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	<title>Commentaires sur : Rente carbone contre rente pétrole ?</title>
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	<description>Ecolosphere.net est un lieu d’information, d’analyse et de débats, où sont abordées toutes les thématiques de l’actualité au sens large, mais analysées selon les critères de l’écologie politique, avec une visée prospective.</description>
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		<title>Par : Gilles Couture</title>
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		<dc:creator>Gilles Couture</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 22:24:50 +0000</pubDate>
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		<description>Le texte en plus d&#039;être intéressant est pertinent. L’énergie et les marchés sont au cœur des négociations de la Conférence de Copenhague sur l&#039;après Kyoto. Au Canada, la tarification du carbone soulève des questions sur les coûts comparé aux bénéfices et sur la rente carbone vis-à-vis de la rente pétrolière. Personnellement, je crois que comme pays producteur et exportateur de pétrole, le Canada n&#039;a pas tort d’être contre la rente carbone qui résulte de l’instauration d’un prix du carbone car elle pourrait avoir un effet négatif sur la demande de produits pétroliers. Mieux encore, si l’on met en rapport le poids de la garantie américaine sur la sécurité des approvisionnements énergétiques et la fiscalité sur les produits pétroliers avec la part prépondérante des pays dans le partage de la rente à la production, on peut conclure que le revenu pétrolier est plus que jamais contrôlé par les États. La crise financière de l’automne 2008 apparaît comme la fin de la domination du capitalisme occidental et comme l’entrée dans un capitalisme post-occidental. Les deux paramètres à l’origine du capitalisme post-occidental sont les liens commerciaux et financiers entre les États-Unis et la Chine et les nouvelles relations de la Russie avec des États musulmans comme la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite des alliés traditionnels des États-Unis concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques. Les pays pauvres et émergents, principalement la Chine, sont les grands gagnants au détriment des pays européens et du Canada. La crise financière de l’automne 2008 dépasse la question des prêts hypothécaires américains pour être le résultat des déséquilibres globaux qui avaient jusqu’à la crise financière la forme du déficit extérieur des États-Unis et des excédents extérieurs de la Chine, du Japon, du reste de l’Asie, des exportateurs de pétrole. Un nouveau type de déséquilibres globaux est apparu avec les plans de relance et l’ancrage entre le $US et le yuan chinois mis en place en juin 2008 qui n’opposerait pas les États-Unis au reste du monde mais la Chine et les États-Unis au reste du monde.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le texte en plus d&#8217;être intéressant est pertinent. L’énergie et les marchés sont au cœur des négociations de la Conférence de Copenhague sur l&#8217;après Kyoto. Au Canada, la tarification du carbone soulève des questions sur les coûts comparé aux bénéfices et sur la rente carbone vis-à-vis de la rente pétrolière. Personnellement, je crois que comme pays producteur et exportateur de pétrole, le Canada n&#8217;a pas tort d’être contre la rente carbone qui résulte de l’instauration d’un prix du carbone car elle pourrait avoir un effet négatif sur la demande de produits pétroliers. Mieux encore, si l’on met en rapport le poids de la garantie américaine sur la sécurité des approvisionnements énergétiques et la fiscalité sur les produits pétroliers avec la part prépondérante des pays dans le partage de la rente à la production, on peut conclure que le revenu pétrolier est plus que jamais contrôlé par les États. La crise financière de l’automne 2008 apparaît comme la fin de la domination du capitalisme occidental et comme l’entrée dans un capitalisme post-occidental. Les deux paramètres à l’origine du capitalisme post-occidental sont les liens commerciaux et financiers entre les États-Unis et la Chine et les nouvelles relations de la Russie avec des États musulmans comme la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite des alliés traditionnels des États-Unis concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques. Les pays pauvres et émergents, principalement la Chine, sont les grands gagnants au détriment des pays européens et du Canada. La crise financière de l’automne 2008 dépasse la question des prêts hypothécaires américains pour être le résultat des déséquilibres globaux qui avaient jusqu’à la crise financière la forme du déficit extérieur des États-Unis et des excédents extérieurs de la Chine, du Japon, du reste de l’Asie, des exportateurs de pétrole. Un nouveau type de déséquilibres globaux est apparu avec les plans de relance et l’ancrage entre le $US et le yuan chinois mis en place en juin 2008 qui n’opposerait pas les États-Unis au reste du monde mais la Chine et les États-Unis au reste du monde.</p>
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