ruines du IIIe Reich avec le souvenir de « Nie Wieder Krieg ». Allons voir plus loin. En Irak, nombreux furent ceux qui ont pleuré la mort du programme nucléaire de Saddam Hussein et d’autres ont soupiré en disant « nucléaire, bon débarras » — en dépit des dégâts et des suspicions sur la réalité d’une infrastructure plus idéologique qu’économique. En Suède, bien avant de songer à fermer les centrales, le gouvernement a discrètement mis en sommeil, dès 1974, le réacteur d’Agesta, un réacteur qui n’avait pas pour objectif premier d’éclairer les chaumières de Stockholm ou Göteborg. En Suisse, dans les années 70, des militants furent enfermés dans des hôpitaux psychiatriques pour avoir manifesté contre la centrale nucléaire de Kaizeraugst, abandonnée depuis ; la dissolution de la Commission de Travail pour les questions atomiques (AAA) fut rendue public en novembre 1985. En mai 1963, le PS lance une initiative visant à ce que l’arrêté sur l’armement atomique du pays soit soumis à référendum ; elle va être rejetée. Ironie de l’histoire, un an auparavant, 65% des votants se prononcent contre une initiative pour l’interdiction des armes[7]. En Israël, la sortie du nucléaire civil n’est pas au programme — pas plus qu’une sortie du nucléaire militaire — pour la simple raison que Dimona (dans un état critique car mis en service en 1964) épaule plutôt les ambitions militaires que le feuilleton énergétique romanesque de dessaler l’eau de mer. À l’inverse, l’Argentine, le Brésil ou la Corée du Sud et j’en passe ont abandonné leurs programmes militaires respectifs pour se donner les coudées franches dans l’aventure nucléaire civile. Les Russes quant à eux, ont joué dans ce concert une partition particulière : en démantelant certaines ogives nucléaires de leur arsenal démesuré, ils ont vendu l’uranium hautement enrichi, l’ont appauvri pour entretenir une partie des centrales (civiles) des États-Unis dans le cadre du programme « Megatons for Megawatts »[8].
Reformuler
Ce panorama de dénucléarisation sur la mappemonde n’est pas anecdotique. Cela vise à montrer que « sortir du nucléaire » n’est pas réservé aux centrales. Ce tour de passe-passe entre le civil et le militaire peut exaspérer certains, surtout parmi ceux et celles qui considèrent qu’un cœur de réacteur de sous-marin à Cherbourg est plus rassurant qu’une centrale en activité. Il peut a contrario ravir tous ceux et celles qui à Soulaines, à Tcheliabinsk ou demain à Bure[9] ont pu se rendre compte que les déchets nucléaires civils et militaires finissent sans tri sélectif dans les mêmes hangars et poubelles.
Même Allègre confirme à sa manière la non-étanchéité entre civil et militaire. Au risque de se planter et de tromper son monde, Allègre propose sans rire qu’EDF ou la DCN (ou les deux) se lancent dans la mise au point de petits réacteurs, ceux qui propulsent les sous-marins, les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Pour nous chauffer et nous éclairer, des EPR en miniature ? Il ignore que l’uranium enrichi des réacteurs conçus avec la technologie PWR (à eau pressurisée) est plus enrichi non qu’on veut le dire — plus de 3 %. D’ailleurs, certains candidats à la bombe le savent fort bien et se félicitent de cette faille dans le dispositif, le régime du Traité de Non Prolifération (TNP). Allègre ignore probablement aussi que le transport maritime — civil — a définitivement abandonné la propulsion nucléaire.
En me référant à la dimension militaire du problème, je pose la question : s’il y a des États qui ont renoncé au nucléaire militaire, quels sont ceux qui ont fait l’inverse ? A défaut d’avoir trouvé un seul échantillon, on est en droit de s’interroger ici, en France, sur la portée qu’auraient une fermeture, un abandon des installations nucléaires civiles avec le maintien de la force de frappe, y compris les usines d’enrichissement. Une posture nucléaire disons « à l’israélienne » a-t-elle un sens en 2011 ?
C’est là qu’on s’aperçoit que la le slogan « sortir du nucléaire » est court, voire réducteur. Avec tout le respect que j’ai pour ceux et celles qui militent en ce sens. S’il y a lieu de tourner la page, de renoncer, cette décision éminemment politique, implique démonter, démanteler, déconstruire, restructurer, convertir. C’est concevoir une transition stratégique qui pourrait précéder (plutôt qu’accompagner) la transition énergétique, laquelle transition exige aussi et surtout une autre stratégie économique.
Refuser le report de la retraite
Pousser les deux nucléaires vers la sortie peut-il accélérer les choses plutôt que les retarder ? Au risque de jongler avec quelque paradoxe, il se pourrait que oui car les deux systèmes sont en crise de légitimité. L’EPR ne va pas régler nos problèmes énergétiques, pas plus que la future Tête Nucléaire Océanique (TNO) embarquée sur le missile M51-2, opérationnel en 2015, va contrer la menace Al Qaïda ou terroriser les « pirates » au large de la Somalie. En matière de marketing, les deux filières se valent : le ministère de la défense s’enorgueillit d’une démarche développement durable tout comme les mordus d’EDF et les fanatiques d’Areva. En matière d’obstacle, des passerelles existent. En effet, dans les deux cas de figure, le savoir-faire bute non seulement sur la gestion des déchets, mais sur le démantèlement. La centrale de Brennilis ne verra pas venir le fameux « retour à l’herbe ». Les sous-marins, comme à Mourmansk ou Davenport pourrissent dans les ports tandis qu’on attend, façon Fukushima, le refroidissement des cœurs.
Il existe en revanche un domaine où les militaires sont plus réglos que les civils pour faire face à la vétusté de leur matériel. Ils ne transigent pas sur les dates de péremption, la sortie du service actif, avec ou sans démontage. La « durée de vie » d’un sous-marin, on ne la prolonge pas au bon gré du fabricant ou du personnel navigant. Après une trentaine d’années de service, on ne rechigne pas à remplacer, ni prétendre que les plus vieux submersibles sont les plus sûrs. C’est pourquoi tous les SNA sont retirés du service actif à l’approche d’une trentaine d’années de service. Ainsi, le SNA Rubis pourra être remplacé dès 2012 par le premier « Barracuda », la nouvelle génération de SNA, un programme lancé en octobre 1998. Aucune institution militaire, aucun galonné de la Royale ne se permettrait de proposer des rallonges à la Fessenheim.
Ca ne veut pas dire qu’un referendum, voire même un débat sera plus facile ; mais çà permet de se dire qu’en avançant sur deux tableaux, on affute son argumentaire.
Redouter certaines « consultations »
Le débat sur le nucléaire militaire a été biaisé depuis un certain temps. Les huit Commissions locales d’information (CLI) sur des sites nucléaires militaires — Brest, Cherbourg et Toulon pour les ports, Istres, Avord, Saint-Dizier, Luxeuil-Saint-Sauveur et Mont-de-Marsan pour les bases aériennes — rassurent-elles ? Elles sont tenues de transmettre, « de manière régulière » (sic) des informations sur l’impact de leurs activités nucléaires sur la santé et l’environnement. Donc, après coup.Ceci est censé consoler le citoyen de n’avoir pas été sondé et écouté lors du démarrage des aventures nucléaires, que ce soit dans leur version civile ou militaire. D’ailleurs — et ceci ne plaide pas forcément en faveur d’un référendum — les Français se sentent majoritairement mal informés. A tort et à raison. On peut parier que le citoyen, contrairement aux candidats à l’élection présidentielle, fasse la différence entre un réacteur de 3e et 4e génération, même s’il peut se tromper sur le nombre de SNLE et de SNA. Mais encore ? Selon un récent baromètre BVA-BFM, 80 % sont persuadés qu’une telle sortie à court ou moyen terme se traduirait par une hausse des prix de l’électricité. Selon un sondage BVA de 2003 pour le compte de la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense ou DICOD — 62 % des personnes interrogées considéraient que la force nucléaire en temps de paix présente des dangers pour l’environnement. Aussi étonnant que cela puisse paraître, un débat sur l’armement nucléaire a été préconisé il y a deux ans, au motif que la non-transparence pourrait représenter un handicap pour promouvoir la force de frappe en tant qu’ « outil au service de la démocratie ». Ce grand débat, préconisé aussi par des membres de la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée Nationale, a été enterré. Dans le civil, les choses ne se présentent pas mieux. Les CLI existent. La Commission du débat public s’est penchée en 2005 sur la gestion des déchets nucléaires. Mais les limites sont là. Le rapport Roussely n’a pas été rendu public. L’étude sur les voies d’approvisionnement, les oléoducs, les gazoducs, les voies maritimes, menée en 2008 par le secrétariat général à la défense nationale (SGDN) est classifiée ; même le député Jacques Blanc, auteur du rapport sur « la sécurité des approvisionnements stratégiques de la France »[10] n’a pas pu y avoir accès.
Bref on a un peu l’impression que les chemins des nucléaires sont brouillés, alimentés de débats squeezés. Peut-on renverser la vapeur ou se dire de façon résignée que ceci est normal. Normal ? Oui, dans un pays où les bureaux de poste ne délivrent plus de timbre, où le service public Météo France renvoie ses usagers à l’IRSN pour connaître l’info des nuages depuis Fukushima ; où le Parlement est boycotté en cas d’intervention militaire à l’étranger…
Poursuivre le débat
Sachant que la conversion d’un secteur de l’économie nucléarisée ne sera pas un long fleuve tranquille, pas plus d’ailleurs que la mutation d’une stratégie militaire surdéterminée par la bombe, sachant aussi la volonté affichée ou non de la part des acteurs nucléaires d’empêcher et contrecarrer toute perspective de transformation sociale et pacifique, le débat « Par ici, la sortie ? » mérite d’être poursuivi.
Notes
- Les informations concernant le stockage, la protection et le transport des matières nucléaires sont classées "secret défense", – selon un arrêté du 17 juillet 2003, publié au Journal Officiel du 24 août 2003. [remonter]
- cf. Ben Cramer, Nuclear weapons, at what cost ?, BIP, Genève, 2009. [remonter]
- Article de l’ancien premier ministre d’Ukraine Ioulia Timochenko in Le Figaro, 23-24 avril. [remonter]
- Lors de son audition dans le cadre de la commission parlementaire du 16 Mars, ayant pour sujet la crise nucléaire Japonaise. [remonter]
- cf. Claude Allègre, Faut-il avoir peur du nucléaire ? édition Plon, page 86. [remonter]
- Hyman Rickover, « Je ne crois pas que l’énergie nucléaire est valable si elle crée des radiations. Alors me direz-vous pourquoi ai-je des navires à propulsion nucléaire ? C’est un mal nécessaire. Je les coulerais tous » dans « No Holds Barrel », Final Congressional testimony, 1982. [remonter]
- Les Suisses ont préféré laisser l’option nucléaire ouverte, l’adhésion au TNP en tant qu’État non nucléaire prendra du temps et des controverses [remonter]
- Programme démarré en 1992 et qui devrait s’achever sans renouvellement de prévu en 2013. [remonter]
- Obama a finalement abandonné le projet d’enfouissement des déchets à haute activité sur le site de Yucca Mountain dans le Nevada. [remonter]
- cf. Rapport d’information « la sécurité des approvisionnements stratégiques de la France », commission des affaires étrangères et de la défense no 349. [remonter]



Loin de moi l’idée de nier le grand intérêt de cet article,
mais,en insistant sur la nécessité de parler DES nucléaireS (civil ET militaire)plutôt que DU nucléaire, il semble reposer sur l’a priori que les citoyens qui militent pour
« sortir du nucléaire » ne penseraient qu’au « civil » et seraient indifférents à la problématique du désarmement
atomique.
Il me semble ,au contraire,que c’est bien souvent les mêmes
qui se mobilisent et pour la fin des centrales électro-nucléaires et pour le désarmement, bien conscients des liens intimes (et pas seulement techniques) tissés entre l’un et
l’autre .
Mais c’est vrai qu’il est parfois utile de mettre les points sur les i et de souligner les conjonctions…
Trés bon article : pour moi il est EVIDENT qu’il faut planifier avec sérieux une sortie TOTALE du nucléaire tant civil que militaire.
Cela nécessitera un changement total de paradigme et ne se fera pas en un jour.
Pour y arriver il faudra un retour à une démocratie Réelle : le référendum ( pet être style Internet sécurisé) devrait être utilisé aprés une campagne TV impartiale ( 50% pour les Pro; 50% pour les ANTI). Le citoyen de base doit être informé et non endoctriné.
J’estime que Sortir du nucléaire nécessite de neutraliser les élus POLITIQUES actuels PRO en montrant au grand public leur mensonges permanent et leur indignité et stupidité de base .
Ils ne se préoccupent absolument pas de l’avenir de l’humanité mais seulement de leurs avantages personnels actuels.
En fait agir pour un monde sans nucléaire nous entrainera, j’en suis persuadé vers UN MONDE NOUVEAU
Je vous conseille de consulter le site (vieux de 5 ans mais toujours d’actualité : http://pourlavenir2.monsite.orange.fr
Cordialement à tous
bien reçù ben ! merçi ! cordialement / RA
Grand Merci, pour tout ce travail qui nous sera bien utile pour débatre du nucléaire tant militaire que civil.
REçois BEN CRAMER toutes nos amities A.M.+ L.M.
Pour ma part, je pense que procéder par étapes est nécessaire cad que j’envisage en premier une sortie du nucléaire civil en 10 ou 20 ans (et c’est possible) pour la France car c’est un pays hypernucléarisé par rapport aux autres (le 2eme après les USA).
Une fois cette politique initiée et cela urge car le nombre « d’accidents » dans les centrales augmentent depuis quelques années (centrales vieillissantes type Fessenheim, sous-traitance en hausse…) cela permettra d’envisager la sortie du nucléaire militaire qui est en fin de compte d’une autre dimension, notamment sur le plan géopolitique et de l’imprégnation « gaullienne » de nos dirigeants politiques classiques.
Pour la « Sortie du nucléaire » civile je peux vous annoncer la réunion début juin d’EE Les Verts avec experts et présentation de ce qu’on fait d’autres pays.
Enfin la simple augmentation des cancers que j’ai observé depuis 30 ans en tant que médecin m’a converti de longue date à cette « Sortie du nucléaire ».
Bien cordialement. pHR
Je trouve qu’on ne parle pas assez de la fusion nucléaire comme source d’énergie.
Contrairement à la fission nucléaire elle ne produit rien qui puisse être utilisé par les militaires sauf la bombe H connue et mise au point depuis longtemps, et dans laquelle la réaction de fission sert à initier la réaction de fusion qui sans elle n’aurait pas lieu!!
Le projet scientifique Iter sur les possibilités de la fusion nucléaire, n’est qu’un montage expérimental, certes de taille très importante, mais qui devrait permettre de dire si oui ou non on peut entretenir la réaction de fusion comme source d’énergie continue. Ce montage expérimental n’est pas une centrale nucléaire.
On ne dit pas assez que cette réaction de fusion n’est pas une réaction en chaîne comme celle de la fission, et ne peut donc provoquer d’emballement/explosion. Ne pas maîtriser sa stabilité provoque son arrêt immédiat.
Les déchets radioactifs de cette filière sont ceux de la structure en cas de démontage ils ont une durée de vie de l’ordre du siècle. La contamination par le Béryllium, et le tritium effectivement possible, relève des mêmes difficultés rencontrées dans la chimie des produits toxiques.
Les éléments fondamentaux Lithium Deutérium sont présents en grande quantité sur Terre et pourrait offrir des milliers d’année de fusion.
Toutes ces informations devraient permettre un débat publique sur l’utilisation ou non des résultats fournis par ITER pour lui donner une suite : le prototype DEMO qui lui pourrait peut-être fournir de l’énergie en continu.
Je crains que les drames de Tchernobyl et Fukushima provoquent un blocage irréfléchi sur la poursuite des recherches. Leur poursuite ou non dans un cadre démocratique et publique mérite mieux qu’un refus de revers de main basé sur la peur.
Bien cordialement RB